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Le Chef de l'État, M. Abdelkader Bensalah reçoit le Président de l'Assemblée Populaire Nationale (APN). (APS, 08/12/2019)


ALGER - Le Chef de l'Etat, M. Abdelkader Bensalah, a reçu dimanche à Alger le Président de l'Assemblée Populaire Nationale (APN), M. Slimane Chenine, indique la Présidence de la République dans un communiqué.

"Le Chef de l'Etat, M. Abdelkader Bensalah, a reçu, dimanche 8 décembre 2019, M. Slimane Chenine, Président de l'Assemblée Populaire Nationale", précise la même source.

Présidentielle: Clôture de la campagne électorale des candidats dimanche à minuit. (APS, 08/12/2019)


ALGER - La campagne électorale pour la présidentielle du 12 décembre prendra fin, dimanche à minuit, après trois semaines de compétition entre les candidats, lors desquelles ils ont œuvré à "faire la promotion" de leurs programmes électoraux et des "solutions" proposées pour le règlement de la crise que traverse le pays.

Lancée le 17 novembre dernier, la campagne électorale pour la présidentielle du 12 décembre touche à sa fin, en application des dispositions de la loi organique portant régime électoral qui stipule dans son article 173 que "la campagne électorale est déclarée ouverte vingt-cinq (25) jours avant la date du scrutin et s'achève trois (3) jours avant la date du scrutin".

Lorsqu'un deuxième tour du scrutin est organisé, la campagne électorale des candidats "est ouverte douze (12) jours avant la date du scrutin et s'achève deux (02) jours avant la date du scrutin".

La campagne a été marquée par le respect de "la charte d'éthique des pratiques électorales" par les candidats, laquelle définit une série de normes régissant le processus électoral, en vue de garantir les critères de régularité, de transparence et d'équité entre les candidats, en bannissant tout comportement pouvant compromettre la crédibilité du scrutin.

La campagne s'est distinguée aussi par l'organisation d'un débat télévisé entre les candidats à la Présidentielle, une première en Algérie. Les concernés ont présenté, trois heures durant, leurs propositions pour chaque secteur, en tentant de prouver qu'il s'agit des solutions les plus appropriées et plus efficaces pour le règlement de la crise multidimensionnelle que vit le pays.

Les candidats adaptent leurs discours et revoient leurs enjeux au fil de la campagne électorale

Evaluant les différentes étapes de la campagne électorale, Redouane Bouhidel, enseignant à la Faculté des sciences politiques à l'université d'Alger considère que la campagne a démarré "prudemment", vu les appréhensions quant à un choc avec le Hirak populaire qui compte des personnes opposées à l'organisation de cette élection dans la conjoncture actuelle".

Les candidats, en tentant d'attirer ces personnes, avaient tenu des discours superficiels dans lesquels ils se contentaient de les appeler à se rendre aux urnes, au lieu de détailler leurs programmes.

Aussitôt, le compte-à-rebours enclenché, les candidats ont commencé, dès la deuxième semaine de la campagne électorale, à "conférer une profondeur" à leurs discours, en tentant "de convoiter la masse silencieuse qui peut se décider à la dernière minute", une option qui s'est confirmée en raison de "la difficulté de gagner la confiance des personnes opposées à l'organisation des élections".

La cadence s'est accélérée lors des troisième et dernière semaines de la campagne électorale, particulièrement sur les réseaux sociaux, un espace où les candidats ont tenté de faire la différence, vu "la convergence des points proposés".

Concernant le débat télévisé organisé par l'Autorité Nationale Indépendante des Elections (ANIE), M. Bouhidel qui l'a qualifié de "formel et symbolique", a estimé également qu'il était "rigide et généraliste", mais reste, en dépit de tout, une première expérience à valoriser pour la consacrer en tradition à même de réunir à l'avenir les adversaires politiques autour d'une même table.

Pour sa part, l'expert Mohamed Lakhdar Maougal a refusé de dresser un tableau sombre du déroulement de la campagne électorale, affirmant que "bien que les promesses des candidats aient été irréalistes et exagérées parfois, au vu de la crise que traverse le pays", "les procès en cours intentés aux individus impliqués dans les dossiers de corruption ont démontré que l'Algérie dispose des ressources financières et qu'il incombe au prochain Président de la République d'agir avec sagesse et clairvoyance afin de faire sortir le pays de cette crise".

"Pour avoir une idée objective de l'acceptation par le peuple de cette élection, il faut d'abord avoir une vision globale du déroulement de la campagne électorale, qui va au-delà de la capitale et des grandes villes".

Il a évoqué à cet effet "l'écho" qu'ont eu certains meetings populaires au niveau de plusieurs wilayas par rapport à d'autres, estimant qu'"Alger n'est pas l'Algérie profonde".

Vote de la communauté nationale à l'étranger: Taux de participation "acceptable". (APS, 08/12/2019)


ALGER - Le chargé de communication auprès de l'Autorité nNationale Indépendante des Elections (ANIE), Ali Draâ, a qualifié dimanche, d'"acceptable", le taux de participation de la communauté nationale à l'étranger au titre de la présidentielle du 12 décembre.

Lors d'une Conférence de presse organisée au siège de l'ANIE, M. Draâ a indiqué que le taux de participation de la communauté algérienne à l'étranger au scrutin, qui a débuté samedi, était globalement "acceptable" en dépit de "pressions et d'actes de violence enregistrés dans quelques bureaux", ajoutant que ce taux "est en hausse au fil du temps".

Concernant les statistiques, il a affirmé qu'"aucun chiffre n'est communiqué pour le moment vu la longue durée du scrutin au niveau de ces bureaux, s'étalant sur 6 jours (de samedi à jeudi)", précisant que le taux diffère d'un bureau à un autre, "c'est pour quoi il est prématuré d'avancer des chiffres".

Rappelant que les consulats algériens dans monde entier ont installé des bureaux de vote à leur niveau, le chargé de communication de l'ANIE a déclaré cependant que les chiffres et les taux de participation "seront dévoilés à fur et à mesure".

A la question de savoir si c'était les Consulats algériens qui avaient eu recours aux forces de sécurité pour la protection des électeurs, M. Draâ a précisé que "c'est les autorités des pays concernés qui ont renforcé la sécurité autour des bureaux de vote", soulignant que "le rôle des autorités de ces pays consiste en la protection et la préservation des citoyens sur leur sol". Cette, mission, a-t-il poursuivi, ne relève pas de la responsabilité des consulats algériens, conformément aux lois internationales en vigueur.

Pour rappel le corps électoral à l'étranger compte 914.000 électeurs répartis sur 60 centres et 395 bureaux de vote. Outre les 114 commissions électorales au niveau des consulats et des missions diplomatiques, L'ANIE dispose de 8 coordonnateurs répartis sur huit (8) zones géographiques et de 27 délégués à l'étranger.

L'Algérie élue au Comité directeur de l’exposition universelle "Expo 2020 Dubaï". (APS, 08/12/2019)


Le Chef de l'État, M. Abdelkader Bensalah reçoit le Président du Conseil de la Nation par intérim. (APS, 05/12/2019)


ALGER- Le Chef de l'Etat, M. Abdelkader Bensalah a reçu, jeudi, le Président du Conseil de la Nation par intérim, M. Salah Goudjil, indique un communiqué de la Présidence de la République.

"Le Chef de l'Etat, M. Abdelkader Bensalah a reçu, jeudi 5 décembre 2019, M. Salah Goudjil, Président du Conseil de la Nation par intérim", lit-on dans le communiqué.

L'Algérie prend la présidence tournante de l`Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) pour 2020. (APS, 05/12/2019)


ALGER - L'Algérie a pris, jeudi à Vienne (Autriche), la présidence tournante de l`Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP), qu'elle assurera à compter du 1 janvier 2020, succédant au Venezuela, a indiqué jeudi un communiqué du Ministère de l'Energie.

Lors d'une cérémonie en présence du Secrétaire Général de l`Opep, Mohamed Barkindo, organisée avant le début des travaux de la 17ème réunion ministérielle du Comité conjoint de suivi de l’accord Opep-non Opep, tenue à la capitale autrichienne Vienne, le ministre de l’Energie a pris la présidence tournante de l'Opep qu'elle assurera à compter du 1 janvier 2020, précise la même source.

A cette occasion, le Ministre a déclaré que "l'Algérie s'honore d'assurer la présidence des réunions de l'Opep en 2020", exprimant son souhait que cette année "sera pleine de réalisations dans l'intérêt des pays membres".

"L'Algérie n'a eu de cesse d'œuvrer au rapprochement des vues entre les pays frères et amis (...), après la nationalisation des hydrocarbures, au début des années 70, elle avait accueilli le premier sommet des Souverains et et Chefs d'Etats membres de l'Opep, en 1975, qui avait été sanction par sa première déclaration officielle", a ajouté le Ministre.

Ce Sommet a été suivi de plusieurs réunions de l'Organisation tenues à Alger et Oran lesquelles étaient toutes "réussies", a-t-il poursuivies.

Par ailleurs, M. Arkad a affirmé que "l'Accord historique d'Alger, du 28 septembre 2016, a instauré les fondements de la proclamation de la coopération Opep -non Opep. Cet accord adopté par 25 pays producteurs a démontré la capacité collective de l'Opep à travailler avec flexibilité et bonne gouvernance, donnant au marché du pétrole une vision claire et transparente, notamment concernant le niveau mensuel de l'offre des 25 pays signataires".

Qualifiant "la déclaration de coopération de réussie et historique", le ministre a affirmé que "l'Algérie poursuivra ses efforts au profit des producteurs, des consommateurs et de l'industrie pétrolière en vue réaliser l'équilibre du marché international".

"Nous œuvrerons de concert avec les pays membres et non membres de l’Opep pour trouver les voies et moyens à même de poursuivre notre coopération et préserver les fondements de dialogue continu entre les pays de l'Opep et non Opep et les pays producteurs et consommateurs", a encore dit le ministre.

