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Communiqué du Conseil des Ministres. (APS, 27/12/2018)


ALGER - Le Conseil des Ministres s'est réuni, jeudi à Alger, sous la présidence du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, et a rendu public un communiqué dont voici le texte intégral : "Son Excellence, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, a présidé ce jeudi 27 décembre 2018, correspondant au 19 Rabie Ethani 1440, une réunion du Conseil des Ministres.

Le Conseil des Ministres a entamé ses travaux par l'examen et l'approbation du projet de loi relative aux activités spatiales. Le domaine de l'espace revêt une importance stratégique et l'Algérie est signataire de trois traités internationaux imposant des obligations aux Etats par rapport à l'exploration de ce domaine.

De plus, notre pays est désormais un acteur dans l'espace, avec la création de l'Agence Spatiale Algérienne (ASAL) ainsi que le lancement de trois satellites d'observation et de communications.

C'est donc à ce titre que notre pays entend se doter d'une législation relative aux activités spatiales. Le projet de loi adopté par le Conseil des ministres dispose notamment que les activités spatiales sont du monopole exclusif de l'Etat. Il institue également l'obligation d'immatriculer les objets spatiaux lancés par notre pays.

Le texte édicte aussi la responsabilité de l'Etat en cas de dommage découlant des activités spatiales, ainsi que les mesures à prendre en cas de retombée d'objet spatiaux sur le sol national. Le Conseil des Ministres a poursuivi ses travaux par l'examen et l'adoption d'un projet de loi complétant la loi de 2006 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption.

Ce texte a été élaboré pour mettre la législation en concordance avec la Constitution révisée en 2016, qui a codifié et enrichie les missions de l'Organe national de prévention et de lutte contre la corruption. Dans ce contexte le projet de loi explicite et conforte les missions et attributions de cet Organe.

Le projet de loi prend également en charge les recommandations faites par l'instance spécialisée des Nations unies à la suite de l'évaluation de la politique algérienne de prévention et de lutte contre la corruption, une évaluation qui a été conclue positivement.

A ce titre, le projet de loi énonce notamment: -i- La création d'un pôle pénal financier à compétence nationale, chargé des affaires financières complexes dont celle relative à la corruption. Ce pôle est rattaché au tribunal d'Alger Sidi-M'hamed, -ii- La protection légale des dénonciateurs de faits de corruption y compris au niveau de leur environnement professionnel.

Ce moyen supplémentaire de lutte contre la corruption sera mis en œuvre en même temps que les cadres gestionnaires demeureront protégés par les dispositions du Code de procédure pénal qui subordonne l'ouverture de toute information judiciaire au dépôt d'une plainte par les organes sociaux de l'entreprise ou de l'administration ayant subi le dommage, -iii- La création d'une Agence nationale de gestion des avoirs issus des infractions de corruption.

Ce mécanisme permettra la conservation des avoirs liés aux affaires de corruption qui sont placés sous séquestre judiciaire en attendant le jugement ou qui sont saisis par décision de justice.

Intervenant à l'issue de l'adoption de ce projet de loi, le président Abdelaziz Bouteflika a salué ce renforcement de la législation de prévention et de lutte contre la corruption, un fléau universel qui n'épargne pas notre pays.

Corruption: vers la création d'un pôle pénal financier à compétence nationale

A ce titre, le Chef de l'Etat a noté avec satisfaction que la revue consacrée par les instances compétentes des Nations unies à la politique algérienne de lutte contre la corruption a débouché sur le constat que notre pays se situe parmi les Etats les plus engagés dans ce domaine.

Le Président de la République a conclu ses remarques sur ce dossier "en invitant tous les acteurs de la société à concourir à la politique de prévention de la corruption en rapportant ces faits lorsqu'ils sont établis, de sorte à permettre à la justice d'intervenir avec les moyens efficaces mis à sa disposition pour appliquer la loi qui réprime sévèrement ce fléau".

Le Conseil des Ministres a également examiné et adopté un projet de loi relative aux activités nucléaires civiles.

L'Algérie est, de longue date, l'un des Etats ayant ratifié le Traité sur la Non-prolifération des armes nucléaires. Elle a également adhéré graduellement à l'ensemble des Conventions élaborées par les Nations unies sur le nucléaire.

Adoption d'un projet de loi relative aux activités nucléaires civiles

Le projet de loi relative aux activités nucléaires couronnera donc cette démarche et balisera le terrain pour une meilleure mise en valeur de l'énergie nucléaire dans divers domaines de la recherche scientifique, notamment médicale.

