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Message du Chef de l'Etat, Monsieur Abdelkader Bensalah à l'occasion du mois sacré de Ramadhan (INTEGRAL). (APS, 05/05/2019)


ALGER - Le Chef de l'état s'adresse au peuple à l'occasion du mois sacré de Ramadhan, dont voici l'intégralité

Chères concitoyennes, chers concitoyens,

Le peuple algérien célèbre, à l’instar de la Oumma islamique, l’avènement du mois sacré de Ramadhan, mois du Coran, du jeûne et des prières, un mois qui constitue une halte spirituelle à laquelle aspirent nos âmes et nos cœurs pour renouveler le serment de la foi et nous réconcilier avec nous-mêmes à travers la récitation et la lecture du Saint Coran, inspirés en cela par les paroles d’Allah : " شهرُ رمضان الذي أنزلَ فيه القرآن هُدى للناسِ وبيِّناتٍ من الهدى والفرقان" C’est assurément, en ce mois de vertu, qui voit les croyants se départir des désirs éphémères pour hisser leurs âmes au rang sublime de la spiritualité, attachés en cela aux valeurs du travail, de la patience et de l’adoration, des valeurs inhérents à notre vaillant peuple imbu de ses nobles principes moraux, qui ne cessent de s’illustrer par de sublimes images de solidarité, d’entraide et de Rahma.

Chères concitoyennes, chers concitoyens,

Ce mois sacré de Ramadhan intervient à un moment où notre pays vit des circonstances particulières, qui ont vu le peuple algérien accéder à la tribune de l’histoire, en reprenant l’initiative et en affichant sa détermination à construire l’avenir meilleur auquel aspire toutes les composantes de notre société. Il s’agit d’une étape qualitativement nouvelle, qui se déroule dans le calme et de façon pacifique, une étape durant laquelle notre peuple a fait montre d’un haut niveau de conscience et de maturité, manifestant ses revendications et ambitions légitimes à travers un comportement civilisé, qui a forcé l’admiration du monde entier.

Notre vaillant peuple a pris collectivement la parole pour dire, haut et fort, son aspiration au changement, reflétant une nouvelle réalité de la pratique démocratique dans notre pays et ouvrant, dans le même temps, des perspectives prometteuses pour la réalisation d’un sursaut qualitatif vers la démocratie, le développement et la prospérité. La voix du peuple a été entendue. Elle a trouvé en l’État réactivité positive, promptitude et compréhension à l’égard des revendications, aspirations et attentes de notre population. Le processus de changement connaît, au quotidien, des avancées incontestables. Les objectifs de ce processus font l’objet d’un très large consensus au sein de toutes les sphères de la société et des Institutions. Ces dernières sont particulièrement attentives à ce mouvement et œuvrent à accompagner notre peuple dans cette phase cruciale de son évolution.

Au cœur des revendications populaires, la lutte contre la corruption et la dilapidation des deniers publics, a ainsi connu une accélération qui laisse entrevoir une prise en main déterminée par la Justice des dossiers qui ont défrayé la chronique, mais aussi et surtout une action méthodique, inscrite dans la durée et induisant un impact salutaire sur l’économie nationale, débarrassée de l’impact néfaste des pratiques qui ont profondément gangréné son fonctionnement.

Il va sans dire, cependant, que l’intérêt suprême du pays, impose la préservation de l’État, le respect des Institutions, ainsi que la sauvegarde de la sécurité et de la stabilité du pays et ce quelles que soient les circonstances. Cette responsabilité incombe, en premier chef aux Institutions de l’État, mais elle est aussi la responsabilité de tous. Car les menaces auxquelles fait face notre pays, ne sont pas une vue de l’esprit. Elles sont multiformes, d’origine exogène mais avec des relais internes, elles sont pernicieuses et de plus en plus sophistiquées. L’affaiblissement et la déstabilisation de l’Algérie constitue, pour certaines parties, une option stratégique. Nier cette réalité ou tenter d’en minimiser la dangerosité, serait au mieux faire preuve de naïveté et au pire de complicité.