Réunion du Gouvernement : Facilitation des mesures appliquées sur le transport de marchandises dans les zones frontalières. (APS, 05/12/2019)


ALGER - Le Gouvernement, réuni mercredi sous la présidence du Premier Ministre, M. Noureddine Bedoui a examiné et débattu de projets de décrets exécutifs, d'exposés et de marchés en gré à gré simple concernant plusieurs secteurs, a indiqué un communiqué des services du Premier Ministre, dont voici la traduction APS:

"Le Gouvernement, réuni mercredi 04 décembre 2019, sous la présidence du Premier Ministre, M. Noureddine Bedoui, a examiné et débattu des projets de décrets exécutifs, des exposés et des marchés en gré à gré simple concernant les secteurs de l'Intérieur, des Finances, des Affaires religieuses, de l'Education, de l'Enseignement supérieur, de la Jeunesse et des Sports, de l'Habitat, du Commerce, des Ressources en eau, de la Santé et du Travail.

Premièrement: le Gouvernement a entamé sa réunion par l'examen et l'adoption d'un projet de décret exécutif modifiant et complétant le décret exécutif N 18-300 du 26 novembre 2018 relatif à la circulation de certaines marchandises dans la zone terrestre du rayon des douanes, présenté par le Ministre des Finances.

Ce texte de loi vise à simplifier les procédures relatives aux autorisations de transport de marchandises en vue de faciliter l'approvisionnement des populations dans la zone terrestre du rayon des douanes, tout en tenant compte des exigences de contrôle stipulées dans le Code des douanes, visant la lutte contre le phénomène de la contrebande.

Intervenant au terme de cet exposé, le Premier Ministre a affirmé que cette mesure, prise par le Gouvernement visant la facilitation et la simplification des mesures appliquées sur le transport de marchandises dans les zones frontalières, revêtait une importance particulière, ajoutant qu'elle permettra de solutionner un problème procédural dont ont souffert nos citoyens dans ces zones (touchant près de 40% des populations de ces régions), outre ses effets néfastes sur l'économie nationale et la dynamique de développement dans ces régions.

A ce titre, M. Bedoui a indiqué que la lutte contre la contrebande était une question nationale qui ne concerne pas uniquement le corps des douanes, se félicitant des réalisations majeures accomplies par les corps de sécurité dans notre pays en la matière.

Il a salué, également, le rôle majeur que jouent les forces de l'Armée Nationale Populaire (ANP) dans la lutte contre ce phénomène.

Deuxièmement: le Gouvernement a examiné et adopté deux projets de décrets exécutifs portant réalisation d'établissements éducatifs des cycles moyen et secondaire en sus de l'annulation d'autres.

Ces deux projets de décrets exécutifs prévoient la réalisation de 69 CEM et 49 lycées, outre l'annulation de projets de réalisation de 13 CEM et de 10 lycées.

Dans son intervention à l'issue de la présentation des deux textes, le Premier ministre s'est félicité, en particulier, du nombre considérable de nouveaux établissements éducatifs réceptionnés et mis en service lors de la dernière rentrée scolaire au profit de nos enfant à travers le territoire national, mettant l'accent sur l'importance de doter ces structures d'équipements nécessaires garantissant les meilleures conditions de scolarisation à nos enfants, et de réunir les bonnes conditions dont des salles de sport, des logements de fonction et autres, pour son personnel administratif et pédagogique.

Dans ce cadre, le ministre a décidé ce qui suit:

- Mise en place d'une commission interministérielle composée des Ministères de l'Education, de l'Intérieur et de l'Habitat qui mènera, en coordination avec les wali, des visites d'inspection à l'ensemble de nouveaux établissements pour effectuer une évaluation globale de ces structures, cerner les lacunes, y remédier immédiatement et présenter un rapport détaillé à cet effet.

-Charger le Ministre de l'Education de présenter un exposé, lors de la prochaine réunion du Gouvernement, sur les résultats de l'étude réalisée par l'Institut national des études sur l'Education concernant l'évaluation et l'analyse des résultats d'examen notamment les faibles résultats enregistrés au niveau de certains établissements et wilayas, outre les procédures et les mesures proposées pour traiter cette question.

Troisièmement: Le Gouvernement a examiné et adopté 06 projets de décret exécutif portant promotion de centres universitaires en universités, présentés par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Il s'agit des centres universitaires des wilayas de Tamanrasset, Mila, Tissemsilt, Tipaza, Ain Témouchent et Relizane.

Intervenant au terme de l'adoption des projets de texte, le Premier Ministre a indiqué que la promotion de ces centres universitaires en universités vient couronner les investissements conséquents débloqués par l'Etat en vue de les développer, ainsi que les efforts consentis par les staffs administratifs et pédagogiques de ces universités.

Le Premier Ministre a mis en avant en particulier la promotion du centre universitaire de Tamanrasset qui encadre 8000 étudiants, ajoutant que cette mesure renforcera sa place d'université africaine par excellence, compte tenu de l'encadrement, les structures dont elle dispose outre les possibilités de son expansion.

Evoquant la place de l'université et de la recherche scientifique en général, le Premier Ministre a appelé à ce que l'université s'acquitte de sa mission de centre de rayonnement scientifique et culturel et de catalyseur de développement économique.

Dans ce cadre, le Premier Ministre a ordonné ce qui suit:

-Lancer une dynamique effective par l'entame de l'élaboration de la promotion des centres universitaires de Tindouf, Illizi, Naâma et El Bayadh en universités, dès la prochaine rentrée universitaire, et ce par l'association de tous les organismes et les secteurs concernés, notamment le Centre nationale d'études et d'analyses pour la population et le développement,

-Mettre en place une stratégie intégrée érigeant l'université et la Recherche scientifique en levier pour le développement de l'économie nationale, en focalisant sur l'ouverture de spécialités au diapason des besoins et des qualifications de chaque région, notamment au Sud et Hauts-plateaux,

-Nécessité de moderniser et de développer l'université algérienne et de s'éloigner de la pure gestion administrative, en associant les étudiants et les enseignants à cette opération, selon une approche participative et moderne, comme appliqué dans les plus prestigieuses universités dans le monde.

Quatrièmement: le Gouvernement a entendu un exposé sur le projet de réalisation d'un Centre hospitalo-universitaire (CHU) mixte civile et militaire à Alger (Zeralda), d'une capacité d'accueil de 700 lits.

Intervenant au terme de l'exposé, le Premier ministre a indiqué qu'il s'inscrit dans le cadre de la concrétisation de la décision de la réalisation de ce pôle sanitaire moderne et important pour la capitale et qui permettre de promouvoir le niveau de la prise en charge sanitaire de nos citoyens conformément aux normes mondiales, d'autant plus que des équipes médicales mixtes de compétences nationales de haut niveau veilleront à son encadrement, affirmant que le Gouvernement a affecté les ressources financières nécessaires à la concrétisation de ce projet.

Le Premier Ministre a indiqué que ce CHU s'inscrivait également dans le cadre d'une approche nouvelle dans le domaine de l'exploitation des capacités nationales, par la conjugaison des moyens et des efforts entre la Santé civile et la Santé militaire au profit de nos citoyens, à travers l'établissement de pôles similaires à travers les différentes régions du pays.

Cinquièmement: le Gouvernement a entendu un exposé présenté par le Ministre des Ressources en eau sur le Plan d'action de la Société des eaux et de l'assainissement d'Alger (SEAAL) pour la période 2019-2021.

L'exposé a mis en évidence une importation amélioration enregistrée en matière de distribution de l'eau potable au profit des habitants de la wilaya d'Alger, les 57 communes de la wilaya étant alimentées avec cette matière vitale 24/24H.

Suite à cet exposé, le Premier Ministre s'est félicité des résultats réalisés par la SEAAL en matière d'alimentation en eau potable, mettant en avant l'importance d'améliorer les prestations fournies aux citoyens selon les normes en vigueur à l'échelle internationale, avant d'affirmer l'acquisition par la Société nationale de l'expérience nécessaire devant lui permettre de prendre en charge totalement l'aspect lié à la gestion et l'exploiter pour améliorer ce service public à travers l'ensemble des wilayas du pays.

Sixièmement: le Gouvernement a entendu un exposé présenté par le Ministre des Finances concernant les mesures devant être prises pour réduire le déficit de la balance des paiements afin de sauvegarder les réserves de change du pays.

L'exposé a porté essentiellement sur la présentation des résultats des décisions prises par le Gouvernement à l'effet de réguler les importations et sauvegarder les réserves de changes du pays, notamment dans les domaines de l'importation des céréales et du transport maritime. L'exposé a également fait état du parachèvement de l'élaboration du cahier des charges relatif à l'organisation de l'activité de l'Office Algérie Interprofessionnel des Céréales (OAIC) et de la finalisation du projet de décret exécutif portant création de l'Autorité de régulation du marché des produits alimentaires subventionnés.

Intervenant au terme de cet exposé, le Premier Ministre a mis en avant les résultats réalisés suite aux décisions courageuses prises par le Gouvernement en matière de rationalisation des importation ayant permis d'économiser plus de 2 milliards USD à fin octobre dernier, un montant qui devrait atteindre 3 milliards USD fin 2019.

En conclusion, le Gouvernement a examiné et adopté des projets de marchés en gré à gré simple avec des entreprises publiques portant sur les secteurs de l'Intérieur, des Finances, des Affaires religieuses, de l'Habitat, de la Jeunesse et des sports et de la Santé".

Le Chef de l'État, M. Abdelkader Bensalah reçoit le Gouverneur de la Banque d’Algérie : Présentation d’un exposé sur la situation économique et financière. (APS, 05/12/2019)


Le Chef de l'État, M. Abdelkader Bensalah, a reçu hier le Gouverneur de la Banque d'Algérie (BA), Aymane Benabderrahmane, qui lui a remis les rapports relatifs à l'exercice financier 2018, indique un communiqué de la Présidence de la République.

