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Message du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika à l'occasion de la journée nationale du Moudjahid. (APS, 20/08/2018)


" Mesdames, Messieurs, En cette journée historique, l'Algérie commémore la journée du Moudjahid en reconnaissance aux artisans de l'indépendance de notre chère patrie et de l'affranchissement de notre valeureux peuple et en célébration des honorables stations historiques de la glorieuse Révolution de Novembre.

En cette date commémorative, je tiens d'abord à adresser mes salutations fraternelles et profondément respectueuses à l'ensemble de mes compagnons Moudjahidine et Moudjahidate en leur souhaitant bonne santé pour continuer à être témoins de la persévérance de l'Algérie sur la voie de la construction et de l'édification.

Je saisis également cette occasion pour me recueillir à la mémoire des Moudjahidine et Moudjahidate qui nous quittent, malheureusement, les uns après les autres, et ce, après avoir contribué à la libération de l'Algérie et à la reconstruction de son Etat altier.

De même que je tiens à adresser mes salutations fraternelles aux membres de l'Organisation nationale des Moudjahidine, mes compagnons d'armes, en souhaitant à leur auguste organisation davantage de réalisations au service de la mémoire de la glorieuse Révolution de Novembre et de la défense de l'histoire de l'Algérie combattante.

Mesdames, Messieurs, La date du 20 août coïncide également avec l'anniversaire de mémorables évènements historiques, à commencer par l'Intifada de notre vaillant peuple dans le Nord constantinois, qui par les sacrifices qu'il a consentis, a confirmé que la Révolution du 1er Novembre 1954 était véritablement la révolution de tout un peuple, un peuple résolu à libérer sa terre, un peuple dont l'Armée de libération nationale a été le solide bouclier pour briser les chaines du colonialisme.

Oui, mesdames et messieurs, l'Intifada du 20 août 1955 a été une admirable fusion entre nos vaillants Moudjahidine et nos valeureux citoyens, une fusion qui a terrifié l'implacable colonisateur. Ce sursaut a été également une preuve supplémentaire de la détermination de notre peuple à payer le prix fort pour le recouvrement de sa liberté.

Face à ce nouveau sursaut de notre brave peuple et à la bataille courageuse menée par notre Armée de libération nationale le 20 août 1955, le colonisateur s'est livré à une sanglante répression sans précédent, en utilisant toutes sortes d'armes par voie terrestre, aérienne et maritime. Une répression qui a atteint sa plus horrible manifestation avec le massacre dont a été le théâtre le stade de Skikda qui a vu le génocide de plus de 10.000 civils sans défense.

En commémorant cet anniversaire aujourd'hui que l'Algérie est indépendante, le devoir nous impose de nous recueillir avec déférence et respect à la mémoire de ces milliers, voire ces dizaines de milliers d'Algériens et d'Algériennes tombés en martyrs dans le Nord constantinois en priant Le Tout-Puissant de les rétribuer et de les accueillir en son vaste paradis.

Mesdames, Messieurs,

Durant la lutte armée et à un moment crucial de la glorieuse Révolution de Novembre, le Commandement de l'Armée de libération nationale a décidé de la tenue du congrès de la Soummam le 20 août 1956. Un congrès qui a réuni l'élite des dirigeants de notre révolution armée qui ont arrêté une charte traçant la route de notre révolution jusqu'à la victoire et mis en place une solide organisation de notre lutte armée et une structure politique permanente, venue en appui au bouclier politique de la glorieuse Révolution de Novembre, j'entends le Front de libération national.

En effet, l'organisation militaire adoptée par le Congrès de la Soummam a permis de donner un souffle nouveau et fort à l'Armée de libération nationale qui a ainsi renforcé sa présence sur le terrain et resserré l'étau sur l'armée coloniale.

La vaillante Armée de libération nationale, soutenue par le peuple dans son ensemble y compris sa communauté à l'étranger, avait contraint l'odieuse armée coloniale à acheminer plusieurs convois militaires vers notre pays pour maintenir sa présence dans une tentative désespérée fatalement vouée à l'échec.

Ainsi l'indépendance de l'Algérie a été acquise au prix de sacrifices d'un million et demi de Chahid et non sans une destruction barbare dont le point noir a été la sinistre armée sécrète de colons haineux qui ont déversé leur fiel sur les civils sans distinction entre grands et petits, ni hommes et femmes.

Mesdames, Messieurs,

Certes, aujourd'hui nous jouissons des bienfaits de la liberté et de l'indépendance et des fruits du processus de construction et d'édification, engagé par notre vaillant peuple depuis plus de cinq décennies, un processus qui a enregistré un bond qualitatif et quantitatif les deux dernières décennies, et vous en êtes témoins, à travers tout le pays de son extrême sud à sa façade maritime et d'Est en Ouest.

Cependant, la liberté et l'indépendance, la construction et l'édification sont des acquis et des enjeux qui requièrent la mobilisation permanente, l'effort intarissable et même le sacrifice au service de la patrie.

Vous connaissez l'ampleur des défis qui continuent à se poser à nous pour satisfaire tous les besoins sociaux de notre peuple et pour construire une économie forte et moins dépendante aux hydrocarbures.

Vous êtes témoins des conflits qui déstabilisent notre monde contemporain et particulièrement notre nation arabe, et bafouent les droits économiques des peuples.

