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Message du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika à l'occasion du 55ème anniversaire de la fête de l'Indépendance et de la Jeunesse.(APS, 05/07/2017)


"Bismillah Errahmane Errahim,

Mesdames, Messieurs,

C'est avec plaisir que je m'adresse à vous à l'occasion de la 55ème célébration de la Fête nationale de l'Indépendance et de la Jeunesse.

Cette célébration est un moment de recueillement chargé de respect, à la mémoire des glorieux martyrs de la Révolution du 1er Novembre 1954 qui a restauré notre souveraineté nationale. Elle est aussi l'occasion de redire notre reconnaissance à nos vaillants moudjahidine et moudjahidate, pour leur combat et leurs sacrifices qui ont abouti à la libération de la Patrie. Cette célébration est également un moment de communion nationale autour de notre glorieu passé.

Mesdames, Messieurs,

En associant depuis 55 ans, la célébration de la Fête nationale de l'Indépendance à celle de la Jeunesse, l'Algérie a, d'emblée, affirmé la nécessité de consolider la libération par l'édification nationale, assignant notamment cette oeuvre à sa jeunesse porteuse de ses espérances.

Ce choix reflète l'âme d'une vieille Nation qui a su, chaque fois à travers les millénaires, dépasser les tragédies et les vicissitudes de l'Histoire et poursuivre ainsi la réalisation de son destin de dignité et de grandeur.

De fait, le peuple algérien a démontré, à travers les siècles, sa résistance farouche à tout envahisseur qu'il a chaque fois réussi à défaire, à l'image de la colonisation française évacuée à l'issue de 132 années de martyres et de souffrances, mais aussi de résistances et d'une ultime Révolution libératrice saluée à travers le Monde.

A travers l'évocation de notre passé dramatique à la suite de l'invasion française, nous exerçons notre devoir de mémoire envers nos ancêtres dont des millions sont tombés en résistants, des centaines de milliers d'autres ont été emprisonnés ou déportés, alors que des millions d'Algériens ont été dépossédés de leurs terres et de leurs biens. Nous exerçons aussi notre devoir de mémoire envers notre peuple qui a sacrifié un million et demi de ses enfants pour le recouvrement de son indépendance et de sa souveraineté nationale.

De tels rappels ne sont porteurs d'aucune haine, même si notre peuple exige toujours une reconnaissance de ses souffrances de la part du colonisateur d'hier, la France, avec laquelle l'Algérie a engagé la construction d'un partenariat d'exception qui se doit d'être mutuellement bénéfique, un partenariat qui gagnera en sérénité et en élan dans une reconnaissance des vérités de l'Histoire.

La préservation de la mémoire nationale est aussi destinée à nos générations montantes, car elle constituera toujours, pour elles, un ressourcement précieux de leur patriotisme face aux défis et aux épreuves, ainsi qu'un motif de fierté nationale pérenne.

C'est dans cette vision que nous avons sanctuarisé, dans la Constitution, l'Hymne national et l'Emblème national. C'est dans cette même vision que la Constitution fait notamment devoir à l'Etat de garantir le respect des symboles de la Révolution, ainsi que de la mémoire des chouhada et de la dignité des moudjahidine. C'est dans cette même vision également que notre Loi fondamentale confie à l'Etat la responsabilité de veiller à la promotion de l'Histoire et de son enseignement aux jeunes générations.

Mesdames, Messieurs,

Les commémorations nationales sont aussi des occasions propices à l'évaluation du chemin parcouru par le pays, et la Fête nationale de l'Indépendance et de la Jeunesse offre pour cela un moment privilégié. Nos compatriotes témoigneront combien l'Algérie d'aujourd'hui est différente de celle qui a recouvré son indépendance voilà 55 ans, avec ses milliers de villages détruits, ses millions de réfugiés et de déracinés, ses centaines de milliers d'orphelins et de veuves de la guerre, ainsi que ses nombreuses ruines fumantes léguées par la barbarie terroriste de l'Organisation armée secrète.

Ils témoigneront aussi des efforts incommensurables qu'il a fallu à notre jeune Etat indépendant durant ses premières années, pour assurer la scolarisation de ses enfants et la relance d'une économie limitée, et pour alléger les affres du dénuement dont souffraient alors des millions de familles algériennes.