Remis au Chef de l'Etat conformément aux dispositions de l'article 29 de l'ordonnance 03-11 du 26 août 2003, relative à la monnaie et au crédit, modifiée et complétée, les rapports portent sur l'évolution économique et monétaire du pays, les opérations, activités et comptes de la Banque d'Algérie, outre la supervision bancaire. Lors de l'audience, le Gouverneur de la Banque d'Algérie a présenté un exposé général sur la situation économique et financière du pays ainsi que sur la situation du système bancaire national, en mettant l'accent sur les réalisations accomplies et les lacunes relevées au niveau des composantes de l'économie nationale, dans une conjoncture marquée par la persistance des déséquilibres macroéconomiques et le choc extérieur durant la période considérée, précise le communiqué. L'exposé a également porté sur les actions relatives à la politique monétaire, notamment le contrôle et la supervision des banques et établissements financiers effectuées par les services concernés de la Banque d'Algérie dans l'objectif de préserver la stabilité du système bancaire et d'accompagner l'application des règles de prudence en vigueur dans ce secteur, outre les activités de la Centrale des risques. Le rapport présenté par le Gouverneur de la Banque d'Algérie a englobé aussi les activités de la Commission bancaire au titre de l'exercice 2018, notamment en matière de respect par les banques et établissements financiers des procédures législatives et réglementaires en vigueur, particulièrement celles relatives à la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. A la fin de son exposé, le Gouverneur de la Banque d'Algérie a évoqué la question de l'efficience du système bancaire en Algérie, soulignant la nécessité d'œuvrer davantage au renforcement des Grands équilibres macroéconomiques. Le chef de l'Etat, qui a félicité le Gouverneur de la Banque d'Algérie pour la prise de ses fonctions à la tête de cette institution, l'a exhorté à œuvrer à l'intensification des efforts de la Banque, notamment en termes de maîtrise du cadre macrofinancier et du taux d'inflation, outre l'efficacité de la supervision et du contrôle bancaire. Dans ce sillage, le chef de l'Etat a mis en avant l'impératif de poursuivre l'approfondissement des réformes engagées par notre pays afin de consolider les équilibres et la stabilité macroéconomiques et de diversifier l'économie nationale en vue d'assurer un développement durable, de préserver les ressources financières et réduire le déficit intérieur.

L'Autorité Nationale Indépendante des Elections (ANIE) : La société civile, un partenaire pour garantir la régularité de la présidentielle. (APS, 04/12/2019)


ALGER- Le Président de l'Autorité Nationale Indépendante des Elections (ANIE), M. Mohamed Charfi a affirmé, mercredi à Alger, que la société civile était un partenaire essentiel pour garantir l'indépendance de l'ANIE et la régularité de l'élection présidentielle.

S'exprimant lors d'une rencontre nationale organisée par l'ANIE sous le thème "Rôle de la société civile dans le scrutin du 12 décembre 2019", M. Charfi a indiqué que la "société civile a réussi à affirmer son rôle politiquement en devenant un maillon essentiel dans l'évaluation des politiques publiques et un partenaire dans l'élaboration et le contrôle de ces politiques pour permettre à l'Algérie d'arriver à bon port, sur les plans du développement et de la Gouvernance", a indiqué M. Charfi lors d'une rencontre nationale organisée par l'ANIE.

M.Charfi a souligné que "la création de l'ANIE traduisait la place de la société dans la vie politique", soutenant que "l'élite constitue désormais un rempart pour l'Etat algérien".

Evoquant la rencontre, le Président de l'ANIE a indiqué qu'elle visait à impliquer les acteurs de la société civile dans la sensibilisation quant à la nécessité et l'importance de l'élection, ajoutant qu'elle ambitionne, également, de "jeter les passerelles de la coopération avec les différents acteurs de la société civile afin de lui permettre de s'acquitter de son rôle dans l'accompagnement des élections, en amont et en aval".

La rencontre qui a porté sur le rôle de la société civile en tant qu'acteur essentiel dans l'approfondissement de la démocratie constitutionnelle en Algérie, a vu plusieurs interventions de représentants des associations de la société civile sur le rôle de cette dernière dans la préservation de l'unité nationale et sa place dans l'organisation de la campagne électorale, outre sa contribution dans le renforcement et la régularité du processus électoral.

Des responsables et membres de l'ANIE, des acteurs et représentants de la société civile, et plusieurs présidents d'Associations et d'Organisations ont pris part à cet évènement.

Dans son intervention, le Président de l’Association des oulémas musulmans algériens, Abderrezak Guessoum a insisté sur le rôle de la société civile dans la proposition de solutions aux difficultés que rencontre le pays, soulignant son importance dans la sensibilisation des citoyens quant à la nécessité et l'importance de l'opération électorale.

Relevant que la "culture de l'élection est présente au sein de la société", M. Guessoum a mis en avant l'impérative conjugaison des efforts pour traduire cette culture sur le terrain par le vote lors de la Présidentielle à venir.

Pour sa part, le Président de l'Association "Adwaa Rights", Noureddine Benbraham a mis l'accent sur le "rôle important" de la société civile dans la diffusion de la culture de l'élection et dans la sensibilisation quant à son importance, affirmant que le "meilleur contrôle qui puisse être exercé sur le déroulement des élections, se fait au niveau local".

S'agissant du rôle des médias dans la réussite de l'opération électorale, le chargé de l'information de l'ANIE, Ali Drâa a relevé, dans son intervention, l'importance des médias dans la sensibilisation de l'opinion publique sur les questions intéressant la société, ainsi que leur apport dans la mobilisation des électeurs pour la réussite l'opération électorale, avant de souligner la nécessité, pour les médias de fournir une information juste et pertinente et d'ancrer la culture de l'élection et de la liberté du choix chez la société.

Au terme des travaux de cette rencontre, les participants ont émis nombre de recommandations portant essentiellement sur la nécessité de promulguer des articles de loi pour renforcer le rôle de la société civile dans le contrôle des élections et la disponibilité de mécanismes et de moyens nécessaires pour la création d'Associations et d'Organisations représentant la société civile et le renforcement de leur rôle dans la participation à la vie politique.

Les recommandations ont porté également sur l'impératif de structurer la société civile au double plan, local et national, pour accompagner et contrôler l'opération électorale du début de la campagne électorale jusqu'à l'annonce des résultats du vote.

L'Algérie élue pour un nouveau mandat au Conseil Exécutif de l'Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) . (APS, 04/12/2019)

LA HAYE- L'Algérie a été élue pour un nouveau mandat au sein du Conseil exécutif de l'Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques (OIAC), lors de la 24ème session de la Conférence des Etats parties de cette Organisation, tenue à La Haye.

L'OIAC est une institution internationale qui veille à la bonne application de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques par les Etats membres signataires, dans le but d'éliminer toute arme chimique du monde pour contribuer à la sécurité et à la stabilité internationales, au désarmement général et complet et au développement économique mondial.

L'Algérie a largement contribué à la naissance de cette Organisation, créée le 29 avril 1997, comme elle est un membre très actif au sein du Conseil exécutif.

14e Réunion régionale africaine de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) : L'Algérie réitère son engagement à renforcer l'action au niveau régional. (APS, 04/12/2019)


ABIDJAN - Le Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, M. Tidjani Hassan Haddam a réitéré, mardi depuis Abidjan (Côte d'Ivoire), l'engagement de l'Algérie à poursuivre l'action au niveau régional pour le renforcement du travail décent.

S'exprimant lors des travaux de la 14e Réunion régionale africaine de l'Organisation Internationale du Travail (OIT), tenus à Abidjan, M. Haddam a précisé que l'Algérie "réaffirme son engagement et sa disponibilité totale à poursuivre l'action au niveau régional afin de renforcer le travail décent et réaliser, ainsi, le développement durable".

Et d'ajouter que le défi prochain consistera en "la mise au point des politiques publiques favorisant la création d'entreprises qui génèreront, à leur tour, des postes d'emploi et contribueront à la richesse et au développement", notamment les start-up activant dans le domaine de l'économie numérique et verte.

De ce fait, le Ministre a souligné que le gouvernement algérien "œuvre actuellement à la mise en place de mécanismes plus incitatifs au profit des start-up" car contribuant à la création de la valeur ajoutée pour l'économie nationale, notamment ceux spécialisés en des industries techniques et des logiciels innovants.

Rappelant que l'Algérie avait alloué, depuis son indépendance, d'importantes ressources financières au développement humain, et "consacre annuellement plus de 11% du Produit intérieur brut (PIB) aux transferts sociaux", M. Haddam a affirmé que l'Etat "garantit à tous les citoyens la gratuité de l'accès à l'éducation et à la prise en charge sanitaire à travers tout le territoire national".

Il a évoqué, dans ce cadre, le système national de la protection sociale qui "touche toutes les franges de la société, couvre tous les risques de la sécurité sociale et sauvegarde la dignité des catégories vulnérables de cette société".

Le Ministre a rappelé, en outre, que l'Algérie avait œuvré à la concrétisation du dialogue social, notamment à travers le mécanisme de la tripartite, étant un outil de résolution de toutes les questions relatives au développement socioéconomique du pays, faisant état de "la mise en place des mécanismes pragmatiques ayant soutenu cette dynamique visant la promotion de toute l'activité syndicale, en ce sens que la scène syndicale a été, durant les six (6) derniers mois, renforcée par plus de 20 nouveaux syndicats", a-t-il dit.

L'Algérie est déterminée, pour s'adapter aux exigences de la nouvelle conjoncture politique, "plus que jamais, à renforcer les espaces de libertés et les pratiques syndicales et démocratiques", a souligné le Ministre, affirmant que le pays "verra certainement un saut qualitatif en la matière, après les échéances électorales que connaitra le pays".

Convaincu de sa responsabilité de solidarité avec nos frères dans le continent africain, poursuit le ministre, "le Gouvernement algérien a concrétisé, en collaboration avec le Bureau International de Travail (BIT) dans le cadre du partenariat Sud-Sud, un programme autour du dialogue social et de la sécurité sociale, ayant permis à plusieurs experts et cadres de ces pays de tirer profit de l'expérience de notre pays dans ces deux domaines".

Concernant la réunion régionale africaine, M. Haddam a estimé que les questions qu'elle aborde revêtent "une grande importance à la lumière des changements profonds et multidimensionnelles qui caractérisent les économies africaines", ce qui requiert de tout un chacun, a-t-il dit, "la mise en place de politiques et de stratégies en vue de traiter les impacts sociaux de ces changements à travers la promotion de l'emploi, le respect des critères fondamentaux du travail, la concrétisation du dialogue social et la recherche d'une meilleure sécurité sociale".

M. Haddam a indiqué que cette réunion devra braquer la lumière sur le rapport du Directeur général, ainsi que sur les résultats positifs des activités stratégiques dans le cadre de la mise en œuvre du centenaire de la déclaration de l'OIT, de la déclaration d'Addis-Abeba adoptée en réunion régionale africaine dans sa 13e session.

Le Ministre a salué, par la même, le dialogue de haut-niveau qui a été consacré au débat du thème "la justice sociale: comment façonner une approche future pour le travail décent en Afrique ".