C’est pourquoi, notre peuple est appelé aujourd’hui à faire preuve de la plus grande vigilance et ses enfants loyaux sont tenus d'être conscients des dangers et de demeurer, plus que jamais, sur leur garde, pour faire barrage aux intentions malveillantes et aux agissements hostiles de ces parties, qui cherchent à semer les graines de la discorde et à porter atteinte aux institutions de l'État et à la crédibilité des efforts qu’elles déploient pour parvenir à une sortie de crise par le dialogue et la concertation, seule voie garantissant une sortie de crise pacifique. Un dialogue intelligent, constructif, de bonne foi, reste en effet, l'unique moyen pour construire un consensus fécond, le plus large possible, de nature à permettre la réunion des conditions appropriées pour l'organisation, dans les délais convenus, de l’élection présidentielle, seule à même de permettre au pays de sortir définitivement et durablement de l’instabilité politique et institutionnelle.

Un Président de la République issu d’une élection incontestable, aura, en effet, toute la légitimité nécessaire et toutes les prérogatives requises pour concrétiser l’aspiration profonde au changement et satisfaire l’ensemble des revendications populaires légitimes. Faire prévaloir cette démarche rationnelle et de bon sens, c’est faire prévaloir l’intérêt supérieur de la Nation, qui est le dénominateur commun entre toutes les parties, sur les intérêts personnels et partisans étroits. Il va sans dire que les modalités d’organisation, de contrôle et de supervision de ces élections dans toutes les phases de préparation, déroulement et de dénouement, doivent être au cœur de ce dialogue et faire l’objet d’un large consensus.

L’État est déterminé à donner la parole au peuple pour qu’il choisisse en toute souveraineté, liberté et transparence, celui à qui il souhaite confier le mandat de mettre en place un nouveau système de gouvernance, de même qu’il est déterminé à réaliser la rupture, à procéder au changement graduel voulu par notre peuple, jusqu’à la concrétisation de ses revendications légitimes, assurant ainsi une transmission souple des rênes du pouvoir et de la gestion des affaires publiques. Dans cette optique, je lance un appel à tous les acteurs nationaux, à l’ensemble des composantes de la classe politique, aux mouvances qui structurent la société civile et à tous ceux qui sont considérés comme exprimant les sentiments d’une frange de la société, ou de ses élites, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, notamment les jeunes et les femmes, de se mobiliser pour la réalisation de cet objectif stratégique national, seul à même de mener notre pays vers des lendemains sûrs et prospères pour notre peuple et seul à même de lui permettre de déjouer les dangers et les desseins hostiles visant à le conduire vers le vide constitutionnel et l’absence d’État et à l’entrainer ainsi dans la spirale de l'anarchie et la déstabilisation.

A cet effet, je tiens à saluer les efforts consentis par notre Armée Nationale Populaire vaillante, digne héritière de la glorieuse l’Armée de Libération Nationale, pour préserver la conception constitutionnelle de l’État, assurer sa continuité et garantir la sécurité et la stabilité du pays. Un vibrant hommage à son Commandement pour la lucidité de son engagement aux côtés de notre peuple, dans cette phase cruciale de son histoire et sa détermination à faire face aux agissements hostiles à la patrie, à son intégrité territoriale ainsi qu'aux tentatives visant à porter atteinte à la sécurité nationale du pays et à mettre en danger son unité nationale. Pour ma part, qui fait partie de ceux que la force des évènements a amené à jouer un rôle dans cet épisode de l’histoire glorieuse de notre pays.

Je m’engage, une nouvelle fois, à déployer tous les efforts, en toute conscience et responsabilité, partant de ma profonde conviction que les algériennes et les algériens sont capables de régler leurs problèmes par le dialogue et la concertation et que ce grand peuple, qui a réalisé des miracles par le passé, est capable, aujourd’hui de surmonter ses difficultés et de construire l’avenir meilleur auquel il aspire, qu’il mérite et qui est à sa portée. Notre peuple est aujourd’hui souverain et maître de son destin. Notre contribution est de l’accompagner dans la réalisation de ce à quoi il aspire. C'est-à-dire une ère nouvelle qui lui permette d’améliorer ses conditions et sa place dans le concert des Nations.