Nos compatriotes se remémorent aussi la belle aventure du développement entamée voilà quatre décennies, marquée notamment par une industrialisation prometteuse, un renouveau de l'agriculture, et une propagation de l'enseignement à tous les niveaux et à travers tout le pays. Cette étape, portée par une fierté nationale, et notamment une fierté de la jeunesse mobilisée, s'est accompagnée et nourrie du recouvrement de la souveraineté nationale sur les richesses naturelles du pays, des terres agricoles aux mines et aux hydrocarbures.

Ce parcours réellement prometteur aurait fait de l'Algérie un pays déjà émergent, s'il n'avait été contrarié par une érosion graduelle de notre souveraineté économique, puis par une Tragédie nationale qui a consumé des dizaines de milliers de victimes et qui était porteuse de graves périls pour la survie de la Patrie.

Avec l'aide de Dieu, notre grand peuple a puisé dans les enseignements de sa Sainte Religion ainsi que dans les ressources de sa glorieuse Histoire, pour se libérer de cette douloureuse et dangereuse épreuve, et s'atteler de nouveau à la reconstruction nationale.

Depuis dix-huit années, j'ai le grand honneur de guider vos pas, fort de votre confiance, et nous avons rebâti ce qui a été détruit et construit davantage encore. Nous avons fait avancer le pays dans tous les domaines.

Ce sont là des œuvres que nous avons réalisées ensemble, mes chers compatriotes, et je me contenterai donc ici d'illustrer mon propos par quelques brefs rappels.

Ces dix-huit dernières années ont vu l'économie connaître une sérieuse progression, illustrée par un produit intérieur brut qui a été multiplié par cinq.

Cette relance économique, appuyée par l'intervention sociale de l'Etat, a permis la création de millions d'emplois de diverses natures, divisant ainsi par trois le fardeau du chômage qui atteignait 30 % au début de ce siècle.

Durant la même période, la population a bénéficié de plus de 3 millions cinq cent mille logements livrés, ce qui a largement satisfait la demande, alors que près d'un million d'autres unités sont en cours de réalisation.

L'université a, quant à elle, fait un véritable bond en avant, étendant son réseau d'infrastructures à toutes les wilayas, avec une population estudiantine qui s'oriente vers les deux millions d'étudiants à très brève échéance.

Ce mouvement accompagne d'ailleurs celui de l'éducation dont les effectifs dépassent déjà les huit millions d'élèves alors que la scolarisation des enfants âgés de six ans approche les 100 %.

En matière sociale, la même période a vu le salaire minimum garanti multiplié par trois, en parallèle avec une appréciable progression du revenu de toutes les catégories professionnelles, alors qu'une puissante politique de justice sociale et de solidarité nationale a contribué à faire reculer fortement le seuil de pauvreté dans le pays.

C'est toute cette dynamique de progrès substantiels et accélérés qui est contrariée depuis trois années, par les effets de la crise économique mondiale et de son impact sur le marché mondial des hydrocarbures. Les revenus extérieurs de l'Etat ont été divisés par près de trois entre 2008 et aujourd'hui, provoquant ainsi une forte pression sur la dépense publique, laquelle demeure le moteur essentiel de l'économie nationale et de la modernisation infrastructurelle du pays.

Dans le même temps, une conjoncture lourde de tensions persiste dans notre sous-région, avec une présence préoccupante de foyers de terrorisme et de réseaux de narcotrafiquants, interpellant notre vigilance permanente pour la préservation de l'intégrité de notre territoire et pour la sécurité de notre peuple.

Ce sont là autant de défis que relève notre pays et qui méritent d'être évoqués en cette journée commémorative.

Mesdames, Messieurs,

Au plan politique, cette année a été marquée par l'élection, il y a peu de temps, d'une nouvelle assemblée populaire nationale qui, avec le nouveau Gouvernement, aura à poursuivre la mise en œuvre des importantes évolutions consignées dans la Constitution révisée, en matière de consolidation de la démocratie pluraliste, de renforcement de l'Etat de droit, et de promotion continue des droits de l'Homme et des libertés dans tous les domaines.