Il a qualifié, à ce titre, ce document de référence qui met l'Homme eu cœur de la problématique des politiques de développement socio-économique dans un monde qui s'oriente vers le numérique.

Dans le même contexte, M. Heddam a indiqué que "le continent africain fait face, plus que toute autre région, à la problématique de l'insertion sociale des travailleurs de l'économie parallèle et l'accompagnement de leur transfert vers le secteur officiel", soulignant la nécessité de conjuguer les efforts et d'échanger les expériences à même d'assurer un transfert fluide vers l'économie officielle, notamment à travers l'économie sociale et solidaire.

A rappeler que M. Haddam prend part à la 14e réunion régionale africaine de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) qui se tient à Abidjan sous le slogan "La justice sociale: comment façonner une approche future pour le travail décent en Afrique", avec la participation de représentants des gouvernements, employeurs et travailleurs des pays africains, en sus de représentants d'un nombre d'Organisations internationales.

Le Chef de l'État, M. Abdelkader Bensalah reçoit le Premier Ministre, M. Noureddine Bedoui . (APS, 04/12/2019)


Le Chef de l'État, M. Abdelkader Bensalah, a reçu, hier, le Premier Ministre, M. Noureddine Bedoui, qui lui a présenté, dans le cadre du suivi de l'action du gouvernement, un exposé sur la situation socioéconomique et politique du pays, notamment le climat de déroulement du processus électoral, a indiqué un communiqué de la Présidence de la République.

Le Premier Ministre a évoqué, dans ce sens, les résultats des deux Conseils interministériels, tenus le 21 novembre et le 2 décembre 2019, le premier ayant été consacré à l'examen de la situation des nouvelles cités et pôles urbains, tandis que le second a été dédié à l'évaluation de la situation de la compagnie aérienne nationale Air Algérie et l'examen de son programme de développement. M. Bedoui a également abordé les actions engagées par les départements ministériels, chacun dans son domaine, en application des décisions issues du Conseil ministériel tenu le 26 novembre dernier. Le Premier ministre a évoqué, par ailleurs, l'action entreprise par le Gouvernement à l'effet d'accompagner les jeunes porteurs de projets, notamment dans le domaine de l'économie verte et circulaire. Se félicitant de l'action du Gouvernement, le chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, «soucieux de consacrer la culture et l'esprit de continuité de l'Etat et de ses institutions», a mis l'accent sur «la nécessité de persévérer en vue de renforcer la dynamique de développement et de réaliser les différents programmes pertinents», soulignant l'impératif de «poursuivre les efforts visant à rapprocher davantage l'administration du citoyen, notamment suite aux dernières modifications ayant touché l'organisation administrative, outre la nécessaire exploitation des potentialités qu'offrent les technologies modernes». Il a relevé, en outre, «l'intérêt extrême qu'accorde l'Etat à la promotion des énergies renouvelables en adéquation avec les priorités et les engagements en matière de préservation de l'environnement et du climat», relevant, à ce titre, la nécessité de sensibiliser à l'importance d'accorder des facilitations nécessaires aux investisseurs dans ce domaine. Enfin, les deux parties ont évoqué «les rencontres internationales de haut niveau auxquelles a participé et participera l'Algérie aux mois de novembre et décembre, outre le niveau de représentation de notre pays et de sa contribution à leurs travaux. Enfin, les plus importants rendez-vous internationaux de haut niveau auxquels l'Algérie a participé en novembre et ceux prévus en décembre ont été évoqués ainsi que le niveau de représentation et la contribution de l'Algérie aux travaux de ces rencontres.

Présidentielle: Le débat télévisé diffusé par les médias publics et les chaines agréées. (APS, 03/12/2019)


ALGER - Le débat entre les cinq prétendants à la magistrature suprême qui aura lieu, vendredi prochain, sera diffusé en directe par les chaines de la télévision publique, la radio nationale et toutes les chaines de télévisions privées agréées, a indiqué, mardi, l'Autorité Nationale Indépendante des Elections (ANIE).

Lors d'une déclaration à la presse, le chargé de l'information de l'ANIE, Ali Draa a précisé que le débat télévisé entre les cinq candidats "aura lieu au Centre International des Conférences (CIC), Abdellatif Rahal à 19h00 et durera entre deux heures et demi à trois heures".

Ce débat sera diffusé en directe par les chaines de la télévision publique, la radio nationale et toutes les chaines de télévision privées agréées, a affirmé M. Draa.

Pour rappel, la décision relative à l'organisation de ce débat a été prise par le Président de l'ANIE, Mohamed Charfi, en accord de l'ensemble des candidats qui ont accepté d'y participer.

Répondant à une question concernant la réalisation d'un sondage par l'ANIE devant permettre aux citoyens d'avoir une idée sur le candidat ayant le plus de chances de remporter la Présidentielle, M. Draa s'est contenté de dire que "la réalisation de pareil sondage ne relève pas du ressort de l'Autorité".

L'Autorité Nationale Indépendante des Elections (ANIE) : Les Ambassades et les Consulats prêts pour le vote de la communauté à l'étranger. (APS, 03/12/2019)


ALGER - Le Président de l'Autorité Nationale Indépendante des Elections (ANIE), M. Mohamed Charfi a affirmé, mardi à Alger, que les Ambassades et les Consulats dans les différentes villes à travers le monde étaient "prêts à 100%" pour le début de l'opération de vote pour la communauté nationale établie à l'étranger en prévision de la Présidentielle du 12 décembre.

"Nos Ambassades et nos consulats sont prêts à 100% pour le début du scrutin pour la communauté nationale établie à l'étranger" prévu dimanche prochain 8 décembre, a déclaré M. Charfi à la presse, en marge d'une journée de formation et d'orientation en faveur des délégués et coordonnateurs de l'ANIE à l'étranger.

"L'Autorité œuvre et aspire à ouvrir des bureaux de vote en dehors des ambassades et consulats" pour se rapprocher davantage des citoyens établis à l'étranger et concourir à la réussite de ce rendez-vous électoral important", a-t-il ajouté.

Cinq (05) candidats sont en lice à la présidentielle du 12 décembre, à savoir Abdelmadjid Tebboune (indépendant), Ali Benflis du parti Talaie el Hourriyet, Abdelaziz Belaid du Front Al-Moustakbel, Azzedine Mihoubi du Rassemblement National Démocratique (RND) et Abdelkader Bengrina du Mouvement El-Bina.

Présidentielle : Le débat télévisé entre les cinq candidats en lice aura lieu vendredi prochain. (APS, 02/12/2019)


ALGER - Le débat télévisé entre les cinq candidats en lice pour l'élection présidentielle des 12 décembres courant aura lieu le vendredi prochain, a fait savoir, lundi, l'Autorité Nationale Indépendante des Elections (ANIE).

Dans une déclaration à la presse, le chargé de l'information de l'ANIE, Ali Draa a indiqué que le débat télévisé entre les prétendants à la magistrature suprême aura lieu vendredi prochain, soulignant que les détails relatifs au déroulement de ce rendez-vous (heure, durée, transmission et les animateurs) seront dévoilés ultérieurement.

Pour rappel, la décision relative à l'organisation de ce débat a été prise par le Président de l'ANIE, Mohamed Charfi, en accord de l'ensemble des candidats qui ont accepté d'y participer.

Le membre de l'ANIE, Rachid Berdane, avait indiqué, dimanche, que la préparation de ce débat télévisé "était en cours", ajoutant que "ces débats permettraient aux citoyens de connaitre de plus près les programmes électoraux de chaque candidat".

Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) : L'Algérie veillera lors de sa présidence en 2020 à la poursuite de ses efforts pour la stabilité du marché. (APS, 02/12/2019)


ALGER- L'Algérie veillera, lors de sa présidence tournante de l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) en 2020, à poursuivre ses efforts pour la stabilité du marché pétrolier au service des intérêts des producteurs et des consommateurs, a indiqué dimanche à Alger le Ministre de l'Energie, Mohamed Arkab.

Dans une déclaration à la presse en marge des travaux d'un Séminaire national sur le développement et la promotion du gaz de pétrole liquéfié carburant (GPLc) "Sirghaz", M. Arkab a fait savoir que "l'Algérie, qui présidera l'OPEP à partir du 1er janvier 2020, aura un rôle prépondérant et efficace dans la poursuite des efforts pour l'équilibre du marché, et ce en collaboration avec les autres pays membres et leurs partenaires".

En 2020, l'Algérie présidera également le Forum des pays exportateurs de gaz naturel, ce qui renforcera "son rôle pivot" dans le domaine au plan international, selon le Ministre.

Concernant la réunion Opep-non Opep, prévue du 4 au 7 décembre en cours à Vienne, M. Arkab a fait état d'une rencontre sur l'évaluation de l'accord portant limitation de la production et deux autres avec les pays non Opep.

Cette réunion "constituera sera une occasion importante pour équilibrer l'équation producteurs -consommateurs, ce qui permettra de développer ce secteur vital et d'y intensifier les investissements", selon le Ministre.

S'agissant du marché pétrolier, M. Arkab a précisé que "les fluctuations des cours sont actuellement maitrisées, la majorité des pays ayant respecté l'Accord, en vigueur jusqu'au mois de mars 2020".

Conseil de la Nation: Le Président par intérim du Conseil de la Nation, M. Salah Goudjil reçoit le Rapport annuel sur les droits de l’Homme. (APS, 01/12/2019)


ALGER- Le Président par intérim du Conseil de la Nation, M. Salah Goudjil a reçu, dimanche, le Président du Conseil National des Droits de l'Homme (CNDH), M. Bouzid Lazhari qui lui a remis le Rapport annuel sur les droits de l'Homme en Algérie au titre de l'année 2018.

"En application des dispositions de l'article 199 (alinéa 4) de la Constitution, le Président par intérim du Conseil de la Nation, M. Salah Goudjil, a reçu dimanche 1 décembre 2019 au siège du Conseil, le rapport annuel sur les droits de l'Homme au titre de l'année 2018, et ce lors d'une audience qu'il a accordée à M. Bouzid Lazhari, président du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH)", a indiqué un communiqué de la Chambre haute du Parlement.

Le Président du CNDH a expliqué à M. Goudjil " la teneur du rapport annuel qui lui a été remis, relatif aux droits de l'Homme en Algérie au titre de l'année 2018, un rapport qui consacre l'Algérie comme un Etat ayant réalisé des résultats concrets en matière de protection et de promotion des droits de l'Homme, un Etat qui œuvre constamment à réaliser davantage du progrès dans ce domaine et à tous les niveaux".