Oui, le droit à la liberté, à l'indépendance ainsi que le droit des peuples à vivre dans la stabilité et la sérénité sont devenus malheureusement une chose rare dans le monde arabe en raison des conflits et des crises épuisants pour nos potentialités, des conflits qui nous éloignent du devoir sacré qu'est la libération de la Palestine, la première des deux Qiblas et le troisième Lieu saint de l'Islam.

Pour notre chère Algérie, ces crises extérieures qui se jouent à nos frontières sont porteuses de dangers du terrorisme abject et des réseaux du crime organisé, deux fléaux désormais transfrontaliers.

Face à ces défis et à ces dangers, je vous exhorte, enfants de notre chère patrie, à suivre les pas de nos glorieux Moudjahidine et valeureux Chouhada, à vous mobiliser pour la poursuite de l'édification et la mutualisation de toutes les potentialités de notre pays et à renforcer l'édifice d'un front populaire solide afin de garantir la stabilité de l'Algérie et sa résistance face à toutes les manœuvres internes et menaces externes.

Nous avons renoué avec la stabilité, la sécurité et la sérénité au prix de lourds sacrifices durant la tragédie nationale, d'où le devoir de préserver ces acquis qui sont le socle essentiel et indispensable au parachèvement de notre projet socioéconomique.

Par ce front populaire solide, vous devez contrecarrer toutes les manœuvres politiciennes et tentatives de déstabilisation de nos rangs par des interprétations erronées ou en opposition aux préceptes de notre religion. Vous devez également, grâce à ce front populaire solide, faire face à tous les fléaux et en premier lieu la corruption et la drogue qui rongent notre économie et notre société.

Dans le cadre de cette mobilisation nationale, je vous exhorte tous, enfants de notre chère patrie, à prendre exemple sur l'élite de notre société, les éléments l'Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l'Armée de libération nationale, et les éléments des forces de sécurité qui consentent quotidiennement des sacrifices pour la sauvegarde de l'intégrité et la souveraineté de notre territoire national et la préservation de la sûreté et de la sécurité de notre peuple et de ses biens.

A l'occasion de cet anniversaire, je souhaite rendre hommage, en votre nom et en mon nom personnel, aux membres de l'Armée nationale populaire (ANP) et aux forces de sécurité qui continuent à donner leurs vies pour la lutte contre le terrorisme odieux jusqu'à son éradication avec l'aide du Tout puissant, et m'incliner à la mémoire des martyrs du devoir national.

Mesdames, Messieurs,

En vous adressant ce message à la veille de l'Aïd El-Adha, j'aimerais adresser à tous mes chers compatriotes en Algérie et à l'étranger mes vœux les meilleurs et souhaiter également à nos Hadjis un pèlerinage agréé par Allah et qu'ils l'accomplissent dans les meilleures conditions et retrouvent les leurs sains et saufs.

Gloire à nos valeureux martyrs

Vive l'Algérie".

Communiqué du Conseil des Ministres. (APS, 05/06/2018)


Alger-Le Conseil des Ministres s'est réuni mardi à Alger sous la présidence du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, et a rendu public un communiqué dont voici le texte intégral: "Son Excellence le Président Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, a présidé ce jour, mardi 5 juin 2018, correspondant au 20 Ramadhan 1439, une réunion du Conseil des Ministres.

Le Conseil des Ministres a entamé ses travaux par l'examen et l'adoption d'un projet de loi organique fixant les conditions et les modalités de mise en œuvre de l'exception d'inconstitutionnalité, texte présenté par le Ministre de la Justice, garde des Sceaux.

L'exception d'inconstitutionnalité est une avancée juridique récente introduite par l'article 188 de la Constitution. Le projet de loi organique vient en codifier la mise en œuvre.

Ainsi, le Conseil constitutionnel peut être saisi d'une requête en exception d'inconstitutionnalité, sur renvoi de la Cour suprême ou du Conseil d'Etat, lorsque l'une des parties à un procès, soutient devant une juridiction que la disposition législative dont dépend l'issue du litige porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution.

Le recours en exception d'inconstitutionnalité au niveau d'une juridiction est suspensif, sauf lorsqu'il est question de statuer sur une cessation de détention ou en cas d'urgence. Lorsque le Conseil Constitutionnel fait droit à un recours en exception d'inconstitutionnalité, la disposition législative qui a fait l'objet de ce recours devient caduque.

Intervenant à la suite de l'adoption de ce projet de Loi, le Président de la République a salué ce nouveau progrès dans la réforme de la justice et la modernisation du droit, réforme qui a déjà produit de nombreux effets au profit des justiciables, et qui place notre pays parmi les Etats les mieux avancés dans ce domaine. Dans le même temps, le chef de l'Etat a appelé à la poursuite et à l'approfondissement de cette réforme, car la mise à jour de nos lois et la modernisation de notre système judiciaire constituent un processus permanent pour accompagner la réforme de toute la gouvernance dans le pays.

Le Conseil des Ministres a poursuivi ses travaux par l'examen et l'adoption du projet de loi organique relatif à l'Académie algérienne de la langue amazighe présenté par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

L'article 4 de la Constitution a notamment créé l'Académie algérienne de la langue amazighe, placée auprès du Président de la République, et le projet de loi organique définit les missions, la composition, l'organisation et le fonctionnement de ladite instance.

L'Académie est chargée notamment de recueillir le corpus national de la langue amazighe dans toutes ses variétés linguistiques, d'établir la normalisation de la langue amazighe à tous les niveaux de description et d'analyse linguistique, et d'élaborer un dictionnaire référentiel de la langue amazighe.

