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64e anniversaire du déclenchement de la Révolution: Message du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika à la Nation. (APS, 01/11/2018)


"Au nom d'Allah Clément et Miséricordieux, Que les prières et la paix d'Allah soient sur Son Messager, Mesdames, Messieurs, L'Algérie célébrera, demain, le soixante quatrième anniversaire du déclenchement de la Glorieuse Révolution de Novembre, la célébration la plus significative de notre histoire contemporaine.

En effet, le Glorieux 1er Novembre est le jour où notre peuple a décrété qu'il briserait les chaines du colonialisme inique consentant tant de sacrifices pour le recouvrement de sa liberté spoliée et sa souveraineté nationale confisquée.

Oui, mesdames et messieurs, la Glorieuse Révolution de Novembre a été une épopée pleine de sacrifices consentis par notre peuple tout au long d'une éprouvante guerre, qui a duré huit années, opposant nos populations animées d'une volonté inébranlable et d'une profonde foi en Dieu, d'une part à une puissance militaire appuyée par tous les moyens de l'Alliance atlantique, d'autre part.

Mais, Allah, le Tout-puissant, a voulu que cette guerre non-égale se solde par la victoire de l'Algérie, même si elle nous a coûté un million et demi de Chahid, des millions de blessés, d'invalides, de déplacés, d'orphelins, de veuves, ainsi que des milliers de villages détruits et des centaines de forêts brûlées par les bombardements au napalm, utilisé avec une férocité démesurée, sans oublier la torture dans les formes les plus abjectes qu'a connues l'Humanité, au fil des siècles.

Cette fête nationale est l'occasion de nous recueillir, avec piété et déférence, à la mémoire de tous nos valeureux Chouhada, qui, par devoir suprême, ont sacrifié leurs vies pour la liberté de notre peuple et de notre pays.

De même, que j'adresse, en votre nom tous, mes salutations et mes hommages à mes compagnons d'armes parmi les vaillants moudjahidines et moudjahidates en leur souhaitant bonne santé et bien-être et en m'inclinant à la mémoire de ceux qui ont rejoint leurs dernières demeures.

Mesdames, Messieurs,

La Révolution du 1er Novembre a été le couronnement de la farouche résistance opposée par notre vaillant peuple depuis l'invasion de notre pays par la force coloniale. L'Algérie a fait montre, tout au long d'un siècle et demi, d'une héroïque résistance face à l'arrogance des armées de l'occupant, et notre peuple est demeuré attaché à la défense de sa liberté, des décennies et des décennies, à travers les révolutions et des soulèvements populaires dans toutes les régions du pays.

Parmi ces sursauts populaires, celui du 8 mai 1945, une station phare et douloureuse de notre histoire contemporaine qui a valu à l'Algérie des dizaines de milliers de Chahid. Une station qui a, définitivement, convaincu notre peuple que le colonisateur brutal ne reconnaitra jamais nos droits, ce fut, alors, l'étincelle qui a déclenché notre Révolution sacrée pour la libération.

L'exploit a été tel, que cette Révolution a permis de graver le nom de l'Algérie sur le Registre d'or des Nations et de gagner l'admiration et le respect des peuples du monde entier, encore aujourd'hui.

Cette Glorieuse Révolution a été, une fois notre indépendance recouvrée, l'amorce d'un vaste processus de construction et d'édification.

Mesdames, Messieurs,

Les réalisations de l'Algérie indépendante sont à appréhender par rapport à la situation prévalant le recouvrement de notre liberté, une situation marquée par plus d'un quart de notre peuple déplacé, un cadre administratif quasi inexistant, un analphabétisme généralisé, une pauvreté régnante et des richesses naturelles encore sous l'emprise du colonisateur.

Ce sont là, les conditions par rapport auxquelles doivent être évaluées les réalisations de l'Algérie indépendante en matière de scolarisation de nos enfants, de mise en place d'une base industrielle et de restauration de la souveraineté nationale sur nos richesses, tels que les terres, les hydrocarbures, les mines et bien d'autres.