A cette fin, le texte offre un ancrage juridique à plusieurs aspects liés aux activités nucléaires pacifiques, notamment (i) la réglementation des différentes activités liées à l'utilisation des matières nucléaires et des sources de rayonnement ionisants, ainsi qu'à la gestion des déchets radioactifs, (ii) la définition des règles et prescriptions de sureté nucléaire et de radioprotection, (iii) la mise en œuvre des garanties de non prolifération nucléaire en application des obligations découlant de nos obligations internationales en la matière, (iv) la transposition dans la loi nationale des dispositions des traités et conventions pertinents ratifiés par notre pays, (v) et la définition des sanctions pénales applicables aux infractions à la législation sur les activités nucléaires pacifiques.

La mise en œuvre du projet de loi sera assurée par un ensemble d'organes et de conseils, avec au premier chef, une Autorité nationale de sureté et de sécurité nucléaires.

Le Conseil des Ministres a, par la suite, examiné et adopté un projet de loi amendant la législation en vigueur relative à l'activité de médecine vétérinaire et à la protection animale. Cet amendement est destiné à offrir une meilleure assise à l'encadrement de la profession de médecins vétérinaires qui totalise déjà 20.000 intervenants dont 3.000 sont des fonctionnaires exerçant au niveau d'organes publics de contrôle.

A ce titre, le projet de loi énonce l'ancrage légal pour la création d'un Ordre National des vétérinaires, en même temps qu'il définit ses missions, son organisation étant renvoyée au domaine réglementaire.

Adoption d'un projet de loi régissant l'activité de médecine vétérinaire et la protection animale

Dans le même temps, le texte subordonne à l'avenir, la délivrance de l'autorisation administrative d'exercice de la médecine vétérinaire et de la chirurgie des animaux, à une inscription préalable au tableau de l'Ordre National de cette profession. Par ailleurs, le Conseil des ministres a examiné et adopté un projet de loi portant amendement de la Loi fixant les règles générales relatives à l'aviation civile.

Cet amendement instituera une Agence Nationale de l'Aviation Civile. Il s'agit là d'une recommandation de l'Organisation de l'aviation civile internationale qui invite les Etats membres à se doter d'une instance autonome pour la gestion de la sureté et de la sécurité de l'aviation civile.

L'avènement d'une Agence Nationale de l'Aviation Civile permettra aussi à notre pays de renforcer les capacités humaines et les ressources financières qui seront dévolues à la gestion de la sureté et de la sécurité de l'aviation civile, mission actuellement prise en charge par une direction du Ministère chargé des transports.

Enfin, le projet de texte introduit le métier d'évacuation sanitaire dans la nomenclature des activités de l'aviation civile autorisées dans notre pays. Poursuivant ses travaux, le Conseil des Ministres a examiné et adopté une série de décrets présidentiels validant des contrats ou avenants à des contrats relatifs à l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures.

Ces textes concernent une série de gisements en exploration ou en exploitation par la SONATRACH avec ses partenaires étrangers qui sont respectivement, TOTAL, ENI, EQUINOR (ex-STATOIL), et PERTAMINA.

Par ailleurs, le Conseil des Ministres a également validé, conformément à la loi, deux opérations de déclassement de terres agricoles, liées à la réalisation d'un important investissement d'exploitation et de transformation de phosphates à l'Est du pays, dans le cadre d'un partenariat algéro-chinois.

Projet de phosphate de Tébessa : déclassement de terres agricoles

Le premier déclassement concerne 496 hectares de terres agricoles de faible rendement, répartis à travers les wilayas d'El Tarf, Guelma, Souk Ahras et Tébessa, pour le dédoublement et la modernisation sur 394 kilomètres, de la voie ferrée minière, allant du gisement phosphatier dans la wilaya de Tébessa au port de Annaba.

Le second déclassement concerne 4,5 hectares de terres agricoles inexploitées et constituées de maquis, dans la commune de FILFILA (wilaya de Skikda). Cette assiette foncière accueillera une station de dessalement d'eau de mer, d'une capacité de 70.000 mètres cubes jour, destinée notamment à deux unités de production d'engrais dans la zone de HADJR SOUD (wilaya de Skikda).