Dans ce contexte, l'année en cours connaîtra aussi la mise en place du Conseil supérieur de la Jeunesse qui permettra aux représentants de nos jeunes générations de cristalliser ensemble leur vision sur les différents chantiers ouverts par le pays. Il en sera de même également avec le Conseil national économique et social rénové qui servira de cadre à un dialogue permanent entre le Gouvernement et ses partenaires économiques et sociaux, au moment où le pays doit relever d'importants défis économiques et financiers.

Mesdames, Messieurs,

Concernant la préservation de l'intégrité de notre territoire et de la sécurité de nos citoyens et de leurs biens, je voudrais, en votre nom à tous, rendre un vibrant hommage mérité à l'Armée Nationale Populaire, digne héritière de l'Armée de Libération Nationale, pour le courage, le professionnalisme, et le sens du sacrifice par lesquels elle a réussi à prendre largement le dessus sur les derniers groupuscules terroristes qui sévissent à travers notre vaste pays, avec le concours des différents services de sécurité.

A cette occasion, je m'incline à la mémoire de nos enfants, chouhada du devoir national, tombés ces derniers mois, dans les rangs de l'Armée Nationale Populaire et des Services de sécurité, au cours du noble combat qu'ils livrent à l'hydre abjecte du terrorisme.

Nous saluons aussi les efforts et l'efficacité de nos Forces armées et de nos services de sécurité largement déployés le long de nos frontières, pour préserver l'intégrité du territoire de toute tentative d'infiltration criminelle, de quelque nature qu'elle soit, une vigilance qui accompagne les efforts de notre diplomatie pour hâter la restauration de la paix, de l'unité et de la réconciliation, au Mali et en Libye, frères et voisins.

Mesdames, Messieurs,

Dans le domaine économique, notre pays est confronté à un sévère recul de ses revenus extérieurs et à une dégradation de sa balance des paiements extérieurs, même s'il garde encore intacte sa souveraineté de décision économique et sociale, grâce aux réserves de change qu'elle a accumulées mais qui s'érodent déjà.

Devant cette situation qui interpelle chacun de nous, et en cette occasion commémorative de nos lourds sacrifices pour le recouvrement de notre indépendance, je renouvelle mon appel à notre vaillant peuple à s'atteler davantage à l'effort, et à mettre en œuvre souverainement, les réformes économiques nécessaires.

L'Algérie ne manque ni de ressources ni d'atouts, loin s'en faut, qu'il s'agisse de l'agriculture, du tourisme, du potentiel industriel ou des ressources énergétiques fossiles et renouvelables. L'Algérie dispose aussi d'une jeunesse instruite et d'un marché national important.

Toutes ces ressources et ces atouts doivent être valorisés davantage grâce à une réhabilitation de la valeur du travail, à l'amélioration de l'environnement de l'activité économique, et à la concrétisation diligente de l'ensemble des réformes nécessaires.

Le Gouvernement est mobilisé autour de ces différentes tâches requises pour accélérer le développement économique national ainsi que la diversification de nos exportations.

Il reste que cet engagement doit être partagé par chacun, dès lors que l'enjeu en est notre avenir national ainsi que le devenir de nos générations montantes.

Mesdames, Messieurs,

L'Algérie a connu il y a 55 ans, l'aboutissement d'une grandiose Révolution ayant permis la restauration de notre souveraineté nationale, une Révolution dont l'impact est encore salué dans de très nombreuses contrées du Monde.

Plus proche de nous, vous avez su, mes chers compatriotes, préserver la Patrie de l'effondrement total, au milieu d'une véritable Tragédie nationale, et vous avez su surmonter cette épreuve grâce à la Réconciliation nationale, que le Monde prend aujourd'hui comme référence, face à la propagation du terrorisme et des drames nombreux qu'il génère.

Ce sont là autant de repères de tout ce que le Peuple algérien est capable de relever comme défis et de réaliser comme miracle chaque fois que l'appel de la Patrie l'interpelle.

C'est de cet appel de la Patrie que je me fais ici le relais, envers chacun de vous, envers notamment notre Jeunesse, pour poursuivre fructueusement et sans à coup, l'œuvre de reconstruction que nous avons entreprise ensemble depuis près de deux décennies.

J'accompagne cet appel de mes vœux personnels, à chacun et à chacune de vous, pour davantage de bonheur et de santé, dans une Algérie toujours plus prospère".