L'Algérie était perçue, alors, comme un Etat réussissant son décollage économique, un Etat s'illustrant aussi par son rôle pionnier en matière de soutien aux droits des peuples colonisés et persécutés, et à l'avant-garde du combat mené par les peuples du Sud pour l'instauration d'un nouvel ordre économique mondial et la valorisation des richesses naturelles des peuples, notamment hydrocarbures.

Malheureusement, nous devons le rappeler encore une fois, cet élan a été stoppé en raison des fluctuations de cours du pétrole qui ont paralysé notre processus économique, et à cause d'un laxisme politique, l'Algérie a sombré dans la spirale du chaos, du terrorisme et de la destruction, d'où les facteurs de la tragédie nationale, dont a souffert notre peuple pendant presque une décennie.

Mesdames, Messieurs,

Il y a presque 20 ans, vous m'avez honoré de votre confiance, ô combien précieuse, alors que notre pays traversait une conjoncture difficile et que l'environnement international nous avait banni et imposé un embargo non déclaré.

Ensemble, et Fort de notre foi et puisant dans les référents de notre religion et dans les valeurs de la Déclaration de la Glorieuse Révolution de Novembre, nous sommes parvenus, Dieu merci, à redresser la situation et à enclencher une phase de reconstruction, en nous attelons à la concrétisation de tant de vos aspirations légitimes.

Effectivement nous avons concrétisé la paix et la réconciliation nationale permettant à l'Algérie de renouer avec la quiétude et la sécurité, étant des conditions sin qua non pour tout développement, construction ou progrès.

Les institutions et structures de l'Etat ont retrouvé leur activité dans le cadre de la pleine légitimité périodiquement exprimée à travers les urnes. En Outre, nous nous sommes attelés à la réforme de l'appareil judiciaire et législatif pour l'instauration d'Etat de droit. Un processus sanctionné par une profonde révision de notre Constitution, une révision qui a conforté les droits du citoyen et de la femme en particulièrement, et consolidé les composantes de l'identité nationale, notamment le Tamazight, langue commune à tous les Algériens et Algériennes.

Dans ce même sillage, nous avons fortifié les capacités de l'Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l'Armée de libération nationale (ALN) par des moyens humains et matériels, qui en ont fait une armée professionnelle, au sens propre du terme, et un bouclier solide qui préserve la sécurité du pays, des citoyens et la souveraineté territoriale de l'Algérie.

A l'évocation de notre armée, je m'incline, respectueusement et humblement, à la mémoire de nos martyrs, parmi les éléments de l'Armée et des corps de sécurité tombés au champ d'honneur en accomplissant le devoir national. De même que j'adresse mes salutations et mes hommages à l'ensemble des éléments de l'ANP, officiers, sous-officiers, soldats et agents en saluant leur sens de nationalisme élevé, en étant stationnés aux frontières de notre territoire national et en s'acquittant, avec bravoure et persévérance, de leurs missions au service de l'Algérie.

L'Algérie a connu aussi, tout au long de ces deux décennies, un processus de développement intégré qui a touché la totalité du territoire national, un processus qu'aucun oublieux soit-il ne peut nier ou occulter.

En effet, le taux de chômage a reculé de deux tiers et la richesse nationale a presque triplé en même temps. L'Algérie a doublé, durant ces deux décennies, ses capacités en matière d'enseignement et de formation à la faveur de la construction de plus de 1.000 lycées, plus de 2.000 CEM et plus de 30 universités. Des réalisations qui permettent aujourd'hui à plus d'un quart de notre peuple de rejoindre quotidiennement les écoles, les universités et les centres de formation. Dans le domaine du développement humain, ces réalisations ont été consolidées par près de 150 hôpitaux et Centres spécialisés à travers l'ensemble des wilayas.

Dans le domaine de l'habitat, notre pays qui comptait, en 1998, un parc immobilier de 5 millions logements, a réalisé depuis plus de 4 millions d'unités et s'attèle actuellement au parachèvement des travaux de près d'un (1) million de nouveau logements en cours de réalisation.

Dans ce même laps de temps, l'Algérie a clairement concrétisé son attachement à la justice sociale et à la solidarité nationale à travers nombre de mesures et d'acquis, dont il convient de citer l'amélioration des salaires et des retraites, l'institution de nombreuses pensions en faveur des démunies ainsi que d'importants transferts sociaux qui dépassent les 20% du budget de l'Etat annuellement.