Le Conseil des Ministres a achevé l'examen de son ordre du jour par l'adoption de décisions individuelles relatives à des emplois supérieurs civils. Enfin, le président Abdelaziz Bouteflika a saisi cette occasion pour adresser au peuple algérien ses meilleurs vœux de santé, de bonheur, de progrès et de sérénité pour l'année 2019".

44e anniversaire de la création de l’Union Nationale des Paysans Algériens (UNPA): Message du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika. (APS, 26/11/2018)


"Monsieur le Secrétaire Général de l’Union Nationale des paysans Algériens (UNPA),

Mesdames et Messieurs, membres de l’UNPA,

A vous tous, agriculteurs et intervenants dans le secteur de l’Agriculture,

C’est pour moi une heureuse opportunité de m'adresser à vous en cette cérémonie à l'occasion du 44e anniversaire de la création de l’Union Nationale des Paysans Algériens (UNPA) et de commencer par vous exprimer, et à travers vous, à l’ensemble des agriculteurs sur le territoire national, mes profonds sentiments d’empathie, de fraternité et de considération.

En cette fin du mois de novembre des Glorieux, je tiens à me recueillir, avec piété et déférence, à la mémoire de nos valeureux Chouhada en remémoration de l’héroïsme des paysans algériens dans nos campagnes, douars et montagnes. Ces vaillants qui ont donné du fil à retordre, au colonisateur inique, par leur attachement à la terre et sa défense jusqu'au sacrifice suprême ainsi que pour le recouvrement de la souveraineté nationale et la contribution à l’édification de l'Algérie moderne, libre et prospère.

Mesdames, Messieurs,

Forts de notre conviction qu'Allah a bénie l'Algérie de beaucoup de richesses et d'atouts agricoles, nous avons adopté, en 2000, le Plan national du développement agricole (PNDA) dont le but était d’encadrer la relance de l’Agriculture, d’encourager les agriculteurs et les éleveurs et d'impliquer l’initiative privée à travers la mise en valeur des terres et l’investissement. Un plan élargi en 2002 à la revitalisation des zones rurales en vue de garantir la sécurité alimentaire à travers la valorisation des ressources disponibles et la consécration des principes de la protection de l’environnement.

Ma rencontre avec les agriculteurs, en février 2009 à Biskra, avait été une station pour rectifier le tir en adoptant des méthodes innovantes à travers, entre autres, un réaménagement des priorités et l'adoption d'une approche plus efficace avec la mobilisation des moyens de sa mise en oeuvre, son suivi et son évaluation.

C'est là même l'essence de la politique du Renouveau agricole et rural, adoptée en vertu de la loi sur l'orientation agricole de 2008, qui a doté le secteur d'une politique aux contours et aux objectifs clairs et précis et d'une feuille de route tendant à faire de l'agriculture un véritable et important levier de développement économique du pays.

Au cours des années suivantes, mon attention s'est focalisée sur la préservation du pouvoir d'achat de nos concitoyens et sur la garantie de revenus pour nos agriculteurs et d'un climat propice à l'activité agricole, outre l'amélioration de l'efficacité de la gestion sur la base d'un cadre législatif et réglementaire adapté aux changements enregistrés.

L'Etat a mobilisé les ressources financières et les moyens de soutien nécessaire et de contrôle efficace, en sus des mesures relatives à l'effacement des dettes principales et l'exonération de nombre de droits et de taxes.

Grâce à la mise en œuvre cette politique, le secteur de l'agriculture a enregistré des progrès remarquables en termes de protection du foncier agricole, de libération de l'initiative privée et d'encouragement de l'investissement et de la recherche de nouveaux marchés extérieurs, en plus de la valorisation du rôle souverain des services de l'Etat dans la régulation et le respect des normes d'hygiène, de sécurité et de qualité.

Ces mesures ont induit l'amélioration des macros indicateurs de l'Agriculture, qui représente désormais 12.3% du produit intérieur brut (PIB), avec un taux de croissance de plus de 3.25% et une production supérieure à 3.216 milliards DA.

L'Agriculture emploie aujourd'hui presque un quart de la main d'œuvre en Algérie sans parler de l'intégration des jeunes diplômés des instituts de formation et la création de micros entreprises dans le cadre du soutien aux exploitations agricoles.

Cette amélioration, combien même importante pour l'économie nationale, demeure insuffisante devant l'émergence d'autres défis face auxquels notre pays doit réagir positivement, spécialement les changements climatiques, les crises alimentaires et financières mondiales et l'instabilité des marchés agricoles mondiaux, marqués par la hausse et la fluctuation des prix. Des défis auxquels s'ajoute la concurrence de plus en plus féroce à laquelle est confrontée notre agriculture.