De son côté, le Président par intérim du Conseil de la Nation a appelé à "poursuivre l'appui et la consolidation du travail effectué par toutes les institutions en charge du domaine du développement et de la réactivation des mécanismes relatifs à la protection et promotion des droits de l'Homme dans notre pays et à leur permettre d'occuper une place pionnière".

" Un Etat qui n'a jamais négligé la prise en charge des droits de l'Homme, consacrés dans la Déclaration du 1er Novembre 1954" qui est, a-t-il rappelé," le référent en matière de protection et de promotion des droits de l'Homme dans notre pays".

" La destinée des Algériennes et des Algériens est de poursuivre la persévérance et le travail pour être au premier plan dans tous les domaines, y compris les droits de l'Homme", a insisté M. Goudjil.

Le Président de de l'Assemblée Populaire Nationale (APN), M. Slimane Chenine reçoit le rapport annuel sur les droits de l'Homme en Algérie. (APS, 01/12/2019)

ALGER- Le Président de l'Assemblée Populaire Nationale (APN), M. Slimane Chenine a reçu, dimanche à Alger, le Président du Conseil National des Droits de l'Homme (CNDH), M. Bouzid Lazhari qui lui a remis le rapport annuel sur les droits de l'Homme en Algérie au titre de l'année 2018, a indiqué un communiqué de la chambre basse du Parlement.

Cette audience intervient "en application des dispositions de l'article 199 de la Constitution qui stipule, dans son alinéa 4, que le Conseil élabore un rapport annuel qu'il adresse au président de la République, au Parlement et au Premier Ministre", a précisé le communiqué.

Bureau International des Expositions : L’Algérie réélue membre de la commission d'administration et du budget. (APS, 01/12/2019)

PARIS- L'Algérie a été réélue par acclamation pour un second mandat de deux ans en qualité de membre de la Commission d'administration et du budget du Bureau International des Expositions (BIE), à l'occasion de la 166ème Assemblée Générale de ce Bureau qui s'est tenue à Paris.

Le BIE est une organisation intergouvernementale chargée de superviser et de réglementer toutes les expositions internationales.

La réélection de l'Algérie au sein de cette Organisation représente une réelle opportunité pour renforcer la présence des entreprises algériennes dans les expositions qui seront organisées, en vue de faire valoir les opportunités d'investissement et d'affaires existantes dans notre pays ainsi que pour promouvoir les exportations algériennes.

Algérie/Système des Nations Unies (ONU) : Signature du Cadre de coopération stratégique révisé. (APS, 01/12/2019)


ALGER- Le Ministère des Affaires Etrangères (MAE) et le Bureau de la coordination du système des Nations unies en Algérie ont procédé dimanche à la signature du Cadre de coopération stratégique (CDCS) du système des Nations Unies (SNU) avec l'Algérie 2019-2021 dans sa version révisée, indique dimanche un communiqué du MAE.

Ce cadre de coopération stratégique 2019-2021, signé au siège du Ministère des Affaires Etrangères, est "le résultat de la revue à mi-parcours 2016-2020, engagée depuis septembre 2018". Il a été adopté dans le cadre d'une "approche consensuelle et participative" ayant impliqué tous les départements ministériels et institutions nationales, lors d'une réunion Comité exécutif du CDCS, le 13 novembre 2019, précise la même source.

Il constitue "l'outil principal de programmation des activités opérationnelles des Agences, Fonds et Programmes du système des Nations Unies activant en Algérie". Ce dernier a retenu comme axes de coopération la réalisation des principaux objectifs tracés avec le système des Nations Unies, à savoir: "œuvrer pour l'appui à la diversification de notre économie, soutenir le développement social, renforcer la place de la femme dans la société, et améliorer la protection de l'environnement et la bonne gouvernance".

Ce cadre signé donnera ainsi une "nouvelle impulsion" à l'appui fourni par le système des Nations Unies aux efforts du Gouvernement algérien dans sa politique de développement visant l'atteinte de l'Agenda de 2030 et ses 17 Objectifs de Développement Durable (ODD), ajoute le communiqué.

Le Chef de l'Etat, M. Abdelkader Bensalah reçoit les lettres de créance de plusieurs Ambassadeurs. (APS, 28/11/2019)


ALGER - Le Chef de l'Etat, M. Abdelkader Bensalah a reçu, jeudi au siège de la présidence de la République, plusieurs Ambassadeurs, qui lui ont remis leurs lettres de créance.

Dans ce cadre, le Chef de l'Etat a reçu le nouvel Ambassadeur de la République tunisienne à Alger, Chafik Hajji qui a indiqué dans une déclaration à la presse avoir transmis les salutations du président tunisien, Kais Said accompagnées de ses vœux les meilleurs de progrès à l'Algérie, réitérant la "détermination de la nouvelle direction tunisienne à hisser les relations stratégiques et la coopération entre les deux pays".

Il a ajouté que le Chef de l'Etat l'a chargé à son tour de transmettre ses salutations au président Tunisien "dont nous attendons la visite prochaine à Alger".

Pour sa part, l'Ambassadeur de la République de Cuba, Armando Vergara Bueno a exprimé sa "fierté" d'être en Algérie qui entretient "des relations d'amitié et coopération historiques" avec son pays.

Il a mis en avant, à ce titre, la coopération "fructueuse" établie entre les deux peuples et pays, et leurs démarches pour davantage de coopération dans d'autres domaines qui viendront s'ajouter à celle existantes en matière de santé publique au niveau de plusieurs wilayas algériennes.

L'Ambassadeur du Canada en Algérie, Christopher Wilkie a rappelé l'amitié liant son pays à l'Algérie depuis de longues années, soulignant que "beaucoup peut être fait ensemble", notamment avec l'existence d'une importante communauté algéro-canadienne établie principalement à Montréal.

Notant que sa présence en Algérie "intervient dans une conjoncture spéciale que vit l'Algérie", il a indiqué "nous suivons avec grand intérêt ce qui se passe dans ce pays et avons grand espoir en l'avenir de l'Algérie et de son peuple".

Le Chef de l'Etat a également reçu l'Ambassadeur de la République fédérale du Nigéria, Mohammed Abdullah Mabdul qui a indiqué que cette audience a été l'occasion pour lui de "mettre en avant la solidité des relations unissant les deux pays depuis l'indépendance".

"J'ai été reçu par le Chef de l'Etat en audience lors de laquelle j'ai passé en revu avec lui les relations solides et véritables qui ont de tout temps existé entre les deux pays dans le cadre de l'Union Africaine (UA) et de l'Organisation des Nations Unies (ONU)", a ajouté le diplomate nigérian, rappelant au passage le rôle de l'Algérie dans la relance du développement dans le continent. "Nous croyons fermement dans le rôle que joue l'Algérie en prêtant assistance aux pays africains pour y réaliser le développement".

Il a également évoqué les projets entre les deux pays, affirmant qu'ils auront un impact positif sur l'ensemble du continent, notamment la liaison en fibre optique Alger-Abuja (Nigéria) et le gazoduc, des projets qui permettront d'offrir des postes d'emploi, de lutter contre la pauvreté et développer l'Afrique".

Le Chef de l'Etat a reçu enfin l'Ambassadeur de la République du Kenya, Peter Katana Angore qui s'est dit "heureux de sa présence en Algérie", ajoutant que "notre objectif est de hisser les relations historiques unissant les deux pays et qui remontent aux mouvements de libération, des relations qu'il convient, aujourd'hui, d'élever à un niveau supérieur".

L'Algérie condamne et rejette l'immixtion "flagrante" du Parlement Européen dans ses affaires internes. (APS, 28/11/2019)


ALGER- L'Algérie condamne et rejette "dans le fond et dans la forme" l'immixtion "flagrante" du Parlement Européen dans ses affaires internes et se réserve le droit de procéder à un examen général de ses relations avec l'ensemble des institutions européennes, indique jeudi un communiqué du Ministère des Affaires Etrangères.

"Le Parlement européen, sur instigation d'un groupe hétéroclite de députés partisans, a pris l'outrecuidante liberté de statuer sur le processus politique en cours dans notre pays, au moment précis où les Algériens s'apprêtent à élire, en toute démocratie et transparence, un nouveau président de la République", note la même source, précisant que "les députés européens se sont même arrogés, toute honte bue, un droit d'exiger du Parlement algérien de modifier des lois que nos députés ont souverainement adoptées".

"Par cette démarche, le Parlement européen a démontré son mépris, non seulement des institutions algériennes, mais également des mécanismes bilatéraux de consultation prévus par l'Accord d'association, y compris dans le domaine parlementaire", relève le communiqué, estimant que le Parlement européen "a surtout confirmé, à l'initiative des députés instigateurs, qu'il promeut désormais ouvertement leur agenda du chaos provoqué, qu'ils ont malheureusement mis en œuvre dans bien des pays frères".

"Il est révélateur qu'un des parlementaires européens ait fait l'éloge de la colonisation qui aurait permis, selon lui, l'exercice de la liberté de culte durant les 132 ans de l'occupation coloniale de l'Algérie", déplore la même source.

"L'Algérie condamne et rejette dans le fond et dans la forme cette immixtion flagrante dans ses affaires internes et se réserve le droit de procéder à un examen général et attentif de ses relations avec l'ensemble des institutions européennes, à l'aune de ce que ces institutions confèrent effectivement aux valeurs de bon voisinage ouvert, de coopération franche et de dialogue mutuellement respectueux", conclut le communiqué du MAE.

L'Espagne "appuie" le processus électoral du 12 décembre prochain. (APS, 28/11/2019)


ALGER - L'Espagne "appuie" le processus électoral du 12 décembre prochain, a indiqué jeudi à Alger le Ministre espagnol de l'Intérieur, Fernando Grande-Karlaska, relevant que la situation actuelle en Algérie est une "question interne".

"L'Espagne a toujours considéré (concernant la situation en Algérie) qu'il s'agit d'une question interne, et le gouvernement espagnol appuie le processus électoral qui va se tenir le 12 décembre prochain", a souligné le ministre espagnol dans une déclaration à la presse à l'issue de son entretien avec le Ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, Salaheddine Dahmoune.