La composition de l'Académie est fixée à 50 membres au plus, choisis parmi les experts et compétences avérés dans les domaines des sciences du langage et en rapport avec la langue amazighe et les sciences connexes. L'Académie disposera d'un Conseil, d'un Président, d'un Bureau et de Commissions spécialisées.

Se félicitant de la présentation de ce projet de loi dans les délais impartis, le Président Abdelaziz Bouteflika a déclaré que l'adoption de ce texte par le Parlement couronnera le processus de réappropriation de Tamazight par toute l'Algérie comme l'un des facteurs de consolidation de l'unité de son peuple.

"Langue nationale et officielle, Tamazight, que l'Etat £uvrera à promouvoir comme en dispose la Constitution, a désormais besoin de l'apport des compétences nationales dans ce domaine, pour développer, au sein de l'Académie, les instruments et les règles à même d'accroître l'usage et le rayonnement de cette langue, partie indissociable de notre identité nationale", a ajouté le président de la République.

Le Conseil des Ministres a également examiné et adopté un projet de loi de finances complémentaire pour l'année 2018, présenté par le Ministre des Finances.

Dans sa partie budgétaire, le projet de loi se limite à l'ajout d'un montant de 500 milliards DA en autorisations de programme, sans inscription de crédits de paiements supplémentaires.

Cette nouvelle dotation permettra de relancer une série de projets, notamment sociaux, gelés ces dernières années du fait de la tension financière sur le budget de l'Etat. Elle permettra également d'engager de nouvelles réalisations d'infrastructures qui seront financées en concours temporaires par le Fonds national d'investissement. Il s'agira notamment de voies ferrées et de rocades à réaliser ou à moderniser au profit du nouveau port centre, et de l'augmentation de l'exploitation des mines de phosphates ainsi que de la modernisation du port de Annaba en liaison avec ce même objectif.

Dans son volet législatif, le projet de loi de finances complémentaire propose notamment l'instauration d'un droit additionnel provisoire de sauvegarde en matière de commerce extérieur.

Lors de l'examen de ce projet de loi, et en matière de relèvement de droits à acquitter sur certains documents administratifs, le Président de la République a décidé le retrait de toute augmentation de droits proposée pour les documents administratifs.

Commentant ensuite ce même projet de loi après son adoption, le Président de la République a souligné que si le Gouvernement doit maintenir une gestion prudente des ressources financières du pays, cela ne doit pas empêcher la relance des projets sociaux gelés ces dernières années ainsi que la consolidation du réseau des infrastructures de base, surtout lorsque celles-ci sont liées à des projets économiques, dont la rentabilité est établie.

Par ailleurs, le Président Abdelaziz Bouteflika a appelé les opérateurs économiques à tirer profit de la démarche de sauvegarde temporaire que le pays a mis en place en matière de commerce extérieur, pour accroître leurs investissements et augmenter la production de biens et de services afin de satisfaire la demande locale et de diversifier les exportations du pays.

Par ailleurs, le Conseil des Ministres a examiné et adopté trois décrets présidentiels portant approbation d'un contrat et de deux avenants à des contrats relatifs à l'exploration et l'exploitation d'hydrocarbures, à savoir: Un contrat pour l'exploitation des hydrocarbures sur le périmètre dénommé "Timimoun, Blocs 325a et 329", conclu entre l'Agence ALNAFT d'une part, et d'autre part, le consortium composé de SONATRACH, TOTAL Algérie et CEPSA Algérie.

Un avenant au contrat liant SONATRACH et la société espagnole CEPSA pour la recherche et l'exploitation du périmètre "RHOUDE YACOUB, bloc 406a", en vue de proroger d'un maximum de 36 mois l'exploitation dudit périmètre.

Un avenant au contrat conclu entre ALNAFT d'une part, et d'autre part SONATRACH et ses partenaires "Dragon Oil" et "Enel". Cet avenant porte sur un transfert total à titre gracieux par "Enel" à "Dragon Oil" de ses droits sur le périmètre "Tinhert Nord blocs 235B, 244b, 223b", Sonatrach gardant toujours une majorité de 51%.

Le Conseil des Ministres a, par la suite, entendu une communication de M. le ministre des Travaux publics et des Transports portant sur la réévaluation d'opérations d'équipement.

Ces opérations, qui sont à un stade très avancé de réalisation, portent respectivement sur le dédoublement et la rectification de la voie ferrée entre El Khemis et El Affroun ainsi qu'entre Oued Sly et Yellel, le contournement routier de la ville de Cherchell, la valorisation du port de Djendjen, la réalisation d'un nouveau module à l'aéroport d'Oran Essenia, ainsi que le Tramway de Ouargla.

Le Conseil des Ministres a également entendu et débattu une communication de M. le Ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire sur les dispositions prises à l'occasion du mois de Ramadhan 1439.

Ainsi, au titre des opérations de solidarité nationale, 8,4 milliards DA ont été mobilisés notamment par les communes et les wilayas, pour assurer la distribution de près de 2 millions de couffins, ainsi que la distribution de près de six millions de repas chauds au niveau de 1.300 restaurants.