Mesdames, Messieurs,

L'Etat algérien continuera à soutenir les agriculteurs. Lors des Assises nationales de l'agriculture, en avril 2018, j'ai instruit le Gouvernement de maintenir les mécanismes du soutien et d'accompagnement aux agriculteurs en dépit des contraintes financières que traverse le pays.

Dans le même contexte, je n'ai de cesse d'insister pour que le Gouvernement place, en consécration de l'article 19 de la Constitution, le foncier agricole parmi ses priorités, étant une ligne rouge à ne pas transgresser, et ce à travers notamment la sécurisation de sa possession et la récupération du foncier non exploité de manière rationnelle et à des fins autres qu'économiques.

J'exhorte les différentes instances de l'Etat à accorder un intérêt majeur au rajeunissement du secteur de l'agriculture, au soutien des initiatives de jeunes, à la consolidation des organisations professionnelles, à l'aide de la femme rurale et à une plus grande promotion, modernisation et développement du secteur agricole.

J'appelle le Gouvernement à centrer ses efforts sur les principaux axes du développement agricole, particulièrement le développement de l'irrigation à travers la généralisation de l'utilisation des moyens économes en eau, la sensibilisation des agriculteurs et des éleveurs à l'importance de l'assurance agricole et de la protection sociale, la promotion de l'industrie agroalimentaire, la mécanisation de l'activité agricole et l'encouragement de l'exportation des produits agricoles.

De même que j'appelle les différents établissements et organismes à accorder davantage d'intérêt à la formation dans les domaines de l'agriculture, particulièrement parmi les jeunes et en milieu rural, à se tenir informer des derniers développements technologiques aux plans régional et international, à valoriser les résultats des recherches scientifiques et à veiller au rapprochement des laboratoires et centres de recherches de leur environnement économique et d'investissement.

Mesdames, Messieurs,

Il faut, par ailleurs, saluer le rôle actif de l'UNPA pour la contribution à la promotion du secteur de l'agriculture, à l'essor de l'économie nationale et à l'accompagnement des agriculteurs et des éleveurs en leur garantissant l'écoute et en leur permettant d'exercer leur métier dans la stabilité et la sérénité. Ma confiance est grande que vous continuerez à être présents sur le terrain et à être à la hauteur des aspirations du monde agricole et rural.

La souveraineté nationale dont jouit notre pays aujourd'hui est l'un des fruits des énormes sacrifices consentis par la glorieuse génération de Novembre et par fidélité au serment de nos valeureux Chouhada, nous devons, tous, œuvrer inlassablement à la consécration de cette souveraineté dans le quotidien de nos citoyens, à l'augmentation de notre production agricole et à l'amélioration de sa qualité pour garantir notre sécurité alimentaire. Pour ce faire, je vous exhorte à adhérer à cette démarche et à vous mobiliser pour relever ce défi au service de la patrie.

Avant de conclure, je tiens à vous réitérer ma considération et mon respect, priant le Tout Puissant de vous entourer de sa bienveillance et de vous prêter aide et assistance au sein de l'Algérie de la quiétude, de la prospérité et du progrès".

64e anniversaire du déclenchement de la Révolution: Message du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika à la Nation. (APS, 01/11/2018)


"Au nom d'Allah Clément et Miséricordieux, Que les prières et la paix d'Allah soient sur Son Messager, Mesdames, Messieurs, L'Algérie célébrera, demain, le soixante quatrième anniversaire du déclenchement de la Glorieuse Révolution de Novembre, la célébration la plus significative de notre histoire contemporaine.

En effet, le Glorieux 1er Novembre est le jour où notre peuple a décrété qu'il briserait les chaines du colonialisme inique consentant tant de sacrifices pour le recouvrement de sa liberté spoliée et sa souveraineté nationale confisquée.

Oui, mesdames et messieurs, la Glorieuse Révolution de Novembre a été une épopée pleine de sacrifices consentis par notre peuple tout au long d'une éprouvante guerre, qui a duré huit années, opposant nos populations animées d'une volonté inébranlable et d'une profonde foi en Dieu, d'une part à une puissance militaire appuyée par tous les moyens de l'Alliance atlantique, d'autre part.