Chères citoyennes, chers citoyens,

Tant que nous avançons, au service de notre peuple et de notre Nation, sur une voie qui plaise à notre Sublime Créateur, nous réussirons, avec l’aide de Dieu, à réaliser les aspirations de notre peuple à une vie décente, faite de justice, de fraternité et de coexistence pacifique. Je saisis cette occasion pour implorer Dieu le Tout-Puissant de sauvegarder l’Algérie, de préserver sa sécurité et sa stabilité, de consolider son développement, de bénir ses enfants et de nous guider tous dans cette œuvre inlassable au service de notre chère patrie pour laquelle se sont sacrifiés nos parents et ancêtres. J’ai choisi cette occasion de m’adresser à vous pour appeler les enfants de notre chère patrie à rester attachés aux traditions ramadanesques ancestrales, à promouvoir et mettre en exergue les valeurs d’entraide, de solidarité et de communion, de même que je les appelle à se départir des mauvaises habitudes et comportements négatifs qui s’opposent aux valeurs authentiques de notre peuple, à sa noblesse morale et à ses bienveillantes traditions. Je réitère mes meilleurs vœux à notre peuple à l’occasion de ce mois de pardon, de Rahma et de rétribution et qu’Allah agrée nos actions, notre jeûne et nos prières. Puisse Allah nous guider tous sur la bonne voie".

Allocution du Chef de l’Etat, Monsieur Abdelkader Bensalah. (APS,09/04/2019)


ALGER- Le chef de l’Etat, M. Abdelkader Bensalah, a prononcé, une allocution à l’adresse du peuple algérien, mardi à Alger, dont voici le texte intégral :

Mes Chers compatriotes,
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Le Conseil Constitutionnel s’est réuni de plein droit, le mercredi 03 avril 2019, et a constaté, à l’unanimité, la vacance définitive de la Présidence de la République. Il a communiqué l’acte de déclaration de la vacance définitive au Parlement qui s’est réuni de plein droit, ce jour, Mardi 09 avril 2019.

Conformément aux dispositions de l’article 102 de la Constitution, le Président du Conseil de la Nation assure la charge de Chef de l’Etat pour une durée de quatre-vingt-dix (90) jours au maximum, au cours de laquelle des élections présidentielles seront organisées. C’est là l’engagement que je prends devant vous aujourd’hui.

Dans ce contexte, et en tant que chef de l’Etat, je m’adresse aujourd’hui à l’ensemble des algériennes et des algériens où qu’ils se trouvent, sur notre territoire ou à l’étranger, pour leur affirmer qu’il s’agit là d’une mission constitutionnelle qui ne peut être que ponctuelle, que je me dois d’assumer en conformité avec ce que me dicte mon devoir constitutionnel, avec abnégation, honnêteté et détermination, dans l’intérêt de notre vaillant peuple pour la contribution à la concrétisation de ses aspirations légitimes et entendues.

Au cours des dernières semaines, notre peuple a fait montre de son unité, de sa cohésion et donné la meilleure image de son patriotisme. Elles ont ouvert, pour notre pays, un horizon démocratique nouveau et insufflé à notre projet national qui tire son ancrage des valeurs énoncées dans la proclamation de la glorieuse Révolution de Novembre un souffle de renouveau dont nous devons préserver les acquis et les valoriser.

Au cours des dernières semaines, notre peuple a admirablement exprimé ses aspirations au changement, aux réformes et à la participation effective dans la prise des décisions afférentes à son avenir.

Dans la lancée de cet élan historique, et par devoir patriotique, je tiens à adresser mes salutations à l’ensemble des catégories sociales qui ont participé de manière pacifique, digne et responsable, aux marches successives qui ont animé la scène politique, depuis le 22 février passé.