Concernant les conditions de vie de la population, la mobilisation de plus de 30 milliards DA supplémentaires au profit du secteur, permettra de garantir la disponibilité continue de l'eau portable dans tout le pays, y compris les communes qui enregistrent un déficit et qui sont au nombre de 600. Quant à l'approvisionnement continu en électricité, il sera assuré aussi grâce à la mise en service de nouvelles capacités de production. De leur côté, les services de la Poste ont, en collaboration avec la Banque d'Algérie, pris leurs dispositions pour assurer la disponibilité des liquidités au niveau des bureaux de Poste.

L'approvisionnement du marché en produits alimentaires a été préparé en relation d'abord avec la saison des récoltes des maraichages, ainsi que des stocks de céréales et de poudre de lait détenus par les Offices publics concernés, alors que la disponibilité des viandes est confortée par des importations.

Enfin, les services du Commerce ont, en collaboration avec les autorités locales, organisé de nombreux marchés de proximité, qui ont entamé leur intervention avant le début du mois sacré, alors que les contrôles des prix et de la qualité ont été renforcés.

Intervenant à l'issue du débat sur ce dossier, M. le Président de la République a chargé les secteurs concernés de veiller à la concrétisation de toutes ces mesures durant le mois de Ramadhan et au-delà.

Par ailleurs, le Chef de l'Etat a instruit le Gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que cesse le recours à la distribution du couffin de Ramadhan, et que cette action de solidarité de l'Etat soit réalisée dès l'année prochaine à travers des allocations financières décaissées par chèque ou par monétique".

Le Conseil des Ministres a conclu ses travaux par l'examen et l'adoption de décisions individuelles de nominations et de fin de fonctions à des postes supérieurs de l'Etat.

Message du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika à l’occasion du 62e anniversaire de la Journée nationale de l'étudiant (19 mai 1956). (EL MOUDJAHID, 19/05/2018)


Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a adressé, samedi à l’occasion du 62e anniversaire de la Journée nationale de l'étudiant, (19 mai 1956), un message, dont voici la traduction du texte intégral :

«Mesdames, Messieurs,

C’est avec une immense fierté que nous célébrons aujourd’hui la journée nationale de l’Etudiant que l’Algérie a érigé en tradition pour commémorer une autre glorieuse page de notre lutte pour l’affranchissement du joug colonialiste.

Cette date est pour la nation algérienne l’occasion de témoigner toute sa reconnaissance et sa gratitude à ces étudiants et lycéens qui mus par un nationalisme plus fort que leur soif de savoir, ont fait prévaloir la dignité et la liberté de l’Algérie, en décidant le 19 mai 1956, de quitter les bancs de l’université et du lycée pour rejoindre, en moudjahidine, les rangs de la Révolution, à travers les quatre coins du pays, pour la libération de la patrie de l’oppression coloniale.

Ils ont abandonné les classes et les plumes pour les maquis et les armes en réponse à l’appel du devoir national, résolus et déterminés, à mettre fin à l’ère de l’oppression, de l’injustice, des tortures et de l’exploitation auxquels a été soumis leur peuple. Leur sursaut a été un tournant décisif dans le processus de la Révolution grâce à leur apport en connaissances et compétences scientifiques, leur lutte et leur bravoure au champ d’honneur et leurs performances aux plans diplomatique, politique, médiatique et culturel.

Ce soulèvement révolutionnaire des étudiants algériens, avec autant de détermination et de ténacité et sans se soucier de ses conséquences sur leurs intérêts personnels, est l’illustration éloquente du degré de leur nationalisme, maturité politique et profonde conviction des valeurs d’honneur et de grandeur. Avec ferveur, ils ont rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN) et intégré la lutte armée dans les villes et les campagnes, sacrifiant leurs études, leurs ambitions et aspirations personnelles car profondément convaincus qu’une vie de dignité et de fierté était incompatible avec la soumission et l’asservissement et que le sentiment d’appartenance à la patrie passait par l’accomplissement du devoir pour le recouvrement de sa liberté et de sa souveraineté, quel qu’en soit le sacrifice.

Nous nous inclinons, aujourd’hui, avec respect et révérence à la mémoire de ces enfants de l’Algérie, étudiants ou lycéens, tombés en martyrs au champ d’honneur ou sous la torture d’un colonialisme brutal pour que vive l’Algérie et pour que son peuple profite de la liberté et de l’indépendance.

Mesdames, Messieurs,

La célébration, le 19 mai de chaque année, de la journée nationale de l’Etudiant, nous l’avons voulue une commémoration de la mémoire de tous ces valeureux jeunes et une source de fierté et d’inspiration pour les générations, présente et future, contribuant àl’approfondissement de l’amour de la patrie et de l’attachement à son unité et sa souveraineté.

Les étudiants d’aujourd’hui savent, tout autant que ceux d’hier, comment puiser de ces valeurs, auxquelles leurs prédécesseurs ont cru, pour concrétiser les espoirs fondés sur eux et bâtir un présent et un avenir de prospérité et de stabilité. Ils savent que la préservation de l’Algérie est un devoir pour tout un chacun et que la seule voie d’y parvenir est l’acquisition du savoir et l’abnégation et le dévouement dans sa matérialisation sur le terrain pour lui permettre de bénéficier, elle aussi, des sciences et des connaissances modernes et d’occuper la place qui lui sied dans le concert des Nations.

Et c’est ainsi que sera concrétisé le rêve des chouhada et l’esprit de la Déclaration du 1er Novembre 1954.