Mais, Allah, le Tout-puissant, a voulu que cette guerre non-égale se solde par la victoire de l'Algérie, même si elle nous a coûté un million et demi de Chahid, des millions de blessés, d'invalides, de déplacés, d'orphelins, de veuves, ainsi que des milliers de villages détruits et des centaines de forêts brûlées par les bombardements au napalm, utilisé avec une férocité démesurée, sans oublier la torture dans les formes les plus abjectes qu'a connues l'Humanité, au fil des siècles.

Cette fête nationale est l'occasion de nous recueillir, avec piété et déférence, à la mémoire de tous nos valeureux Chouhada, qui, par devoir suprême, ont sacrifié leurs vies pour la liberté de notre peuple et de notre pays.

De même, que j'adresse, en votre nom tous, mes salutations et mes hommages à mes compagnons d'armes parmi les vaillants moudjahidines et moudjahidates en leur souhaitant bonne santé et bien-être et en m'inclinant à la mémoire de ceux qui ont rejoint leurs dernières demeures.

Mesdames, Messieurs,

La Révolution du 1er Novembre a été le couronnement de la farouche résistance opposée par notre vaillant peuple depuis l'invasion de notre pays par la force coloniale. L'Algérie a fait montre, tout au long d'un siècle et demi, d'une héroïque résistance face à l'arrogance des armées de l'occupant, et notre peuple est demeuré attaché à la défense de sa liberté, des décennies et des décennies, à travers les révolutions et des soulèvements populaires dans toutes les régions du pays.

Parmi ces sursauts populaires, celui du 8 mai 1945, une station phare et douloureuse de notre histoire contemporaine qui a valu à l'Algérie des dizaines de milliers de Chahid. Une station qui a, définitivement, convaincu notre peuple que le colonisateur brutal ne reconnaitra jamais nos droits, ce fut, alors, l'étincelle qui a déclenché notre Révolution sacrée pour la libération.

L'exploit a été tel, que cette Révolution a permis de graver le nom de l'Algérie sur le Registre d'or des Nations et de gagner l'admiration et le respect des peuples du monde entier, encore aujourd'hui.

Cette Glorieuse Révolution a été, une fois notre indépendance recouvrée, l'amorce d'un vaste processus de construction et d'édification.

Mesdames, Messieurs,

Les réalisations de l'Algérie indépendante sont à appréhender par rapport à la situation prévalant le recouvrement de notre liberté, une situation marquée par plus d'un quart de notre peuple déplacé, un cadre administratif quasi inexistant, un analphabétisme généralisé, une pauvreté régnante et des richesses naturelles encore sous l'emprise du colonisateur.

Ce sont là, les conditions par rapport auxquelles doivent être évaluées les réalisations de l'Algérie indépendante en matière de scolarisation de nos enfants, de mise en place d'une base industrielle et de restauration de la souveraineté nationale sur nos richesses, tels que les terres, les hydrocarbures, les mines et bien d'autres.

L'Algérie était perçue, alors, comme un Etat réussissant son décollage économique, un Etat s'illustrant aussi par son rôle pionnier en matière de soutien aux droits des peuples colonisés et persécutés, et à l'avant-garde du combat mené par les peuples du Sud pour l'instauration d'un nouvel ordre économique mondial et la valorisation des richesses naturelles des peuples, notamment hydrocarbures.

Malheureusement, nous devons le rappeler encore une fois, cet élan a été stoppé en raison des fluctuations de cours du pétrole qui ont paralysé notre processus économique, et à cause d'un laxisme politique, l'Algérie a sombré dans la spirale du chaos, du terrorisme et de la destruction, d'où les facteurs de la tragédie nationale, dont a souffert notre peuple pendant presque une décennie.

Mesdames, Messieurs,

Il y a presque 20 ans, vous m'avez honoré de votre confiance, ô combien précieuse, alors que notre pays traversait une conjoncture difficile et que l'environnement international nous avait banni et imposé un embargo non déclaré.

Ensemble, et Fort de notre foi et puisant dans les référents de notre religion et dans les valeurs de la Déclaration de la Glorieuse Révolution de Novembre, nous sommes parvenus, Dieu merci, à redresser la situation et à enclencher une phase de reconstruction, en nous attelons à la concrétisation de tant de vos aspirations légitimes.

Effectivement nous avons concrétisé la paix et la réconciliation nationale permettant à l'Algérie de renouer avec la quiétude et la sécurité, étant des conditions sin qua non pour tout développement, construction ou progrès.