Le Ministre espagnol qui répondait à une question sur l'annonce d'une réunion du Parlement européen consacrée à la situation en Algérie, a précisé que son pays a un rôle de "modérateur" avec l'Union Européenne.

Par ailleurs, M.Grande-Karlaska a indiqué avoir procédé avec son homologue algérien, à l'évaluation de la coopération bilatérale entre les deux pays et "analysé les différents éléments susceptibles d'être développés".

La coopération en matière de lutte antiterroriste est "très étroite", a-t-il dit, rappelant que les deux pays avaient souffert du terrorisme interne et ont fait face de manière "efficace et importante" à ce fléau "dans le respect de l'Etat de droit".

Pour sa part, M. Dahmoune a indiqué que les deux parties ont procédé à une évaluation des accords en relation avec la coopération bilatérale, notamment entre les polices des deux pays, la lutte anti-terroriste, l'émigration illégale et la criminalité transfrontalière, ainsi que la protection civile, la formation et la sécurité routière.

Les deux parties ont convenu de mettre des mécanismes pour l'évaluation de toutes les étapes franchies, ainsi que des accords conclus dans le cadre de la coopération bilatérale.

M.Dahmoune a relevé que le Ministre de l'Intérieur espagnol a salué l'Algérie pour sa position de non-ingérence dans les affaires internes espagnoles, ajoutant que M.Grande-Karlaska a fait part de sa position et celle du gouvernement espagnol soutenant le "processus constitutionnel" concernant l'élection présidentielle du 12 décembre en Algérie.

Le Conseil de la Nation adopte à l'unanimité la loi de finances 2020. (APS, 28/11/2019)


ALGER - Les membres du Conseil de la Nation ont adopté, jeudi à l'unanimité le texte de Loi de finances 2020, lors d'une plénière présidée par le Pprésident par intérim du Conseil, Salah Goudjil, en présence du Ministre des Finances, Mohamed Loukal et d'autres membres du Gouvernement.

Au terme de la séance, le Ministre des Finances, Mohamed Loukal a affirmé que l'adoption du texte de Loi de finances 2020 et du texte de loi organique amendant et complétant la loi organique N 18-15 relative aux lois de finances vient relancer la dynamique de promotion de l'investissement sérieux et de l'activité de production afin d'encourager l'initiative.

Ces lois contribueront également à encourager les projets porteurs de valeur ajoutée et créateurs de richesse et d'emplois, a assuré le ministre.

"Nous espérons voir ce cadre juridique booster l'économie nationale et le climat des affaires en assurant les meilleures conditions durables pour poursuivre la transition économique, qui s'opère graduellement, en prenant en compte l'encouragement des startup", a affirmé M. Loukal.

Ces lois sont à même de contribuer, en outre, selon le Ministre, à tracer une politique fondée sur l'encouragement de la Recherche scientifique, le développement technologique et l'utilisation des nouvelles technologies dans la satisfaction des préoccupations inhérentes à la préservation de l'environnement et l'adoption des énergies renouvelables.

Le Gouvernement s'attèle à poursuivre les efforts pour la réalisation des grands équilibres financiers, l'amélioration du recouvrement fiscal et l'utilisation rationnelle et efficace des ressources publiques, a-t-il encore ajouté.

Lors des séances de débat, le Premier argentier du pays a indiqué que le projet de loi a été élaboré dans "un contexte international particulier, caractérisé par une fluctuation du marché de l'Energie qui a rendu plus vulnérables les pays exportateurs de pétrole et les a amenés à entamer une profonde réflexion pour assurer des ressources financières permanentes", a précisé M. Loukal, ajoutant que l'Etat veille à maintenir un certain niveau d'investissement à même de réaliser une croissance économique et de créer des postes d'emplois.

Il a été procédé, selon le même responsable, à l'affectation d'un montant supplémentaire estimé à 150 milliards de DA aux dépenses imprévues, dont 70 mds DA pour l'achèvement des programmes en cours de réalisation dans le secteur de l'Habitat.

Rappelant dans le même contexte que les principales dispositions législatives contenues dans le texte, sont réparties sur 46 mesures fiscales, 9 procédures douanières et 43 mesures différentes, M. Loukal a fait savoir que le projet de loi a prévu des incitations fiscales au profit des start-up, outre la création de 4 types de zones industrielles à travers le pays en vue d'abriter ces start-up et créer un fond pour les soutenir.

Il a été également suggéré la suppression de la règle 51/49 régissant l'investissement étranger en Algérie pour les secteurs non stratégiques, en vue de diversifier les sources de financement de l'économie et de recourir "au besoin et de manière sélective", au financement extérieur auprès des institutions financières internationales pour le financement des projets économiques structurels et fructueux, outre le renforcement des taxes sur la fortune et les biens.

Selon le texte de loi, les citoyens peuvent importer des véhicules de tourisme d'occasion de moins de trois ans avec moteurs à essence et respectant les normes environnementales, et ce avec leurs propres moyens financiers.

En matière de protection de l'environnement, il a été suggéré la création d'une taxe sur l'environnement appliquée dés la souscription des contrats d'assurances avec un montant de 1.500 Da sur les voitures touristiques et 3.000 Da sur les autres types de véhicules, la réorganisation du système fiscale imposé sur les appareils électriques à haute consommation et l'augmentation des montants des taxes sur l'environnement en fonction du principe "pollueur-payant".

Quant au renforcement de la solidarité nationale, il a été proposé l'augmentation, de 1% à 2%, de la contribution solidaire appliquée sur les importations au profit de la CNR.

Le Ministre a également affirmé que le texte prévoit une augmentation des revenus des exportations des hydrocarbures en 2020 de 2% par rapport à 2019 pour atteindre 35,2 milliards de dollars (contre 34,5 milliards de dollars en 2019), et ce en raison d'une augmentation de 2,06 % des quantités des hydrocarbures devant être exportées.

Quant aux importations, le projet de loi prévoit leur baisse de 13,3% à 38,6 milliards de dollars en 2020. Les importations des marchandises devraient baisser de 12 % et celles des services de 16%.

Le déficit de la balance des paiements devrait atteindre -8,5 milliards USD en 2020, contre -16,6 milliards USD en 2019, soit d'une baisse de 8,1 milliards USD.

Les réserves de change connaitront une contraction à 51,6 fin 2020 ce qui représente 12,4 mois d'importations sans facteurs de production.

En matière dépenses publiques, le PLF 2020 prévoit également une baisse de 8,6% à 7,823 mds USD, un recul de 1,2% dans les dépenses de fonctionnement et de 18,7% en termes de dépenses d'équipements. Le budget de fonctionnement de l'année prochaine assurera 33.179 postes budgétaires dont 16.117 nouveaux postes pour garantir la gestion de 1.353 établissements en cours de réception au profit de plusieurs secteurs.

En 2020, la masse salariale dépassera les 2.900 milliards de DA, alors pour un nombre de postes budgétaires dépassant 2.279.555 postes.

Concernant le budget d'équipement, le PLF a réservé une enveloppe de 1.619,88 mds DA (37,7%) au budget d'autorisation de programmes de 2020, en sus d'un autre montant de 2.929,7 mds DA pour les crédits de paiement.

Aussi, le budget de 2020 a inscrit un nouveau programme de 469,88 milliards DA dont 190,19 milliards DA pour de nouveaux programmes et 279,69 milliards DA destinés à la réévaluation de programmes en cours de réalisation, outre 150 milliards DA affectés aux dépenses imprévues.

Quant aux recettes globales du budget, elles passeront à 6.200,3 milliards DA en 2020, soit une baisse de 7% en raison du recul de la fiscalité pétrolière à 2.200,3 milliards DA.

Communiqué du Conseil des Ministres (Texte intégral). (APS, 27/11/2019)


ALGER - Le Chef de l'Etat, M. Abdelkader Bensalah, a présidé, mardi à Alger, une réunion du Conseil des Ministres, au terme de laquelle a été rendu public le communiqué, dont voici le texte intégral :

"Le Chef de l'Etat, M. Abdelkader Bensalah, a présidé ce jour, mardi 29 Rabi al-Awal 1441, correspondant au 26 novembre 2019, une réunion du Conseil des Ministres.

Après la présentation et l'approbation de l'ordre du jour et le rappel des décisions du dernier Conseil, le Premier Ministre, M. Noureddine Bedoui, a présenté un exposé sur l'action gouvernementale.

Le Conseil des Ministres a entamé ses travaux par l'adoption d'un projet de loi modifiant et complétant la loi 84-09 du 4 février 1984 relative à l'organisation territoriale du pays, présenté par le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire.

Ce projet de loi vise à ériger les dix (10) circonscriptions administratives créées dans le sud algérien, et réparties sur huit (8) wilayas, en wilayas dotées de pleines prérogatives, quatre (4) ans après leur création, et ce, au regard de la maturité de leur cadre institutionnel et opérationnel qui leur permet d'accomplir pleinement leurs missions, en toute autonomie.

Ce découpage vise à renforcer la décentralisation, à assurer une répartition équilibrée du territoire, à améliorer son attractivité de manière à répondre aux exigences du développement socio-économique au profit des citoyens, notamment dans les régions frontalières, et à rapprocher les services publics de ces régions. Il vise également à faire des wilayas du Sud, qui passeront de 9 actuellement à 19 wilayas, un levier de développement national, aptes à prendre en charge les citoyens et à créer la dynamique économique escomptée, ce qui érigera cette région en pôle régional par excellence.

A ce titre, le texte de loi prévoit la création de dix (10) nouvelles wilayas dans le sud du pays, à savoir: Timimoune, Bordj Badji Mokhtar, Ouled Djellal, Beni Abbès, In Salah, In Guezzam, Touggourt, Djanet, El-Meghaier et El-Menia. Le territoire national comptera ainsi 58 wilayas alors que le nombre de communes demeurera inchangé, soit 1.541 communes.

Après l'adoption de ce projet de loi, le Chef de l'Etat a souligné que cette décision "vient couronner le processus de développement de l'organisation territoriale du pays en accord avec les mutations socio-économiques enregistrées au cours des dernières décennies, et vise à assurer la meilleure prise en charge possible des besoins des populations de ces régions, à renforcer leur participation à la gestion de leurs affaires et à optimiser l'accompagnement des pouvoirs publics de la dynamique de développement local, de même qu'il traduit l'intérêt accordé par l'Etat à la promotion du Sud, notamment les régions frontalières, pour permettre à nos concitoyens de bénéficier des mêmes niveaux de développement et de prospérité.