Mesdames, Messieurs,

En cette date historique, l’Algérie se doit de méditer son parcours dans le domaine de la diffusion des sciences et du savoir depuis le recouvrement de la souveraineté nationale. Avec à peine 500 étudiants en 1962, notre pays compte, aujourd’hui, près de deux millions d’étudiants et d’étudiantes à travers des universités, des centres universitaires et des écoles supérieures dans toutes les wilayas. Et alors que le nombre des enseignants universitaires ne dépassait pas les dix au lendemain de l’indépendance, l’Algérie recense, à présent, quelque 100.000 enseignants et assistants encadrant nos structures universitaires dans toutes leurs configurations.

Parallèlement, l’Algérie veille à assurer des œuvres universitaires à la majorité de ses étudiants et étudiantes et à mobiliser des milliards de dinars annuellement pour le financement de la recherche scientifique au niveau universitaire.

A travers cette évaluation succincte, nous tenons à saluer les générations de diplômés de l’université algérienne, tout au long des décennies, pour leur contribution qualitative à l’édification de l’économie nationale et à l’encadrement de l’Etat algérien contemporain et leur apport dans l’édification d’une Armée nationale populaire, moderne dans ses méthodes et capacités et fidèle à l’esprit et à la lettre de l’Armée de libération nationale (ALN).

En effet, si l’Algérie a connu un saut qualitatif dans sa construction et son développement grâce aux bras de tous ses enfants, nous devons reconnaître également le rôle prépondérant de l’élite intellectuelle, promue de l’université algérienne.

Mesdames, Messieurs,

Comme toutes les haltes historiques exigent de méditer l’exemple des prédécesseurs et d’en tirer des messages à l’adresse des générations futures, je voudrai à l’occasion de la journée nationale de l’étudiant, adresser quelques uns aux étudiants de notre pays.

Le premier est celui de saisir l’opportunité que leur offre leur pays d’acquérir le savoir en veillant à ne perdre aucun moment de leur parcours estudiantin au service de l’avenir de leur pays.

L’école et l’université ne sont ni un terrain de conflits, ni un espace d’intérêts, d’idéologies ou de compétition politique. Tout un chacun doit respecter le campus universitaire d’autant qu’il s’agit de l’avenir de nos générations futures. Nos étudiants et étudiantes parmi les différentes couches de notre peuple doivent rendre, aujourd’hui, grâce à Dieu pour ce que l’Algérie a pu leur assurer dans un contexte difficile et contribuer, par leur abnégation, à préparer de meilleures conditions aux promotions suivantes dans une Algérie qui réalise davantage de progrès. C’est là, le propre de la succession des générations au service de la patrie, partant des générations de la libération à celles de l’édification.

Mon deuxième message à nos enfants, étudiants et étudiantes, est un appel à la sacralisation du travail en vue de répondre aux besoins de notre pays dans tous les domaines et garantir son développement continu.

De nombreux domaines économiques, tel que l’agriculture et l’industrie par exemple, sont en quête de compétences et de connaissances alors que nous enregistrons, avec regret, l’existence du chômage dans les rangs de nos diplômés universitaires. Mettons, donc, à profit tout le potentiel de notre système de formation pour offrir à ces diplômés universitaires des opportunités du recyclage, à l’instar des autres pays du monde.

Mon troisième et dernier message, je l’adresse à ceux qui sont en charge de notre système universitaire.

Autant nous sommes en droit de nous enorgueillir du niveau atteint par l’université algérienne en termes de progrès qualitatif et de contribution efficiente de ses diplômés au développement du pays, autant nous devons veiller à mettre notre université au diapason de l’évolution accélérée des sciences dans le monde d’aujourd’hui. Nous disposons de suffisamment de structures et d’encadrement pour nous fixer comme objectifs légitimes, l’intégration davantage de technologies, la promotion des branches des sciences exactes, l’ouverture sur les langues étrangères et la coopération avec les autres universités du monde pour garantir à l’université algérienne une place dans ce nouveau siècle.

Certes, des voix pessimistes et subversives s’élèvent, de temps à autre, pour dénigrer injustement l’université algérienne et ses résultats humains, mais la meilleure réponse à leur apporter est la place qu’occupent les nombreux diplômés de nos universités, qui ont fait le choix de l’émigration, dans les pays occidentaux

Mesdames, Messieurs,

Ma conviction est que la génération d’aujourd’hui est le prolongement naturel des générations d’hier et que ceux qui se sont sacrifiés pour l’indépendance, la liberté et gloire de l’Algérie, en abandonnant les bancs des études, se comptent aujourd’hui par milliers dans l’Algérie indépendante.

Cette conviction est confortée par la preuve palpable qu’a fournie la jeunesse algérienne, y compris des étudiants universitaires, durant la tragédie nationale à travers de lourds sacrifices pour que l’Algérie demeure debout, indépendante et unie de nouveau grâce à la Réconciliation nationale.

Je saisis cette occasion pour exhorter nos étudiants et étudiantes à s’inspirer de ces glorieux aïeux et héros pour se mobiliser, à leur tour, afin d’acquérir le savoir et contribuer à l’édification continue de l’Algérie de la fierté et de la dignité".

Journée Internationale du vivre ensemble en paix: Message du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika. (APS, 16/05/2018)


Chères citoyennes, Chers citoyens,

Aujourd'hui l'Algérie, à l'unisson avec le reste du monde, célèbre, pour la première fois, la "Journée Internationale du vivre ensemble en paix". Dans notre pays, cette célébration prend une dimension toute particulière pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, c'est parce que l’Assemblée Générale des Nations Unies a proclamé le 8 décembre dernier cette journée du vivre ensemble en paix, grâce à l’initiative de l’Association Internationale Soufie Alawiyya, l’ONG présidée par Cheikh Khaled Ben Tounès, avec le soutien de son pays l’Algérie.