Cet hommage s’adresse aussi à l’ensemble de notre peuple et de façon particulière à sa jeunesse, masculine et féminine, qui a impressionné le monde et lui a montré le visage réel et prometteur de l’Algérie, un visage plein d’assurance, porteur d’espoir et tendant vers le meilleur.

Durant les semaines précédentes, vous avez été, tout autant que moi, témoins des efforts que n’ont cessé de déployer toutes nos institutions publiques pour assurer normalement la continuité de leurs missions dans le calme, la sérénité, le dévouement et une gestion judicieuse et avisée de la crise politique actuelle de manière à servir les intérêts suprêmes immédiats et futurs du pays.

Au nom de tous mes concitoyens, je remercie particulièrement l’ensemble des forces de sécurité pour leur professionnalisme et leur engagement face aux épreuves souvent difficiles. Je rends également hommage aux forces de notre Armée Nationale Populaire qui n’ont jamais failli à l’accomplissement, combien fondamental, de leur mission constitutionnelle et à la sagesse de son Commandement qui a opté pour le respect de la Constitution en tant qu’unique référence afin de permettre à notre peuple de réaliser ses aspirations et surmonter la crise actuelle.

Mes Chers compatriotes,

Notre vaillant peuple, alors qu’il traverse aujourd’hui un tournant décisif de son histoire, n’oubliera jamais les femmes et les hommes qui ont sacrifié leurs vies pour le recouvrement et la préservation de son indépendance, ni celles et ceux qui se sont battus pour son unité, son identité et son développement.

Les valeurs de gratitude qui animent les enfants de notre peuple, nous commandent d’exprimer nos vifs remerciements et notre reconnaissance à ceux qui ont eu le mérite d’avoir déployé toutes leurs énergies pour permettre aux algériens de se réconcilier entre eux, de vivre ensemble en paix et d’avoir contribué à bâtir un pays moderne, fort et respecté dans le concert des nations.

Mes Chers compatriotes,

Le tournant que va traverser notre pays débutera par une phase décisive qui consistera à remettre, constitutionnellement, les pouvoirs au Président de la République démocratiquement élu, dans un délai qui ne saurait dépasser les quatre-vingt-dix jours à compter de la date de mon entrée en fonction en tant que Chef de l’Etat.

Il est clair que le Chef de l’Etat désigné ne peut être candidat à la présidence de la République. A partir de là, j’affirme devant vous, avec insistance, que mon unique ambition est et demeurera d’accomplir rigoureusement la mission qui m’est assignée. De plus, dans le contexte politique actuel, l’accomplissement de cette mission devra prendre en charge la mise en application des dispositions des articles 7 et 8 de la Constitution, ce à quoi nous sommes tenus de concourir, citoyens, classe politique et institutions de l’Etat, afin de réunir les conditions, toutes les conditions, d’un scrutin présidentiel transparent et régulier, dont nous serons tous les garants, un scrutin qui permettra à notre peuple d’exercer son choix libre et souverain.

C’est en concertation avec la classe politique et civile citoyenne que je me propose, en priorité et en urgence, de créer une institution nationale collégiale, souveraine dans ses décisions, à laquelle sera dévolue la mission de réunir les conditions nécessaires de préparation et d’organisation d’élections nationales honnêtes et transparentes. Le gouvernement et les services administratifs concernés seront chargés de la soutenir et de l’accompagner dans l’accomplissement de ses missions en toute liberté.

C’est une main sincère et loyale que je tends à tout un chacun pour surmonter les divergences et nous investir dans une action collective historique à la hauteur des défis de l’étape, reposant sur les valeurs de solidarité, de cohésion et d’abnégation, dans le but d’atteindre l’objectif suprême, c’est-à-dire poser les fondements de l’Algérie du futur.