Les institutions et structures de l'Etat ont retrouvé leur activité dans le cadre de la pleine légitimité périodiquement exprimée à travers les urnes. En Outre, nous nous sommes attelés à la réforme de l'appareil judiciaire et législatif pour l'instauration d'Etat de droit. Un processus sanctionné par une profonde révision de notre Constitution, une révision qui a conforté les droits du citoyen et de la femme en particulièrement, et consolidé les composantes de l'identité nationale, notamment le Tamazight, langue commune à tous les Algériens et Algériennes.

Dans ce même sillage, nous avons fortifié les capacités de l'Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l'Armée de libération nationale (ALN) par des moyens humains et matériels, qui en ont fait une armée professionnelle, au sens propre du terme, et un bouclier solide qui préserve la sécurité du pays, des citoyens et la souveraineté territoriale de l'Algérie.

A l'évocation de notre armée, je m'incline, respectueusement et humblement, à la mémoire de nos martyrs, parmi les éléments de l'Armée et des corps de sécurité tombés au champ d'honneur en accomplissant le devoir national. De même que j'adresse mes salutations et mes hommages à l'ensemble des éléments de l'ANP, officiers, sous-officiers, soldats et agents en saluant leur sens de nationalisme élevé, en étant stationnés aux frontières de notre territoire national et en s'acquittant, avec bravoure et persévérance, de leurs missions au service de l'Algérie.

L'Algérie a connu aussi, tout au long de ces deux décennies, un processus de développement intégré qui a touché la totalité du territoire national, un processus qu'aucun oublieux soit-il ne peut nier ou occulter.

En effet, le taux de chômage a reculé de deux tiers et la richesse nationale a presque triplé en même temps. L'Algérie a doublé, durant ces deux décennies, ses capacités en matière d'enseignement et de formation à la faveur de la construction de plus de 1.000 lycées, plus de 2.000 CEM et plus de 30 universités. Des réalisations qui permettent aujourd'hui à plus d'un quart de notre peuple de rejoindre quotidiennement les écoles, les universités et les centres de formation. Dans le domaine du développement humain, ces réalisations ont été consolidées par près de 150 hôpitaux et Centres spécialisés à travers l'ensemble des wilayas.

Dans le domaine de l'habitat, notre pays qui comptait, en 1998, un parc immobilier de 5 millions logements, a réalisé depuis plus de 4 millions d'unités et s'attèle actuellement au parachèvement des travaux de près d'un (1) million de nouveau logements en cours de réalisation.

Dans ce même laps de temps, l'Algérie a clairement concrétisé son attachement à la justice sociale et à la solidarité nationale à travers nombre de mesures et d'acquis, dont il convient de citer l'amélioration des salaires et des retraites, l'institution de nombreuses pensions en faveur des démunies ainsi que d'importants transferts sociaux qui dépassent les 20% du budget de l'Etat annuellement.

Ce processus de construction et d'édification a été confronté, il y'a quatre ans, à une vertigineuse chute des cours du pétrole, cependant et grâce à Dieu, cette crise mondiale n'a pas induit un arrêt de notre processus du développement, ni contraint notre pays à un endettement extérieur ou à une restructuration économique sous le diktat des institutions financières mondiales, comme cela a été le cas pour plusieurs pays exportateurs de pétrole.

Si nous avons pu éviter ces tourments, c'est grâce à la décision que nous avions pris pour le paiement par anticipation de la dette extérieure et la constitution d'une importante épargne interne Ainsi, notre pays a recouru, souverainement et librement, à l'endettement intérieur.

Mesdames, Messieurs,

Ce progrès significatif confirme que l'Algérie a tous les atouts lui permettant d'aller de l'avant, à la condition de demeurer attachée à certaines valeurs, en tête desquelles, nos référents spirituels et les objectifs, tracés par la Déclaration du 1er Novembre pour l'Algérie indépendante, notamment l'édification d'un Etat démocratique et social dans le cadre des préceptes de l'Islam.

Nous devons, dans le cadre de ces mêmes références, faire montre d'un patriotisme élevé et d'une détermination à poursuivre le processus d'édification à l'image de la persévérance de nos aïeuls dans leur combat pour la liberté.

L'Algérie a encore, aujourd'hui, grandement besoin de ces principes et de ces valeurs.

En rappelant tout ce que nous avons réalisé, ensemble, au cours de ces dernières années, nous ne devons pas oublier les défis auxquels nous sommes encore confrontés.