En vue d'accélérer l'application des dispositions de cette loi, le Chef de l'Etat a chargé le gouvernement de la mise en place d'un mécanisme spécial pour superviser toutes les procédures afférentes à l'ajustement des aspects techniques relatifs à la création des nouvelles wilayas, et au recensement des structures devant abriter les Directions de wilayas et l'organisation de leurs services administratifs, ainsi que des aspects financiers et ceux relatifs à la ressource humaine et au transfert des compétences.

Le Chef de l'Etat a chargé également les walis des wilayas mères d'accompagner le processus de création de ces nouvelles wilayas jusqu'à la réunion de toutes les conditions matérielles, humaines et juridiques, pour permettre à ces wilayas de s'acquitter convenablement de leurs missions, sans entraver le bon déroulement des services de l'Etat et pour la prise en charge des besoins du citoyen.

Dans le même sillage, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret présidentiel portant création de circonscriptions administratives dans la région des Hauts Plateaux, et définition des règles y afférentes.

Les nouvelles circonscriptions administratives au niveau des Hauts Plateaux ont été proposées sur la base de critères objectifs répondant au principe de décentralisation, à travers le rapprochement de l'administration du citoyen, ainsi qu'aux exigences du développement durable escompté au profit du citoyen et en réponse à ses aspirations exprimées. Ces régions étant le nerf du développement national, ce qui les habilitera à réaliser un véritable décollage en matière de développement et renforcera leur attractivité dans tous les domaines pour créer, ainsi, une dynamique au niveau de la bande des Hauts plateaux et contribuer à relier entre les régions du Sud et celles du Nord, conformément aux objectifs du Schéma National de l'Aménagement du Territoire (SNAT) pour 2030.

Partant, le projet de décret présidentiel prévoit la création de quarante-quatre (44) nouvelles circonscriptions administratives réparties sur dix- neuf (19) wilaya, à savoir: Laghouat (Aflou), Oum El Bouaghi (Ain Beida et Ain Mlila), Batna (Barika, Arris et Merouana), Bouira (Sour El Ghozlane et Ain Bessem), Tébessa (Bir El Ater, Chéria et Ouenza), Tlemcen (Maghnia et Sebdou), Tiaret (Frenda et Ksar Chellala), Djelfa (Messâd et Ain Oussara), Setif (El Eulma, Bougaa et Ain Oulmene), Sidi Bel Abbes (Télagh, Sfisef, Ben Badis et Ras El-Ma), Médéa (Ksar El Boukhari, Berrouaghia, Beni Slimane et Tablat), M'Sila (Bousaâda, Magra et Sidi Aissa), El Bayadh (El Abiodh Sidi Cheikh), Bordj Bou Arreridj (Ras El Oued), Tissemsilt (Theniet El Had), Khenchela (Chechar, Kaïs et Ouled Rechache), Souk Ahras (Sédrata et Taoura), Mila (Fardjioua, Chelghuom Laïd et Tadjenanet) et Naâma (Mecheria et Ain Sefra).

Après l'adoption du projet du Décret présidentiel, le Chef de l'Etat a exhorté le Gouvernement à suivre une méthodologie rationnelle en matière d'accompagnement de l'opération de création de ces nouvelles circonscriptions administratives, en tirant profit de l'expérience de création des circonscriptions administratives du sud du pays, et à œuvrer à la mobilisation de toutes les ressources humaines et matérielles nécessaires, à la condition de traduire cette mesure sur le terrain, étape par étape, en vue d'impulser une forte dynamique au développement local dans ces régions, et de promouvoir le niveau des services publics prodigués aux citoyen.

Le Chef de l'Etat a chargé, en outre, le Gouvernement de préparer la prochaine étape de l'organisation administrative au niveau des wilayas du Nord à travers la création de circonscriptions administratives à leur niveau et la poursuite du processus de renforcement de l'efficacité de cette organisation en vue d'atteindre les objectifs attendus.

Le Conseil des Ministres a poursuivi ses travaux par l'adoption d'un projet de loi fixant les missions, la composition et l'organisation du Conseil national de la recherche scientifique et des technologies, présenté par le ministre de l'Enseignement supérieur et la recherche scientifique.

Ce projet de loi intervient en application des dispositions de la Constitution (articles 206 et 207) visant la création d'un organe consultatif chargé d'accompagner les pouvoirs publics dans la définition des politiques nationales dans le domaine de recherche scientifique et le développement technologique à travers la promotion de l'innovation technologique et scientifique et le développement des capacités nationales dans ce domaine, en sus de l'évaluation de l'efficience des dispositifs de valorisation des résultats de la recherche au profit de l'économie nationale dans le cadre du développement durable.

Placé auprès du Premier Ministre, ce Conseil est composé de l'élite des chercheurs, de personnalités scientifiques et de compétences techniques à l'expérience avérée en matière de recherche scientifique, y compris l'élite nationale établie à l'étranger, tout en y associant des gestionnaires d'entreprises économiques et des cadres du secteur socioéconomique.

Dans le même cadre, le Conseil des Ministres a adopté le projet de loi modifiant la loi N 15-21 portant loi d’orientation sur la recherche scientifique et le développement technologique, présenté par le ministre de l'Enseignement supérieur et la recherche scientifique.

Ce texte est initié en vue de l'adaptation des dispositions de la loi d'orientation sur la recherche scientifique et le développement technologique à la mise en place du Conseil national de la recherche scientifique et des technologies suscité. Ce dernier assumera les missions assignées, auparavant, au Conseil national de recherche scientifique et de développement technologique et au Conseil national d'évaluation, qu'il remplacera.

A l'issue de l'adoption de ces deux projets de loi, le Chef de l'Etat a affirmé que la création de ce nouvel organe consultatif, consacré par la Constitution, dénote du grand intérêt accordé par l'Etat à la promotion de la recherche scientifique et technologique, en tant que pierre angulaire du développement du pays à tous les niveaux, ainsi que de la forte volonté de consolider les capacités scientifiques nationales, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, et leur rôle, en tant que force de proposition et première référence en matière de conception de toutes les stratégies et politiques publiques.

Par la suite, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi relatif aux radiocommunications, présenté par la Ministre de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du numérique.

Ce projet de loi vient combler un vide juridique et vise la préservation et la valorisation du spectre des fréquences, ressource rare et rentable, ainsi que la couverture des nouveaux modèles de technologies, d'une part, et l'ouverture du domaine commercial des télécommunications, d'autre part, notamment au vu du dépassement de l'ordonnance N 63-439 du 8 novembre 1963 relative à la police des stations radioélectriques privées, devenue caduque en raison de l'absence de dispositions pénales pour contrer les dépassements, et d'une Autorité compétente en matière d'application des règles de gestion et de contrôle du spectre.

Ainsi, ce projet de loi vient encadrer la mise en place, l'exploitation et l'utilisation des réseaux, infrastructures ou équipements terminaux radioélectriques, l'octroi et l'attribution de fréquences, le parasitage et le contrôle du spectre.

Le Conseil des Ministres a adopté, par la suite, le projet de loi N 01-13 du 7 août 2001, portant orientation et organisation du transport terrestre, présenté par le ministre des Travaux publics et des Transports.

Ce texte vise à combler un vide juridique en matière de lutte contre le phénomène d'utilisation des moyens de transport public pour attenter délibérément à l'ordre public et à la sécurité des personnes et des biens, à travers l'intégration de nouvelles dispositions criminalisant l'exercice de cette activité en violation des lois et réglementations ainsi que des restrictions administratives émanant des autorités compétentes. Ces violations feraient l'objet de sanctions administratives et pénales plus rigoureuses en vue d'endiguer, voire éradiqué, ces agissements qui nuisent gravement à l'ordre public.

Intervenant après l'approbation de ce projet de loi, le Chef de l'Etat a souligné que "l'activité du transport public des personnes, qui est un service public, doit s'exercer dans le strict respect des lois et réglementations et répondre aux exigences d'un service de qualité à garantir au citoyen pour son bien-être et sa sécurité, et ne peut aucunement être exploitée comme couverture pour attenter à l'ordre public et à la sécurité des personnes et des biens.

Le Conseil des Ministres a adopté, par ailleurs, un projet de loi modifiant et complétant la loi N 04-19 relative au placement des travailleurs et au contrôle de l'emploi, présenté par le Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale.

Cet amendement tend à adapter la législation en matière de placement des travailleurs et de contrôle de l'emploi, et à conférer la flexibilité aux procédures de médiation, à travers la réduction des délais de traitement des offres d'emploi de 21 jours à 5 jours au maximum. Une procédure très accessible eu égard à la génération de la numérisation via l'application "Wassit".

Réagissant à cet exposé, M. Bensalah a indiqué que cette procédure confirme réellement la réussite du dispositif de médiation en matière de rapprochement entre l'offre et la demande d'emploi et de facilitation de l'accès des jeunes à l'emploi suivant des mécanismes efficaces et transparents, consolidés à la faveur de la généralisation de l'utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC).

Evoquant la décision de régularisation de la situation des bénéficiaires du dispositif d'aide à l'insertion socioprofessionnelle des jeunes diplômés, le Chef de l'Etat a considéré que cette décision, longtemps espérée par cette catégorie, traduit la reconnaissance, par l'Etat et ses institutions, de la contribution, pendant de longues années, de ces jeunes diplômés à la gestion et à la modernisation des infrastructures publiques ainsi que de leur apport à la dynamique économique, et qui a permis le développement de leurs compétences, d'où la nécessaire prise en charge de leur légitime revendication.

M. Bensalah a affirmé que les pouvoirs publics ont mobilisé toutes les ressources et les moyens pour la concrétisation étudiée et suivant le calendrier arrêté, qui s'étend sur 3 ans, de cette décision.

En outre, le Conseil des Ministres a adopté deux projets de décrets présidentiels, la première portante autorisation de la participation de l'Algérie à l'augmentation générale et sélective du capital 2018 de la Banque internationale pour la reconstruction et de développement (BIRD), le second est relatif à l'autorisation de souscription de l'Algérie aux actions soumises par la Banque africaine de développement (BAD).

Par ailleurs, le Conseil des Ministres a adopté trois (3) projets de décrets présidentiels portant l'approbation de contrats d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures.