Ce processus de construction et d'édification a été confronté, il y'a quatre ans, à une vertigineuse chute des cours du pétrole, cependant et grâce à Dieu, cette crise mondiale n'a pas induit un arrêt de notre processus du développement, ni contraint notre pays à un endettement extérieur ou à une restructuration économique sous le diktat des institutions financières mondiales, comme cela a été le cas pour plusieurs pays exportateurs de pétrole.

Si nous avons pu éviter ces tourments, c'est grâce à la décision que nous avions pris pour le paiement par anticipation de la dette extérieure et la constitution d'une importante épargne interne Ainsi, notre pays a recouru, souverainement et librement, à l'endettement intérieur.

Mesdames, Messieurs,

Ce progrès significatif confirme que l'Algérie a tous les atouts lui permettant d'aller de l'avant, à la condition de demeurer attachée à certaines valeurs, en tête desquelles, nos référents spirituels et les objectifs, tracés par la Déclaration du 1er Novembre pour l'Algérie indépendante, notamment l'édification d'un Etat démocratique et social dans le cadre des préceptes de l'Islam.

Nous devons, dans le cadre de ces mêmes références, faire montre d'un patriotisme élevé et d'une détermination à poursuivre le processus d'édification à l'image de la persévérance de nos aïeuls dans leur combat pour la liberté.

L'Algérie a encore, aujourd'hui, grandement besoin de ces principes et de ces valeurs.

En rappelant tout ce que nous avons réalisé, ensemble, au cours de ces dernières années, nous ne devons pas oublier les défis auxquels nous sommes encore confrontés.

Aujourd'hui, si nous vivons dans un pays où règnent paix et fraternité, il ne faut pas perde de vue que l’Algérie évolue dans un environnement marqué par des crises multiformes dans notre voisinage, notamment le terrorisme, le trafic de drogue et d'armes, le crime organisé et tant d'autres fléaux.

En effet, si les avancées réalisées en matière de développement, sous toutes ses formes, nous donne le motif de nous enorgueillir, nous devons, cependant, déployer davantage d'efforts pour la prise en charge du reste des besoins sociaux de notre population, en constante augmentation d'année en année.

En outre, nous devons relever le défi de l'accélération des réformes économiques et de la diversification du produit national pour mieux se libérer de la dépendance aux hydrocarbures et des fluctuations de leurs cours sur les marchés internationaux. Nous sommes également appelés à fournir davantage d'efforts pour préserver notre identité et notre algérianité dans un monde d'hégémonie culturelle.

Un monde sur lequel notre pays doit s'ouvrir et où notre peuple se doit de demeurer imprégné de ses valeurs et de ses référents.

Mesdames, Messieurs,

Mon souhait est que ce message soit l'occasion de vous enorgueillir de cette Glorieuse Révolution, dont nous célébrerons aujourd'hui le déclenchement, et des toutes les réalisations accomplies par notre peuple à la lumière de l'indépendance et de la souveraineté nationales.

De même que j'espère que ce message soit le leitmotiv de votre résolution, individuellement et collectivement, à continuer à avancer sur la voie de l'édification et à relever les défis pour la construction d'une Algérie forte, l'Algérie pour laquelle nos glorieux chouhadas se sont sacrifiés, l’Algérie où les générations montantes sont en droit de vivre dans la prospérité, la dignité et la gloire.

Gloire à nos martyrs,

Vive l’Algérie".

Journée nationale de la presse : Message du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika. (APS, 22/10/2018)


ALGER - A l'occasion de la célébration de la Journée nationale de la presse, le 22 octobre, le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a adressé dimanche un message, dont voici la traduction APS :

Mesdames, Messieurs, La célébration, cette année, de la Journée nationale de la presse se veut, une fois encore, l'expression de notre considération à la famille de la presse nationale, une halte pour évaluer les réalisations de la corporation et une opportunité pour méditer la situation de notre pays et les défis auxquels il est confronté.

Oui, Mesdames et Messieurs, Femmes et Hommes des médias, vous appartenez à la corporation d'une noble profession, une corporation qui s'est taillée, avec mérite, une place de choix de par le monde.