Interview de SEM Naceur BOUCHERIT, Ambassadeur, à l’ occasion du 25éme anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre l’Ouzbékistan et l’Algérie.





Interview de S.E. Monsieur Naceur BOUCHERIT, Ambassadeur Extraordinaire
et Plénipotentiaire de la République Algérienne Démocratique et Populaire
en République d’Ouzbékistan à l’occasion du 25ème anniversaire
de l’établissement des relations diplomatiques
(le 30 juin 2017)

- Monsieur l’Ambassadeur, comme on le sait, l’Algérie a été parmi les premiers pays qui ont reconnu l’indépendance de l’Ouzbékistan. Et dans quelques jours il y aura un quart de siècle du jour d’établissement des relations diplomatiques entre la République d’Ouzbékistan et la République Algérienne Démocratique et Populaire. A cet égard on souhaiterait bien savoir votre avis relatif aux résultats atteints du travail commun lors des 25 ans de la coopération?

Le 30 juin 2017, l’Algérie et l’Ouzbékistan célèbrent le vingt-cinquième anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques. En effet, l'Algérie a été l'un des premiers pays qui ont reconnu l’indépendance de la République de l’Ouzbékistan et a ouvert son ambassade à Tachkent depuis plus de 23 ans. La promptitude de ces actions démontre la volonté de l'Algérie d'établir des ponts d'amitié avec l’Ouzbékistan basés sur le respect réciproque et la coopération à tous les niveaux et dans tous les secteurs sans exclusive et ce, dans le but de servir les intérêts de nos deux peuples amis. Cette volonté commune tire son origine dans le partage, par les deux pays, de la même sphère civilisationelle musulmane et le même héritage culturel et spirituel. Elle découle, aussi, de leur volonté d’assurer leur développement socio-économique.

En 25 années d’action commune, nos deux pays ont, sous l’impulsion clairvoyante de leurs dirigeants respectifs, su jeter des bases solides d’une coopération mutuellement avantageuse aussi bien sur le plan bilatéral que sur le plan multilatéral.

La signature en octobre 2016, à Tachkent, du Mémorandum d’Entente sur les Consultations Politiques entre nos deux Ministères des Affaires Etrangères constitue un nouveau jalon dans nos relations. Aussi, la mise en œuvre de ce Mémorandum d’Entente participera, sans doute, à intensifier davantage les rencontres entre nos responsables et ouvrira des perspectives prometteuses pour élargir cette coopération aux différents domaines économiques. D’ailleurs, les deux pays se sont fixés l’objectif de hisser leurs relations économiques à un niveau supérieur pour leur donner un contenu consistant, intense et durable.

« Dans le même sillage, notre pays suit avec un grand intérêt le programme quinquennal du développement stratégique de l’Ouzbékistan 2017-2021 initié par le Président de la République M. Shavkat Mirziyoev. L’Algérie, Pour sa part, réitère son entière disponibilité à participer activement dans sa mise en œuvre notamment en vue de redynamiser les relations de coopération économique. »

- Bien que la géographie impose ses « caprices » au développement d'une coopération étroite entre les deux pays, on peut observer au cours de ces dernières années une certaine intensification des relations dans divers domaines. Comment pourriez-vous caractériser les perspectives de notre coopération?

Dans le domaine de la coopération économique précisément et en dépit des contraintes liées à l’éloignement géographique et au fait que les deux pays soient sous l‘effet d’un tropisme qui les rend plus tournés vers leurs régions avec lesquelles ils ont des relations traditionnelles d’échanges et de commerce, l’Algérie et l’Ouzbékistan ont des atouts à faire prévaloir au regard de leurs énormes potentialités et de la nature complémentaire de leurs économies.

L’Ouzbékistan pourrait constituer un partenaire de choix en Asie centrale pour l’Algérie qui a capitalisé des avancées notables dans plusieurs secteurs d’activités économiques. Notre pays, pour sa part, pourrait aussi offrir à l’Ouzbékistan un marché vaste de 40 millions d’habitants et constituer, en raison de sa position géographique, une plateforme logistique de première importance pour pénétrer les marchés africains et européens. La finalisation du Mémorandum d’Entente Portant création d’une commission mixte intergouvernementale participera, à notre sens, d’une manière significative au renforcement de nos relations économiques et commerciales.