Cette proclamation traduit la reconnaissance, par la communauté internationale, des efforts consentis patiemment et avec succès par notre pays en faveur de la promotion de la culture de la paix, du dialogue, du respect mutuel et de la tolérance entre ses propres citoyens.

En second lieu, cette initiative est portée par des valeurs morales, culturelles, sociales et humaines auxquelles notre peuple modéré est foncièrement attaché. Elle exprime tout autant le fort engagement de notre peuple pour que ces valeurs universelles prennent la place qui doit être la leur dans les relations entre les Nations et les peuples du monde entier.

En troisième lieu, cette proclamation représente un engagement de notre pays ainsi que la volonté de la communauté internationale à œuvrer davantage à la promotion de la culture de la paix et du dialogue tant au sein des sociétés qu'entre les Nations, ceci à un moment où les lignes de rupture et les facteurs de division se multiplient.

Face aux théoriciens de la confrontation civilisationnelle, face aux partisans des logiques de l'exclusion, face aux promoteurs de l'extrémisme et des violences multiformes qui en découlent, dont le repli sur soi, le rejet et l'infériorisation de l'autre, la discrimination sous toutes ses formes, et malheureusement la phobie du musulman en particulier, notre pays a constamment prôné la promotion du dialogue, de l'entente et de la coopération entre les religions et les cultures, puisant pour cela ses références dans les enseignements de notre sainte religion l’Islam, la religion qui prône la paix et la coexistence ainsi que le montrent des siècles d’histoire de l’humanité, à travers les continents.

C'est partant de ces nobles valeurs de l’Islam, religion du peuple et de l’Etat en Algérie, que notre valeureux peuple a su surmonter sa tragédie nationale marquée par un terrorisme barbare et abject que notre pays a affronté seul et isolé grâce à la détermination souveraine de son peuple à travers son choix de la paix et de la concorde civile. Ce choix généreux a trouvé sa source dans les valeurs de l’Islam qui appelle les hommes à se réconcilier, à unir leurs énergies et à conjuguer leurs efforts et leurs espoirs autour de la réalisation du seul objectif qui vaille la peine, celui du renforcement de l'unité nationale, de la consolidation de la cohésion de notre peuple, de la protection de notre souveraineté nationale et de la construction, ensemble dans une démarche solidaire, d'une Algérie moderne à laquelle chacune et chacun d'entre nous est fier d'appartenir.

Chères citoyennes, Chers citoyens,

C'est à ce chapitre qu'il convient d'inscrire la définition constitutionnelle, avec clarté et précision, des composantes de l'identité nationale que sont l'Islam, l'Arabité et l'Amazighité et la nécessité de les soustraire aux exploitations politiques et politiciennes, la promotion de politiques économiques, sociales et culturelles mues par l'exigence d'inclusivité et de justice sociale, ainsi que des stratégies de développement du territoire guidées par une répartition équitable des chances, de la richesse nationale et de la prospérité ainsi générée.

C'est cette voie même qui constitue notre choix et qui fait que nous avons inscrit la dynamique de promotion de notre jeune démocratie en ce qu'elle contribue à ancrer dans les esprits et dans les comportements des hommes comme des institutions les valeurs intrinsèques du vivre ensemble, par le renforcement de l'Etat de droit, le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

C'est à ce chapitre que s’inscrivent aussi les importantes avancées enregistrées par notre pays dans la promotion des droits et du statut de la femme au sein de notre société et du rôle déterminant qui reste le sien autant dans la protection de la cohésion sociale et nationale, que dans la transmission des valeurs fondatrices qui soudent la Nation algérienne depuis des millénaires.

C'est à ce chapitre, enfin, qu'il faut inscrire la profonde réforme du système éducatif national, dont le rôle dans la formation du citoyen enraciné dans l’histoire millénaire de son pays, ancré dans les valeurs authentiques de son peuple, du citoyen attaché au travail et au sacrifice pour préserver l’indépendance de son pays et construire son avenir prospère. L'école algérienne est aujourd'hui appelée à essaimer davantage les valeurs du vivre ensemble en paix parmi les millions d'élèves.

Chères citoyennes, Chers citoyens,

Au plan international, partant de ce même socle, et fort de la justesse de ses convictions, notre pays a joint ses efforts à ceux d'autres pays pour que prévale entre les peuples la culture de la paix, de la solidarité, de la tolérance et du dialogue.

C'est dans cet esprit que notre pays a été parmi les tout premiers à militer pour le renforcement du dialogue des civilisations, des cultures et des religions et en faveur de la promotion de la culture de la paix, participant ainsi activement à amener la communauté internationale à affronter, de plus en plus, les fauteurs de conflits et de discorde entre les peuples.

Ainsi, l’Algérie n’a cessé, sur le plan international, de promouvoir les principes, les idéaux et les objectifs de la charte onusienne dans les relations internationales, et ce aussi bien dans le règlement des conflits politiques que dans l’instauration de relations économiques plus équilibrées.