La presse algérienne a contribué, en effet, à notre lutte de libération et a accompagné, dans l'Algérie indépendante, le processus de construction et d'édification.

De même qu'elle a payé un lourd tribu de martyrs du devoir national face au terrorisme abject.

La célébration de cette journée est également l'occasion de se recueillir à la mémoire des Chouhada de la Glorieuse révolution de Novembre et des martyrs du devoir national parmi les Femmes et Hommes de la presse algérienne.

Mesdames, Messieurs, A la faveur de la paix recouvrée et de la consécration de la Réconciliation nationale, la presse de notre pays a enregistré une avancée notable, au diapason de la reconstruction de l'Algérie dans tous les domaines.

Forte, aujourd'hui, de plus de 150 titres, la presse écrite a connu un essor fulgurant les deux dernières décennies et le secteur de l'audio-visuel s'est consolidé avec la création d'une vingtaine de chaînes privées, sans oublier le développement de la presse électronique.

Ce sont là, des acquis qui sont venus enrichir le système d'information national ainsi que les divers medias publics.

Durant ces deux dernières décennies, l'intérêt particulier qu'accorde l'Etat au développement de l'information et de la communication s'est traduit également par l'ouverture d'un grand nombre d'instituts spécialisés, formant chaque année des centaines d'étudiants ayant choisi cette noble profession.

Le souci de l'Algérie de développer une presse nationale professionnelle et indépendante s'est manifesté aussi à travers les nombreuses réformes introduites dans la Constitution de notre pays.

Des réformes visant à consolider la liberté de presse et le droit des médias à l'accès à l'information en plaçant cette profession sous le couvert de la loi, qui protège toutes les libertés et impose le respect de tous les devoirs.

Mesdames, Messieurs, Même si nous nous félicitons, légitimement, à chaque occasion des progrès de notre pays, nous ne devons pas ignorer, cependant, les insuffisances qu'il connait dans plusieurs domaines, de même que nous ne devons mésestimer les dangers qui le guettent à plusieurs niveaux.

Certes, des insuffisances et des fléaux désolants persistent en termes de bureaucratie, de favoritisme et de corruption.

Néanmoins, la volonté de l'Etat à lutter contre ces fléaux et à remédier à ces lacunes est incontestablement évidente tant au plan juridique que politique.

Cette finalité requiert la conjugaison des efforts de tout un chacun, y compris de la part de la presse et des médias.

Souligner les insuffisances existant à travers notre vaste pays ou les dérives enregistrées ici et là, est une contribution précieuse de nos médias au redressement de la situation et au renforcement de l'Etat de droit.

Partant, je vous exhorte, vous journalistes, de jouer votre rôle dans ce sens et de contribuer à l'orientation de la société vers le droit chemin, en vous assurant de la protection de l’Etat et de la Loi.

Mesdames, Messieurs, J'ai déjà évoqué, dans mon dernier message à l’occasion de la journée nationale du Moudjahid, les défis auxquels est confronté notre pays mais le sujet est tellement important que je me dois de le reprendre.

En effet, si aujourd’hui, et Dieu merci, nous vivons dans la paix et la sécurité, nous évoluons également dans un environnement régional caractérisé par de multiples crises et conflits ainsi que par les fléaux du terrorisme abject, du crime transfrontalier et du trafic d’armes et de drogues.

Des dangers qui menacent notre société et requièrent de notre part vigilance et mobilisation pour préserver l’intégrité de notre peuple et de notre patrie.

Il est vrai que nous avons en l’Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN), un rempart dont nous nous enorgueillissons, une Armée dont je salue les éléments et le Commandement et me recueille à la mémoire de ses vaillantes victimes, une Armée dévouée au service de la patrie et à ses missions constitutionnelles.

Toutefois, l'immunisation de l’Algérie contre les risques externes implique également un front populaire, pétri du sens du patriotisme et du souci de la préservation de l’Algérie contre tout dérapage ou atteinte quelle qu'en soit l'origine.

Nous devons être attachés à notre intégrité territoriale et soucieux de la protection de notre société contre les complots ou les manœuvres politiciennes, malheureusement nombreuses, chaque fois que notre pays a rendez-vous avec une importante échéance politique.