Dans le domaine culturel et sportif, nos relations sont aussi caractérisées par un niveau d’échange appréciable notamment à travers la participation de nombreux artistes algériens et ouzbèks à de multiples manifestations culturelles organisées dans les deux pays comme Tlemcen Capitale de la Culture Islamique en 2011, Constantine Capitale de la Culture Arabe en 2015 et Festival des Musiques d’Orient « Sharq Taronalari », mais aussi l’organisation en Ouzbékistan de nombreux stages pour des athlètes algériens notamment de Judo et de Boxe.

Sur le plan multilatéral, nos deux pays affirment une identité de vues et d’analyses sur plusieurs questions internationales. Cette convergence de vues est perceptible dans la doctrine même qui forge leurs politiques étrangères respectives basées sur les principes de non-ingérence dans les affaires internes des Etats souverains, de la primauté du droit international et du système des Nations Unies, de la promotion du dialogue et des moyens pacifiques pour la résolution des problèmes internationaux, refus des bases étrangères et de l’envoi des soldats à l’extérieur des frontières.

Cette convergence de vues contribue à la bonne coordination entre nos deux pays au sein des fora internationaux sur les questions d’intérêt commun. C’est ainsi que nos deux Ministères des Affaires Etrangères apportent souvent leurs soutiens réciproques à leurs différentes candidatures au sein des organisations et institutions régionales et internationales.

- L’Algérie et l’Ouzbékistan se soutient mutuellement dans le cadre des organisations internationales et coopèrent avec succès, notamment au sein de l’Organisation de la Coopération Islamique. Les résultats de la 43ème session du Conseil des Ministres des Affaires Etrangères de l’OIC à Tachkent, tenue en octobre 2016, ainsi que les initiatives du Président de l’Ouzbékistan Shavkat MIRZIYOEV relatives à la création du Centre International des recherches Imam Al Boukhari à Samarkand et d’une chaire spéciale de l’OIC auprès de l’Université Islamique de Tachkent sont hautement appréciées et sont commentées jusqu’à présent par la Communauté Internationale comme une contribution importante de l’Ouzbékistan contemporaine à la promotion des valeurs véritables de l’Islam éclairé. Dans cette conception, s’il vous plaît, pourriez-vous nous faire part de votre opinion sur les orientations dans lesquelles le peuple ouzbek et le gouvernement pourrait consolider leurs efforts pour résister à l’extrémisme religieux.

Dans l’élan de la coopération algéro-ouzbèke sur le plan multilatéral, la question de la lutte contre l’extrémisme religieux et son expression la plus violente à savoir le terrorisme constitue une préoccupation majeure et une menace réelle pour la paix et la stabilité dans le monde. Il est heureux de constater que les deux pays partagent la même position relative à la nécessité de renforcer la coopération internationale pour éradiquer toutes les formes de terrorisme à travers l’adoption et la mise en œuvre d’une politique concertée à l’échelle de la communauté internationale.

Dans cette perspective, l’Algérie et à maintes occasions, a fait part de son entière disponibilité à partager son expérience, mondialement reconnue, dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. En effet, la stratégie de l’Algérie pour lutter contre l’extrémisme violent repose sur deux grands axes :

D’une part, le maintien d’un haut niveau de mobilisation et de vigilance de tous les services de sécurité dans leur mission institutionnelle de protection de l’ordre public et de la sécurité des personnes et des biens. D’autre part, la mise en œuvre d’une politique globale et cohérente de déradicalisation combinant des mesures à la fois politiques, économiques, sociales, culturelles et religieuses, impliquant toutes les institutions et l’ensemble des citoyens et mettant à contribution d’importantes ressources de la nation.

Pour concrétiser sur le terrain cette stratégie d’endiguement, le peuple algérien a adopté deux chartes. La première, en 1999, fut la charte de la Concorde Civile et la deuxième, en 2005, celle de la Réconciliation Nationale. Grace à cette politique de réconciliation, de centaines d’égarés ont pu retrouver le droit chemin et réintégrer la société. Elle a aussi permis le rétablissement définitif de la sécurité, de la paix et de la stabilité dans tout le pays.



Réunion du Conseil des Ministres (communiqué intégral).(APS, 15/06/2017)


ALGER- Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a présidé mercredi à Alger une réunion du Conseil des ministres, indique un communiqué de la présidence de la République dont voici le texte intégral.