Aujourd'hui, si nous vivons dans un pays où règnent paix et fraternité, il ne faut pas perde de vue que l’Algérie évolue dans un environnement marqué par des crises multiformes dans notre voisinage, notamment le terrorisme, le trafic de drogue et d'armes, le crime organisé et tant d'autres fléaux.

En effet, si les avancées réalisées en matière de développement, sous toutes ses formes, nous donne le motif de nous enorgueillir, nous devons, cependant, déployer davantage d'efforts pour la prise en charge du reste des besoins sociaux de notre population, en constante augmentation d'année en année.

En outre, nous devons relever le défi de l'accélération des réformes économiques et de la diversification du produit national pour mieux se libérer de la dépendance aux hydrocarbures et des fluctuations de leurs cours sur les marchés internationaux. Nous sommes également appelés à fournir davantage d'efforts pour préserver notre identité et notre algérianité dans un monde d'hégémonie culturelle.

Un monde sur lequel notre pays doit s'ouvrir et où notre peuple se doit de demeurer imprégné de ses valeurs et de ses référents.

Mesdames, Messieurs,

Mon souhait est que ce message soit l'occasion de vous enorgueillir de cette Glorieuse Révolution, dont nous célébrerons aujourd'hui le déclenchement, et des toutes les réalisations accomplies par notre peuple à la lumière de l'indépendance et de la souveraineté nationales.

De même que j'espère que ce message soit le leitmotiv de votre résolution, individuellement et collectivement, à continuer à avancer sur la voie de l'édification et à relever les défis pour la construction d'une Algérie forte, l'Algérie pour laquelle nos glorieux chouhadas se sont sacrifiés, l’Algérie où les générations montantes sont en droit de vivre dans la prospérité, la dignité et la gloire.

Gloire à nos martyrs,

Vive l’Algérie".

Journée nationale de la presse : Message du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika. (APS, 22/10/2018)


ALGER - A l'occasion de la célébration de la Journée nationale de la presse, le 22 octobre, le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a adressé dimanche un message, dont voici la traduction APS :

Mesdames, Messieurs, La célébration, cette année, de la Journée nationale de la presse se veut, une fois encore, l'expression de notre considération à la famille de la presse nationale, une halte pour évaluer les réalisations de la corporation et une opportunité pour méditer la situation de notre pays et les défis auxquels il est confronté.

Oui, Mesdames et Messieurs, Femmes et Hommes des médias, vous appartenez à la corporation d'une noble profession, une corporation qui s'est taillée, avec mérite, une place de choix de par le monde.

La presse algérienne a contribué, en effet, à notre lutte de libération et a accompagné, dans l'Algérie indépendante, le processus de construction et d'édification.

De même qu'elle a payé un lourd tribu de martyrs du devoir national face au terrorisme abject.

La célébration de cette journée est également l'occasion de se recueillir à la mémoire des Chouhada de la Glorieuse révolution de Novembre et des martyrs du devoir national parmi les Femmes et Hommes de la presse algérienne.

Mesdames, Messieurs, A la faveur de la paix recouvrée et de la consécration de la Réconciliation nationale, la presse de notre pays a enregistré une avancée notable, au diapason de la reconstruction de l'Algérie dans tous les domaines.

Forte, aujourd'hui, de plus de 150 titres, la presse écrite a connu un essor fulgurant les deux dernières décennies et le secteur de l'audio-visuel s'est consolidé avec la création d'une vingtaine de chaînes privées, sans oublier le développement de la presse électronique.

Ce sont là, des acquis qui sont venus enrichir le système d'information national ainsi que les divers medias publics.

Durant ces deux dernières décennies, l'intérêt particulier qu'accorde l'Etat au développement de l'information et de la communication s'est traduit également par l'ouverture d'un grand nombre d'instituts spécialisés, formant chaque année des centaines d'étudiants ayant choisi cette noble profession.

Le souci de l'Algérie de développer une presse nationale professionnelle et indépendante s'est manifesté aussi à travers les nombreuses réformes introduites dans la Constitution de notre pays.

Des réformes visant à consolider la liberté de presse et le droit des médias à l'accès à l'information en plaçant cette profession sous le couvert de la loi, qui protège toutes les libertés et impose le respect de tous les devoirs.