A l'instar de plusieurs pays émergeants, l'Algérie fait face à des défis majeurs dans le domaine économique, essentiellement celui de sortir de la dépendance excessive aux hydrocarbures au vu des fluctuations du marché mondial et des enjeux de la conjoncture économique mondiale vulnérable, auxquels nul n'est à l'abri.

Face à cet état de fait, notre société entière est appelée à davantage d'efforts pour une meilleure rentabilité de l'économie nationale à travers d'inéluctables réformes.

Des réformes qui doivent vaincre les slogans creux mais demeurées attacher à la justice sociale et à la solidarité nationale, en tant que constantes nationales émanant de la Déclaration du 1er novembre 54.

Les Femmes et Hommes de la presse nationale ont, face à ces défis, un rôle prépondérant à jouer au service de la patrie, un rôle que vous assumez, à la différence de vos obédiences et tendances politiques, étant donné que nous connaissons un pluralisme dont nous sommes fiers et auquel nous nous attachons.

Mesdames, Messieurs, La Journée nationale de la presse est célébrée cette année sous le thème "Le vivre ensemble en paix".

Un noble et louable objectif dont l'Algérie a porté l'étendard dans le concert des Nations.

L'Algérie qui a pris conscience, à travers les siècles, que la paix et le vivre ensemble dans la prospérité sont le couronnement d'une lutte, voire même de sacrifices.

Aujourd'hui que nous jouissons de paix et de sécurité, notre patrie attend de nous de la servir avec dévouement et abnégation, d'agir pour la manifestation de la vérité au service du pays et de son peuple et de veiller à la préservation de son intégrité, et à la sensibilisation à l'importance de sa sauvegarde.

Ce sont là des objectifs et des missions tellement honorables, des objectifs et des missions qui sont au cœur même de votre noble profession, vous Hommes et Femmes de la presse algérienne.

Confiant en votre réponse à cet appel au service de la patrie, je vous adresse mes salutations fraternelles et vous souhaite davantage de progrès et de prospérité.

Communiqué du Conseil des Ministres (INTEGRAL). (APS, 26/09/2018)


"Son Excellence Monsieur Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, a présidé ce jour, Mercredi 26 Septembre 2018, correspondant au 16 Moharam 1440, une réunion du Conseil des Ministres.

Le Conseil des Ministres a entamé son ordre du jour par l’examen et l’approbation du projet de loi de finances pour 2019, présenté par M. le Ministre des Finances.

Elaboré sur la base d’un cadrage macroéconomique prudent, dont un prix du pétrole à 50 dollars le baril, un taux de croissance de 2,6%, et un taux d’inflation de 4,5%, ce projet de texte prévoit également 6.508 milliards DA de recettes budgétaires (en légère hausse par rapport à 2018) dont 2.714 milliards DA de fiscalité pétrolière.

Les dépenses budgétaires s’élèveront à 8.557 milliards DA, en légère baisse par rapport à l’exercice en cours. Le solde global du Trésor pour l’exercice 2019 affichera un déficit de près de 2.200 milliards DA.

Les dépenses de fonctionnement totaliseront 4.954 milliards DA avec une légère hausse découlant de la situation sécuritaire aux frontières ainsi que du relèvement des transferts sociaux qui atteindront 1.763 milliards DA, soit près de 21% de la totalité du budget de l’Etat.

Les crédits budgétisés pour les transferts sociaux couvriront notamment (i) plus de 445 milliards DA destinés au soutien aux familles, (ii) près de 290 milliards DA destinés aux retraites (auxquels s’ajoutera une dotation d’appui de 500 milliards DA à la Caisse Nationale des Retraites), (iii) près de 336 milliards DA pour la politique publique de santé, (iv) et plus de 350 milliards DA pour la politique publique de l’habitat (auxquels s’ajouteront près de 300 milliards DA mobilisés pour le même secteur par le Fonds National d’Investissement).

Le budget d’équipement s’élèvera à 3.602 milliards DA de crédits de paiements et 2.600 milliards DA d’autorisations de programme destinées à de nouveaux projets ou à des réévaluations.