A ce propos, notre peuple peut s’enorgueillir de l’appel précurseur de son pays, voilà cinq décennies, pour un dialogue mondial visant à fonder des relations économiques plus équitables et plus intégrées entre les pays développés et les peuples moins nantis lors d’une assemblée générale extraordinaire convoquée par l’ONU.

L'action de l'Algérie en direction de son voisinage immédiat et de l'ensemble de ses partenaires a toujours été guidée par les principes de paix, de coexistence, de coopération et de bon voisinage.

Chères citoyennes, Chers citoyens,

Au moment où le monde entier va célébrer ce 16 Mai 2018, pour la première fois depuis la proclamation de ce jour "Journée Internationale du vivre ensemble en paix", notre pays tire une légitime satisfaction d'avoir initié cette action qui s'inscrit dans la durée et vise à créer pour nos générations futures, et par elles-mêmes dans un avenir proche, un monde meilleur fondé sur la tolérance, le respect mutuel dans la différence, la diversité et la solidarité.

Notre peuple devra persévérer dans la promotion de la culture de la paix et du vivre ensemble en redoublant d’effort et de constance à l’intérieur de notre pays, de manière palpable, à travers la valorisation du civisme, du travail et de l’amour de la patrie.

A travers un comportement digne, nous serons à même de défendre la véritable image de notre religion, l’Islam, et de notre patrie, sur la voie de la construction, de la prospérité et de la fidélité à nos glorieux martyrs.

En conclusion de ce message, je m’adresse aux enfants de notre peuple, où qu’ils se trouvent en Algérie ou à l’étranger, pour leur présenter mes vœux les meilleurs à l’occasion du mois sacré du Ramadan, en priant Le Tout Puissant d’agréer leur jeûne et de leur accorder santé et bien-être ainsi qu’à la nation musulmane tout entière.

Journée mondiale de la liberté de la presse: Message du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika. (APS, 02/05/2018)


"Au nom d'Allah Clément et Miséricordieux,

Que les prières et la paix d'Allah soient sur Son Messager,

Mesdames, Messieurs,

L'Algérie s'est accoutumée à célébrer, avec l'ensemble des pays du monde, cette Journée mondiale de la liberté de la presse dans le recueillement, l'enthousiasme et la fierté.

Des sentiments de recueillement à la mémoire des Chouhada de la Glorieuse révolution de Novembre parmi les hommes de la presse, dont certains tombés en martyrs sous d'abominables tortures du colonialisme, pour crier haut et fort le droit du peuple algérien à la liberté et à l'indépendance.

Nous nous inclinons, également, en cette journée, à la mémoire des martyrs du devoir national parmi la famille de la presse, dans toute sa composante, fauchés par le terrorisme abject durant des années d'épreuves et de tragédie nationale.

Comment ne pas accueillir la Journée mondiale de la Liberté de la presse dans l'enthousiasme alors que l'Algérie a, tout au long des siècles, été un pays de lutte pour la liberté. Un pays dont le peuple vénère sa liberté et ses droits et défend la liberté et les droits de tous les opprimés dans le monde.

Elle accueille cette Journée mondiale de la Liberté de la presse avec la fierté d'être dans le peloton des pays qui respectent les droits de cette noble profession et ne ménagent aucun effort pour sa promotion.

Oui, l'Algérie peut s'enorgueillir de la dépénalisation du délit de presse et elle peut aussi se targuer de ne compter aucun journaliste incarcéré en raison de l'exercice de sa mission d'information.

L'Algérie est également en droit de s'enorgueillir de la constitutionnalisation de la liberté de la presse écrite et audiovisuelle, et même sur les réseaux d'information, loin de toute restriction ou toute forme de censure préalable. Une Constitution qui garantit la diffusion des informations, des idées, des images et des opinions en toute liberté et dans le respect des constantes et valeurs de la nation et des droits de la personne.

Elle peut être fière, en cette Journée mondiale de la presse, de la formation de milliers de ses enfants dans ce noble métier à travers les différents instituts universitaires et de tout l'appui qu'elle apporte à l'extension de la sphère des médias, aussi bien la presse écrite à travers les imprimeries publiques, que télévisuelle par la facilitation de la création des chaines privées que radiophonique à la faveur de plus de 50 stations publiques, nationale et locales.

A cet égard, nous nous félicitons du lancement du satellite de télécommunications, Alcomsat-1, venu couronner toutes ces réalisations et qui permettra, avec l'aide de Dieu, de conférer davantage de modernité et de diffusion en matière d'Information nationale.

Mesdames, Messieurs,

La presse algérienne s'est toujours distinguée par son patriotisme et son militantisme. Elle a commencé avec le Mouvement national revendiquant, pendant des années, le droit légitime de notre peuple à l'indépendance et à la souveraineté.

Ce militantisme s'est poursuivi durant la Glorieuse révolution de Novembre grâce à de vaillants moudjahidine, combattants de la plume à travers le journal "El Moudjahid" et l'agence d'information "Algérie presse service".

Et c'est avec la même ferveur et sens élevé du patriotisme que les médias algériens ont accompagné, après l'indépendance, les chantiers de la construction et de l'édification. Des chantiers qui ont assis l'Etat algérien indépendant, jeté les jalons du développement économique et social à travers tout le territoire national et porté haut et fort la voix de l'Algérie dans les fora internationaux, avec mérite et professionnalisme.

La presse nationale a dû répondre, encore une fois, au devoir de la résistance et du sacrifice tout au long d'une décennie de tragédie, de destruction et de terrorisme sauvage. Une décennie qui a enregistré une centaine de martyrs, parmi les hommes et femmes des média, morts pour leur engagement au côté de notre peuple pour la sauvegarde de l'Algérie.