Je veillerai, certes, à ce que le cadre juridique y afférent soit élaboré et mis en forme dans le meilleur délai, mais je demanderai à notre classe politique et citoyenne de faire preuve d’innovation, de participation et de confiance pour construire ensemble ce nouvel édifice juridique qui ouvrira la voie à la mise en place d’un tout nouveau système politique répondant aux aspirations de notre peuple.

Mes Chers compatriotes,

L’exercice par le peuple de ses choix, de manière libre et souveraine, permettra l’investiture, dans le délai constitutionnel, d’un nouveau Président de la République. Ce choix sera d’autant plus libre que les conditions de son exercice seront des conditions de calme, de sérénité et de confiance entre nous.

L’important, pour notre peuple, est de choisir la personne et le programme qui répondent le mieux à ses aspirations à un nouveau système politique en mesure de relever les défis majeurs du pays dans une Algérie arrimée à la modernité, à la démocratie, à la justice et au développement.

Mon espoir est l’investiture prochaine d’un Président de la République qui, avec son programme, inaugurera la première étape de la construction de l’Algérie nouvelle.

Mon espoir également est de voir tous nos citoyens contribuer, avec ardeur et abnégation, à cette édification.

Je suis convaincu que l’ensemble des institutions du pays s’engageront pleinement dans le lancement de cet important projet national en l’accompagnant et en y apportant leur concours, au service de notre pays et de notre peuple et dans la pleine fidélité aux valeureux martyrs de la Nation.

Si je m’adresse à vous aujourd’hui, sans appréhension aucune, eu égard au degré de conscience dont ont fait preuve les différentes couches de notre société, c’est parce que je suis convaincu que tous les citoyens jaloux de la grandeur de leur pays et soucieux de son avenir, n’hésiteront aucunement à nous aider à dépasser cette première étape sans retard et en toute responsabilité.

J’attends de tout un chacun, une mobilisation plus grande que celle dont ils ont fait montre jusqu’à présent, pour faire face aux défis multiples et urgents que notre pays doit inéluctablement affronter, notamment ceux liés à notre sécurité nationale et régionale, ainsi que l’enjeu des profondes réformes économiques, financières et institutionnelles, et celui de notre développement social et humain durable.

Que Dieu nous prête assistance pour offrir le meilleur à notre pays.

Gloire à nos martyrs,

Vive l’Algérie.


Présidentielle: Le Chef de l'Etat convoque le corps électoral pour le 4 juillet 2019. (APS,10/04/2019)


ALGER - Le Chef de l'Etat, M. Abdelkader Bensalah, a convoqué le corps électoral pour l'élection présidentielle qui se tiendra le 4 juillet prochain, mettant ainsi en branle le processus qui permettra de combler le vide institutionnel né de la démission du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika.

Le Président Bouteflika avait remis sa démission le 2 avril après plusieurs semaines de manifestations au cours desquelles les citoyens ont exprimé leur ferme opposition à l'option d'un 5ème mandat ou à celle du prolongement du 4ème, qui devrait expirer le 28 avril en cours.

La convocation du corps électoral intervient au lendemain de la réunion des deux chambres du Parlement qui a pris acte de la déclaration de vacance définitive du poste de président de la République, en application des dispositions de l'article 102 de la Constitution, en vertu duquel le président du Conseil de la Nation assume les fonctions de chef de l'Etat pour une durée de 90 jours.

Dans une allocution prononcée mardi, M. Bensalah, qui ne peut selon la Constitution, se porter candidat à l'élection présidentielle, a fait part de son intention de créer "en priorité et en urgence", en concertation avec la classe politique et la société civile, une institution nationale collégiale, "souveraine" dans ses décisions, à laquelle sera dévolue la mission de réunir les conditions d'organisation d'élections nationales "honnêtes et transparentes".

Le Chef de l'Etat a tenu à préciser que le rôle du gouvernement et des services administratifs concernés se limitera à "soutenir et accompagner" cette institution dans l'accomplissement de ses missions "en toute liberté", affirmant tendre une "main sincère et loyale" à tout un chacun pour surmonter les divergences et s'investir dans une action collective dont l'objectif est de "poser les fondements de l'Algérie du futur".