La légère baisse nominale du budget d’équipement ne correspond pas à un recul de la politique publique d’investissement, mais elle découle notamment d’une baisse de près de 300 milliards DA des crédits consacrés l’année dernière à l’assainissement des créances détenues sur l’Etat.

La consistance du budget d’équipement pour 2019 confirme la poursuite de l’engagement de l’Etat en faveur du développement économique et social avec notamment des dotations de (i) 625 milliards DA pour l’appui au développement humain, (ii) près de 1.000 milliards DA de soutien multiforme au développement économique (iii) et 100 milliards DA de concours au développement local.

Dans son volet législatif, le projet de loi de finances pour l’année prochaine se limite à des mesures d’ordre destinées notamment à améliorer la gestion des finances publiques ainsi que la lutte contre la fraude. On y retrouve aussi des mesures en faveur du développement, telle que la bonification totale des intérêts sur les crédits bancaires destinés à l’AADL pour la construction de 90.000 nouveaux logements. Aucune nouvelle taxe ou augmentation des prestations publiques n’est proposée dans le projet de loi de finances pour 2019.

Le Conseil des Ministres a, par la suite, examiné et approuvé le projet de loi de règlement budgétaire pour l’exercice 2016.

Ce projet a été élaboré conformément aux dispositions de la Constitution pour permettre au Parlement de contrôler l’exécution du budget de l’Etat voté pour l’année 2016. Ce texte sera accompagné d’un rapport de la Cour des comptes au sujet des mêmes dépenses publiques.

Au titre de la reddition des comptes, le projet de loi en question met en évidence que le budget de l’année 2016 a été marqué notamment par 5.026 milliards DA de recettes et 6.543 milliards DA de dépenses ainsi qu’un déficit budgétaire de 1.517 milliards DA.

Malgré la conjoncture financière particulièrement difficile durant laquelle il a été exécuté, le budget public pour 2016 a enregistré la poursuite des efforts de l’Etat pour le développement, comme l’illustre notamment, la réception de (i) plus de 1.200 nouveaux établissements scolaires et 300 cantines et demi-pensions en faveur du secteur de l’éducation nationale, (ii) 43.000 places pédagogiques et 23.000 places d’hébergement nouvelles pour le secteur de l’enseignement supérieur, (iii) ainsi que l’achèvement de 288.000 logements et le lancement de 98.000 autres unités.

A l’issue de l’approbation de ces deux projets de loi par le Conseil des Ministres, le Président de la République a relevé la prudence qui a marqué la préparation du projet de budget pour l’année prochaine, afin de ne pas exposer le pays aux possibles retournements du marché mondial des hydrocarbures. Le Chef de l’Etat a relevé aussi un début de mise en œuvre de ses directives pour une rationalisation de la dépense publique de l’Etat.

Le Président Abdelaziz Bouteflika a également saisi cette occasion pour souligner que l’Etat poursuivra ses efforts de construction nationale dans tous les domaines.

"L’Algérie doit se mobiliser davantage dès à présent pour maintenir et améliorer le niveau de développement humain de la population, surtout que celle-ci connaît une progression de plus d’un million d’habitants par année, et l’Algérie dispose des moyens de réussir ce pari", a déclaré le Président de la République.

"Pour cela, nous devons approfondir les réformes déjà engagées dans tous les secteurs. Ces réformes garantiront une justice sociale toujours intense mais aussi plus transparente, plus efficace et plus équitable. Elles devront garantir aussi un service public davantage allégé des lourdeurs bureaucratiques. Elles devront promouvoir enfin, une décentralisation plus effective, permettant d’améliorer l’écoute, le dialogue et les solutions de la part des pouvoirs publics face aux attentes des citoyens", a ordonné le Chef de l’Etat.

"Dans le même temps, la valorisation des richesses nationales, l’offre d’emplois, et la promotion des exportations hors hydrocarbures devront avancer de pair et de manière plus soutenue encore, avec le concours des investisseurs locaux et de nos partenaires étrangers, ce qui interpelle le Gouvernement pour poursuivre et accélérer l’amélioration du climat des affaires dans le pays", a souligné le Président Abdelaziz Bouteflika.

Le Chef de l’Etat a conclu ses remarques en déclarant que "ce sont donc là un ensemble de chantiers majeurs dont ne doivent pas nous distraire les échéances politiques nationales aussi importantes qu’elles soient, des chantiers sur lesquels j’attends des résultats concrets et diligents".