Mesdames, Messieurs,

Grâce aux sacrifices de notre peuple, et par la bénédiction du Tout-Puissant qui nous a guidé sur le chemin de la Concorde et de la Réconciliation nationale, l'Algérie a renoué, depuis deux décennies, avec la paix et la stabilité et repris la reconstruction et la concrétisation des aspirations de notre valeureux peuple dans les domaines économique, social, culturel et politique.

Dans ce climat, la presse algérienne a connu un essor avec la parution de plus de cent titres de presse écrite, plus de dix chaines de télévision en plus de la numérisation de l'audiovisuel et nous demeurons déterminés à aller de l'avant dans tous ces domaines.

Par ailleurs, la presse nationale a accompagné le retour de la vie politique après une restriction imposée par la terreur et l'assassinat durant la tragédie nationale.

La pluralité et la dynamique des partis politiques, le renouement du pays avec les échéances électorales régulières et le retour au débat politique, parfois houleux, constituent un processus politique que la presse, dans toute sa composante, a accompagné et donné ainsi à la vie démocratique davantage de rayonnement.

Dans ce domaine, nous avons veillé à travers le dernier amendement constitutionnel à ouvrir davantage le champ devant les média nationaux en vue de consolider son rôle actif dans tous les aspects de la vie nationale.

Oui, l'Algérie mise sur ses média face aux multiples défis auxquels elle est confrontée au plan interne et à d'autres qui la menacent au plan extérieur, à l'instar de plusieurs pays dans le monde. En évoquant tous ces défis, je voudrais souligner, à l'adresse de la famille de la presse nationale, quelques domaines où elle est appelée à avoir un rôle noble et une contribution pertinente et efficace.

Mesdames, Messieurs,

L'Algérie est en droit d'attendre de sa presse nationale de contribuer en force à la vulgarisation de sa véritable image hors de nos frontières.

Le monde d'aujourd'hui, dont les grands sont avides de domination, n'accepte pas facilement les Etats et les peuples attachés à leur liberté et à leur indépendance de décision. Ils sont alors exposés à des campagnes de diffamation, voire à des tentatives de déstabilisation par la fomentation de dissensions, de crises et de problèmes de manière à leur faire accroire que la seule issue est de solliciter leur protection.

L'Algérie qui se distingue par cette indépendance de décision et de choix a pâti de la calomnie et a été ciblée par une déstabilisation de ses fondements. La menace est aujourd'hui plus grande avec le développement de l'information électronique, qui ne connaît pas de frontières et qui parvient directement à tout un chacun.

Avoir des divergences de vues et d'opinions à l'intérieur de notre pays est quelque chose de normal et de naturel, c'est la base même de la démocratie pluraliste, mais lorsque l'Algérie, notre seule et unique patrie, est en jeu, nous devons nous unir et parler d'une seule et même voix.

Mesdames, Messieurs,

Le deuxième objectif à la concrétisation duquel j'exhorte la presse nationale porte sur le changement des mentalités dans notre société et la réforme substantielle en vue de relever les défis de l'heure à tous les niveaux.

Certes, nous demeurerons constants dans nos principes nationaux de justice sociale, dans le souci de garantir l'équilibre régional en matière de développement et dans l'attachement à toutes les composantes de notre identité nationale. Cependant, notre société doit progresser davantage vers la sacralisation du travail, la performance économique, la réhabilitation du civisme et la vulgarisation des valeurs de la modération et du juste-milieu.

Des objectifs dont la concrétisation passe par l'explicatif, le débat et l'argumentaire, autant d'entreprises qui requièrent, de la presse écrite, audiovisuelle et électronique un rôle plus efficient.

Mesdames, Messieurs,

Si la presse nationale est tenue d'assumer un rôle important dans la promotion de l'image de l'Algérie et dans l'accompagnement de la société sur la voie du changement et de la réforme, ses hommes et ses femmes sont appelés, en outre, à jouer un rôle de contrôle et de gardien vigilant pour relever toutes les insuffisances affectant nos affaires publiques et parfois notre quotidien, un rôle qui encourage les réformes, contribue à rectifier la situation et exiger même des comptes, le cas échéant.

En effet, le poids et la multiplicité des tâches relevant des différents démembrements de l'Etat peuvent conduire fatalement à quelques erreurs ou connaitre des insuffisances. Toutefois, porter de telles réalités à l'opinion publique par la presse nationale, surtout lorsque l'honnêteté et la probité sont observées, est en soi une part importante du travail à faire pour corriger et améliorer les situations.

C'est pourquoi, j'appelle l'ensemble de nos média à prendre en charge cet aspect de leur noble mission.

En somme, j'ai veillé à mettre en avant le rôle central de la presse nationale dans tous les chantiers et face aux défis qui se posent à notre pays.

Notre peuple est en droit de bénéficier de l'apport de la presse nationale à ces chantiers et aux efforts visant à relever ces défis de même que nous sommes, peuple et Etat, en droit de nous enorgueillir du progrès et de la modernisation atteints par notre presse nationale, dans toute sa composante.

Je conclurai en vous réitérant, hommes et femmes des média, mes encouragements et ma considération en vous souhaitant, individuellement et collectivement, succès et réussite".


AMBASSADE D'ALGERIE 2017