M.Bensalah a appelé la classe politique et les citoyens à participer avec "confiance" pour construire ensemble le nouvel édifice juridique qui ouvrira la voie à la mise en place d’un "tout nouveau système politique répondant aux aspirations de notre peuple".

De son côté, le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah, Vice-Ministre de la Défense Nationale, Chef d'état-major de l'Armée Nationale Populaire (ANP), a assuré ce mercredi à Oran que l'ANP accompagnera la période de transition destinée à la préparation de l'élection présidentielle et veillera à son suivi dans "le strict respect des règles de transparence et d'intégrité et des lois de la République".

Jeter les bases d'un Etat de droit et d'institutions

"La période de transition destinée à la préparation des élections présidentielles, se fera avec l'accompagnement de l'ANP, qui veillera au suivi de cette phase, au regard de la confiance réciproque entre le peuple et son armée, dans un climat de sérénité et dans le strict respect des règles de transparence et d'intégrité et des lois de la République", a souligné Gaïd Salah dans une allocution prononcée au siège du Commandement de la 2ème Région militaire.

Pour lui, cette phase déterminante "requiert de l'ensemble des enfants du peuple algérien fidèle de faire preuve de patience, de conscience et de lucidité afin de réaliser les revendications populaires, guider le pays vers la paix et jeter les bases d'un Etat de droit et d'institutions".

Cependant, les partis de l'opposition ont exprimé leur rejet de l'installation de M. Bensalah en qualité de chef de l'Etat, estimant que cette démarche est "incompatible" avec les revendications du peuple algérien, cette personnalité représentant "un des symboles" du système dont le peuple algérien réclame le départ.

Les Partis de l'opposition ont estimé aussi que l'approche constitutionnelle dans la résolution de la crise mènera à "l'impasse", le problème étant fondamentalement d'ordre politique.

Concernant le processus électoral et sur un plan technique, la déclaration de candidature du postulant à l'élection présidentielle doit être déposée, conformément à l'article 140 de la loi organique portant régime électoral, au plus tard, dans les 45 jours qui suivent la publication du décret présidentiel portant convocation du corps électoral.

Pour que son dossier soit validé par le Conseil constitutionnel, le postulant à la candidature doit présenter soit une liste comprenant 600 signatures individuelles d'élus d'Assemblées populaires locales (APC et APW) ou parlementaires, réparties au moins à travers 25 wilayas, soit une liste comportant 60.000 signatures individuelles, au moins, d'électeurs.

Ces signatures doivent être recueillies à travers, au moins, 25 wilayas avec un nombre minimal de signatures exigées pour chacune des wilayas qui ne saurait être inférieur à 1.500.

Les autres pièces du dossier sont, notamment, un certificat de nationalité algérienne d'origine de l'intéressé, une déclaration sur l'honneur attestant que intéressé possède uniquement la nationalité algérienne d'origine et qu'il n'a jamais possédé une autre nationalité et une déclaration sur l'honneur attestant que l'intéressé est de confession musulmane.

Le prétendant à la candidature doit, également, fournir un certificat de nationalité algérienne d'origine de son conjoint, un certificat médical délivré à l'intéressé par des médecins assermentés, une déclaration sur l'honneur attestant de la résidence exclusive, pendant dix (10) ans, au moins, sans interruption, précédant immédiatement le dépôt de candidature de l'intéressé.

Le dossier comprend, aussi, une déclaration publique sur le patrimoine mobilier et immobilier de l'intéressé à l'intérieur et à l'extérieur du pays, une attestation de participation à la Révolution du 1er novembre 1954 pour les candidats nés avant juillet 1942, une attestation de non implication des parents du candidat né, après le 1er juillet 1942, dans des actes hostiles à la Révolution, ainsi qu'un engagement écrit et signé par le candidat de respecter les principes de la Constitution.


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