"Son Excellence, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a présidé ce mercredi 14 juin 2017, correspondant au 19 Ramadhan 1438, une réunion du Conseil des ministres.

En ouvrant les travaux, M. le Président de la République a présenté ses voeux au peuple algérien à l'occasion du mois de Ramadhan, souhaitant bonheur et félicité à nos compatriotes et à l'ensemble de la Oumma musulmane.

Le Chef de l'Etat a également félicité les membres du Gouvernement pour la confiance dont ils sont investis et les a invités à redoubler d'efforts pour relever les défis de l'heure.

Abordant son ordre du jour, le Conseil des Ministres a entendu et débattu une communisation de M. le Premier ministre relative au projet de Plan d'action du Gouvernement.

Ce Plan d'action se situe dans la continuation de la mise en oeuvre du programme du président de la République. Il s'articule notamment autour des objectifs suivants:

- En ce qui concerne la gestion de l'Etat: (i) le renforcement de l'Etat de droit, des libertés et de la démocratie, (ii) la consolidation de la bonne gouvernance, (iii) la promotion de l'identité nationale, (iv) et la préservation de la Mémoire.

- En ce qui concerne les volets économiques et financiers: (i) la modernisation des finances publiques et du système bancaire, (ii) l'assainissement de la sphère économique et la promotion de l'investissement, (iii) et la valorisation de toutes les richesses du pays. - S'agissant du développement humain: (i) l'amélioration du cadre de vie par l'offre de logements, l'accès aux énergies et à l'eau, et la préservation de l'environnement, (ii) l'amélioration du système national d'enseignement et de formation et la valorisation de la recherche scientifique, (iii) et la modernisation du système national de santé.

- Au plan social: (i) la préservation du système national de sécurité sociale et de retraite, (ii) la promotion de l'emploi, (iii) le renforcement des mécanismes de solidarité nationale, (iv) et la poursuite de la prise en charge des catégories sociales aux besoins spécifiques.

Intervenant après l'adoption du plan d'action du Gouvernement par le Conseil des ministres, Monsieur le président de la République a relevé que la crise des prix du pétrole s'installe dans la durée et nous impose des défis majeurs exigeant notamment la dynamisation des réformes à mettre en place. Dans ce contexte, le Chef de l'Etat a souligné la nécessité de poursuivre la mise en oeuvre de la politique de rationalisation budgétaire adoptée l'année dernière pour redresser les finances publiques à l'horizon 2019.

En outre, et pour ne pas trop impacter les programmes publics d'investissements, le Président Abdelaziz Bouteflika a invité le Gouvernement à promouvoir des financements internes non conventionnels qui pourraient être mobilisés pendant quelques années de transition financière. Insistant sur la nécessité de préserver la souveraineté économique du pays, le Président de la République a instruit le Gouvernement d'éviter le recours à l'endettement extérieur et de contenir davantage encore le volume des importations de biens et de services à l'effet de préserver les réserves de changes du pays.

Le Chef de l'Etat a également chargé le Gouvernement de poursuivre la mise en place du nouveau modèle de croissance adopté l'année dernière par le Conseil des ministres, y compris son volet de réformes pour l'amélioration de l'environnement de l'investissement, et la modernisation du système fiscal, des banques publiques et du marché financier.

Parallèlement, le Président Abdelaziz Bouteflika a invité le Gouvernement à valoriser davantage toutes les ressources et richesses dont dispose le pays, y compris les hydrocarbures fossiles conventionnels et non conventionnels ainsi que les énergies renouvelables.

Rappelant la nature irrévocable des choix nationaux en matière de justice sociale et de solidarité nationale, le président de la République a également chargé le Gouvernement de travailler à une plus grande rationalisation de cette politique sociale, y compris par un meilleur ciblage des subventions publiques.

Enfin, le Chef de l'Etat a appelé le Gouvernement à une solidarité totale dans l'action gouvernementale, à une politique efficace de communication en direction de l'opinion publique, et une concertation continue avec ses partenaires économiques et sociaux.

Le Conseil des Ministres a conclu ses travaux par l'examen et adoption de décisions individuelles de nomination et de fin de fonction à des fonctions supérieures de l'Etat".


AMBASSADE D'ALGERIE 2017