Le Conseil des Ministres a poursuivi ses travaux par l’examen et l’adoption de trois Décrets présidentiels relatifs à des contrats d’exploration et d’exploitation de champs pétroliers.

Le premier décret concerne un contrat signé en Janvier 2018 associant SONATRACH majoritaire, et la société CEPSA dans la prorogation de la production du champ dénommé "Rhourde El Khrouf". Cet investissement mobilisera près de 1,2 milliard USD.

Le second décret concerne un avenant à un contrat associant SONATRACH majoritaire, et ses partenaires "TOTAL" et "REPSOL", pour l’exploration et l’exploitation du périmètre dénommé "Tin Fouyé Tabenkort II", avec un investissement de 320 millions USD.

Enfin, le troisième décret permet la révocation par anticipation du contrat liant la SONATRACH et ses partenaires TOTAL et REPSOL dans l’exploitation d’un précédent périmètre dénommé "Tin Fouyé". Cette révocation permettra la mise en œuvre du contrat relatif au périmètre "Tin Fouyé Tabenkort II".

Saisissant l’examen de ces trois textes, le Président Abdelaziz Bouteflika a interpellé le Gouvernement et notamment les responsables du secteur de l’énergie pour intensifier les efforts d’exploration des capacités du pays en hydrocarbures de sorte à continuer de fournir au pays des ressources financières appréciables pour le financement du développement national.

Le Chef de l’Etat a également demandé une dynamisation accrue du développement des énergies renouvelables dont un important programme a été adopté voilà trois années.

Le Conseil des Ministres a ensuite examiné et approuvé deux décrets relatifs au déclassement de parcelles de terres agricoles, dans les wilayas d’Oran, de Tébessa et de Skikda.

La procédure de déclassement de ces terres a été menée par des équipes multisectorielles locales puis par des commissions nationales qui se sont bien assurées, comme l’a ordonné le Chef de l’Etat, de la qualité agricole marginale de ces terres.

La première parcelle concernée, d’une superficie de 120 hectares, dans la commune de Tafraoui, wilaya d’Oran, est destinée à la réalisation d’une usine de montage de véhicules par la société Peugeot avec deux partenaires locaux majoritaires. Il s’agit d’un investissement de 16,4 milliards DA qui générera un millier d'emplois directs sur le site industriel, et 4.000 emplois indirects dans la région.

Les deux autres parcelles, respectivement de 150 hectares dans la commune de Bekkouche Lakhdar, wilaya de Skikda et de 487 hectares dans la commune de El Aouinet, wilaya de Tébessa, sont destinées à la réalisation de deux importantes usines d’engrais phosphatés.

Ces deux unités feront partie d’un vaste projet industriel et minier qui augmentera la production de phosphate au niveau du gisement de Oued El Hedba dans la wilaya de Tébessa, et développera la transformation de ce minerai en divers engrais dans trois usines qui seront implantées dans les wilayas de Tébessa, Souk Ahras et Skikda.

Tout ce projet intégré sera réalisé en partenariat entre des sociétés algériennes et chinoises. L’investissement atteindra plus de 6 milliards USD. Il créera près de 20.000 emplois directs et indirects au bénéfice de la population des wilayas de Tébessa, Souk Ahras, Skikda et Annaba.

Le Conseil des Ministres a, également, entendu et avalisé une communication de M. le Ministre de l’Intérieur, des Collectivités Locales et de l’Aménagement du Territoire, portant proposition d’amendement du Décret présidentiel relatif aux circonscriptions administratives dans certaines wilayas.

Cette proposition a pour objet de consolider les attributions des Walis Délégués, de sorte à renforcer le rapprochement du service public en direction des citoyens.

Cette mutation ne manquera pas d’avoir des retombées positives sur la gestion et le développement, notamment à travers les wilayas du Sud du pays qui ont été renforcées, en 2014, par la création de circonscriptions administratives dirigées par des Walis Délégués.

Enfin, le Conseil des Ministres a conclu ses travaux par l’examen et l’adoption de décisions individuelles relatives à des emplois supérieurs civils".


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