Mesdames, Messieurs, Même si nous nous félicitons, légitimement, à chaque occasion des progrès de notre pays, nous ne devons pas ignorer, cependant, les insuffisances qu'il connait dans plusieurs domaines, de même que nous ne devons mésestimer les dangers qui le guettent à plusieurs niveaux.

Certes, des insuffisances et des fléaux désolants persistent en termes de bureaucratie, de favoritisme et de corruption.

Néanmoins, la volonté de l'Etat à lutter contre ces fléaux et à remédier à ces lacunes est incontestablement évidente tant au plan juridique que politique.

Cette finalité requiert la conjugaison des efforts de tout un chacun, y compris de la part de la presse et des médias.

Souligner les insuffisances existant à travers notre vaste pays ou les dérives enregistrées ici et là, est une contribution précieuse de nos médias au redressement de la situation et au renforcement de l'Etat de droit.

Partant, je vous exhorte, vous journalistes, de jouer votre rôle dans ce sens et de contribuer à l'orientation de la société vers le droit chemin, en vous assurant de la protection de l’Etat et de la Loi.

Mesdames, Messieurs, J'ai déjà évoqué, dans mon dernier message à l’occasion de la journée nationale du Moudjahid, les défis auxquels est confronté notre pays mais le sujet est tellement important que je me dois de le reprendre.

En effet, si aujourd’hui, et Dieu merci, nous vivons dans la paix et la sécurité, nous évoluons également dans un environnement régional caractérisé par de multiples crises et conflits ainsi que par les fléaux du terrorisme abject, du crime transfrontalier et du trafic d’armes et de drogues.

Des dangers qui menacent notre société et requièrent de notre part vigilance et mobilisation pour préserver l’intégrité de notre peuple et de notre patrie.

Il est vrai que nous avons en l’Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN), un rempart dont nous nous enorgueillissons, une Armée dont je salue les éléments et le Commandement et me recueille à la mémoire de ses vaillantes victimes, une Armée dévouée au service de la patrie et à ses missions constitutionnelles.

Toutefois, l'immunisation de l’Algérie contre les risques externes implique également un front populaire, pétri du sens du patriotisme et du souci de la préservation de l’Algérie contre tout dérapage ou atteinte quelle qu'en soit l'origine.

Nous devons être attachés à notre intégrité territoriale et soucieux de la protection de notre société contre les complots ou les manœuvres politiciennes, malheureusement nombreuses, chaque fois que notre pays a rendez-vous avec une importante échéance politique.

A l'instar de plusieurs pays émergeants, l'Algérie fait face à des défis majeurs dans le domaine économique, essentiellement celui de sortir de la dépendance excessive aux hydrocarbures au vu des fluctuations du marché mondial et des enjeux de la conjoncture économique mondiale vulnérable, auxquels nul n'est à l'abri.

Face à cet état de fait, notre société entière est appelée à davantage d'efforts pour une meilleure rentabilité de l'économie nationale à travers d'inéluctables réformes.

Des réformes qui doivent vaincre les slogans creux mais demeurées attacher à la justice sociale et à la solidarité nationale, en tant que constantes nationales émanant de la Déclaration du 1er novembre 54.

Les Femmes et Hommes de la presse nationale ont, face à ces défis, un rôle prépondérant à jouer au service de la patrie, un rôle que vous assumez, à la différence de vos obédiences et tendances politiques, étant donné que nous connaissons un pluralisme dont nous sommes fiers et auquel nous nous attachons.

Mesdames, Messieurs, La Journée nationale de la presse est célébrée cette année sous le thème "Le vivre ensemble en paix".

Un noble et louable objectif dont l'Algérie a porté l'étendard dans le concert des Nations.

L'Algérie qui a pris conscience, à travers les siècles, que la paix et le vivre ensemble dans la prospérité sont le couronnement d'une lutte, voire même de sacrifices.

Aujourd'hui que nous jouissons de paix et de sécurité, notre patrie attend de nous de la servir avec dévouement et abnégation, d'agir pour la manifestation de la vérité au service du pays et de son peuple et de veiller à la préservation de son intégrité, et à la sensibilisation à l'importance de sa sauvegarde.

Ce sont là des objectifs et des missions tellement honorables, des objectifs et des missions qui sont au cœur même de votre noble profession, vous Hommes et Femmes de la presse algérienne.

Confiant en votre réponse à cet appel au service de la patrie, je vous adresse mes salutations fraternelles et vous souhaite davantage de progrès et de prospérité.


AMBASSADE D'ALGERIE 2017