Le premier décret porte l'approbation de l'avenant de contrat d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures entre la compagnie nationale Sonatrach, société par actions (SA) et les compagnies "PT Pertamina Alegria Eksplorasi Produksi", "Talisman Algeria B.V" et "Repsol Exploration Argelia SA".

Les deuxième et troisième décrets portent l'approbation de contrats d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures entre l'Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT) et la compagnie nationale Sonatrach SA.

Le Conseil des Ministres a suivi, ensuite, un exposé sur le projet d'un décret exécutif portant déclassement de parcelles de terres agricoles affectées à la réalisation de logements et d'équipements publics au niveau de certaines wilayas.

Le projet de ce décret exécutif vient en application des dispositifs de la loi 16-08 du 3 aout 2008, portant orientation agricole. Il s'agit de parcelles de terrains à faible valeur agricole, réparties sur les wilayas de Blida, Alger, Médéa, Boumerdès et Ain Témouchent, destinés à la réalisation de logements et d'équipements publics, notamment le parachèvement du projet de logements AADL de la wilaya d'Alger.

Le Conseil des Ministres a auditionné, également, un exposé présenté par le ministre de l'agriculture sur la régularisation et l'élaboration de contrats de propriété de logements publics construits effectivement par des instances publics.

Cet exposé s'inscrit dans le cadre des mesures prises en concrétisation de la décision de l'Etat visant à permettre aux citoyens d'obtenir des actes de propriété de leurs logements, ainsi le Conseil des ministre a approuvé la proposition relative à la régularisation de la situation juridique des parcelles de terres agricoles, où des logements ont été construits sans le parachèvement des procédures juridiques de leur déclassement.

Commentant cette présentation, le chef de l'Etat a déclaré que cette décision est à même de permettre l'accélération de l'opération de régularisation de la situation des logements concernés, et de délivrer ainsi les actes de propriété aux bénéficiaires dans les plus brefs délais.

Il a ajouté à ce propos, que l'Etat est fermement déterminé à aplanir tous les obstacles et à traiter les situations en suspens depuis des années en vue de rassurer nos citoyens et d'assainir l'assiette foncière, des mesures qui contribueront graduellement à la régulation du marché immobilier.

Le Conseil des ministres a conclu ses travaux par l'examen et l'adoption de décisions individuelles portant nominations et fin de fonctions à des postes supérieurs de l'Etat.

Au terme des travaux, le Chef de l'Etat a adressé ses remerciements aux membres du Conseil des ministres pour leurs observations et leur contribution à l'enrichissement du débat sur les questions à l'ordre du jour.

Il a affirmé, par ailleurs, que par "l'adoption de ces textes aujourd'hui, nous franchissons une étape importante sur la voie de la promotion du développement local en veillant à garantir davantage d'équilibre entre l'ensemble des régions du territoire nationale et à accorder un plus grand intérêt à notre grand Sud et aux Hauts plateaux, de même que nous contribuons à la consolidation des bases de l'économie nationale dans plusieurs domaines, notamment par la valorisation de la recherche scientifique et en permettant à ce secteur vital de jouer le rôle qui lui revient dans la relance durable du développement".

A ce propos, il a invité tous les membres du Gouvernement, chacun en ce qui concerne son secteur, à "redoubler d'effort et à veiller à la prise en charge optimale des préoccupations des citoyens".

Il les a exhorté, en outre, à "la plus grande vigilance, d'autant que l'Algérie est à la veille d'une échéance électorale décisive, dont le bon déroulement et la réussite incombent à tout un chacun".

Cette échéance, a-t-il ajouté "est un nouveau jalon dans le processus d’édification d’une Algérie démocratique moderne, forte de ses institutions et de la mobilisation de son peuple aspirant à conférer toute la légitimité à l'homme qu'il juge apte à conduire le pays vers un avenir meilleur".

Le Chef de l'Etat, M. Abdelkader Bensalah : Le rejet de l'ingérence étrangère, un principe ancré dans la culture politique de l'Algérie. (APS, 27/11/2019)


ALGER - Le Chef de l'Etat, M. Abdelkader Bensalah, a réitéré, mardi lors du Conseil des ministres, que "le rejet de l'ingérence étrangère est un principe ancré dans la culture politique de l'Algérie, peuple et institutions", affirmant que "toute velléité dans ce sens est vouée à l'échec".

"Je voudrais, à partir de cette tribune, réitérer que l'Algérie demeure profondément attachée à son rejet de principe de toute ingérence étrangère dans ses affaires internes, quelles que soient les parties qui pourraient en être l'instigateur et quelles qu'en soient leurs intentions, déguisées souvent, pour ne pas dire toujours, sous le couvert des droits de l'Homme, diaboliquement politisés dans la plus part du temps", a déclaré M. Bensalah à l'ouverture de la réunion du Conseil des ministre, qu'il a présidé mardi à Alger.

"Que tout un chacun comprenne que le rejet de l'ingérence étrangère est un principe ancré dans la culture politique de l'Algérie, peuple et institutions, et que toute velléité dans ce sens est vouée à l'échec", a-t-il souligné.

Et d'ajouter: "par conséquent, il est attendu de nos partenaires de faire montre de respect à l'égard de l'Algérie et de ses institutions, car c'est au peuple algérien, et à lui seul, que revient le choix -en toute souveraineté et avec toutes les garanties de transparence- du candidat auquel il souhaite donner la légitimité nécessaire pour la conduite du pays durant l'étape à venir".

Il a précisé, à ce propos, que le moyen d'y parvenir sera "la volonté populaire exprimée à travers les urnes, vers lesquelles notre peuple s'apprête à aller massivement dans les jours à venir, uni et unifié, en faveur d'une Algérie tournée vers un avenir, que construiront ses filles et ses fils avec l'accompagnement de l'Armée Populaire Nationale (APN), digne héritière de l'Armée de Libération Nationale (ALN) sous la conduite de son Commandement clairvoyant".

"Une Armée qui a veillé à la protection de la patrie, puisant ses sacrifices dans sa loyauté aux valeureux Chouhada et Moudjahidine, et qui est attachée à la satisfaction des revendications légitimes du peuple algérien et de son droit à l'édification d'un Etat démocratique et moderne. Un Etat fort de son passé et de ses potentialités, et serein quant à l'avenir de ses générations montantes, conscientes des missions et responsabilités qui les attendent dans une Algérie conduite par des compétences nationales crédibles", a-t-il ajouté.

M. Abdelkader Bensalah a tenu, à cette occasion, à louer "les efforts énormes" et "le travail intense" fournis par les corps de sécurité en coordination avec les institutions de l'Etat pour garantir le bon déroulement de l'opération électorale afin de permettre aux candidats de présenter leurs programmes aux citoyens à travers l'ensemble du territoire national.

Pour sa part, le Premier Ministre, M. Noureddine Bedoui, a présenté au Conseil des Ministres le bilan de l'activité du Gouvernement depuis la tenue de la dernière réunion du Conseil, le 13 octobre 2019.

Dans ce sens, le Premier Ministre a mis en avant les développements "positifs" enregistrés aux plans politique, économique et social "en dépit de la conjoncture que nous vivons, et qui ne nous a pas empêché de prendre toutes les décisions indispensables, d'ouvrir des chantiers et d'oeuvrer à rendre justice à de larges pans de la société, partant du sens des responsabilités de l'Etat à l'égard des citoyens et en consécration de l'Etat de droit".

Affirmant que ce travail "est réalisé dans le cadre d'une action gouvernementale intégrée et coordonnée, et avec l'appui du chef de l'Etat", Bedoui a précisé que le Gouvernement "s'est attelé à la concrétisation sur le terrain de tous les projets et qui ont eu un impact positif sur le quotidien de nos concitoyens et sur les grands équilibres de l'économie nationale".

"Il s'agit de réalisations concrétisées dans un climat empreint de quiétude et de sécurité grâce à la vigilance élevée de notre Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l'Armée de libération nationale (ALN), qui en fidélité à son engagement et sa promesse depuis le début mouvement populaire, a veillé à prémunir les enfants de la même patrie contre l'effusion du sang et à préserver les fondements de l'Etat, son intégrité territoriale et l'unité de ses symboles novembristes", a indiqué M. Bedoui.

"Motif de fierté et d'orgueil de par ses sacrifices et sa loyauté dans leurs plus éloquentes manifestations, notre Armée a su barrer la route aux sceptiques et aux comploteurs, poursuivant sereinement sa mission constitutionnelle de protection des intérêts suprêmes du pays et l'unité de la nation, et comment aurait-il été autrement alors qu'elle est sous la conduite d'un Moudjahid qui a placé l'intérêt suprême de l'Algérie au-dessus de toutes considérations personnelles?", a-t-il ajouté.

"A la veille d'un rendez-vous décisif, notre pays vit une parfaite synergie populaire exprimée par nos concitoyens en donnant un bel exemple de l'amour de la patrie, d'une manière civilisée qui a fascinée le Monde, notamment par leur adhésion autour de notre Armée. Une Armée qui, à son tour, a donné un exemple dans le respect des valeurs humanitaires et civilisationnelles par sa fusion avec son peuple, se plaçant toujours aux premiers rangs du côté des citoyens pour les accompagner et leur prêter main forte, notamment aux population de notre Grand Sud et de nos zones frontalières, montagneuses et enclavées", a poursuivi le Premier ministre.

Affirmant que "la place qu'occupe notre institution militaire en a fait le bouclier du peuple dans toutes les circonstances et durant toutes les crises, où elle est la soupape de sécurité", M. Bedoui a tenu à mettre en avant "le devoir de reconnaissance et de considération que nous lui devons, ainsi qu'à son Commandement, pour son dévouement au pays en lui permettant de se consacrer sereinement à la construction d'un avenir meilleur avec la contribution de tous ses loyaux enfants, qui le place au dessus de toutes les considérations partant de la fidélité au serment des Chouhada. Un serment à la fidélité duquel veillent encore aujourd'hui de valeureux Moudjahidine, à leur le Moudjahid Général de corps d’Armée, Chef d'état-major de l'ANP, Vice-ministre de la Défense nationale".

Le Premier Ministre, M. Noureddine Bedoui présente au Conseil des Ministres le bilan de l'action gouvernementale. (APS, 27/11/2019)


ALGER - Le Premier Ministre, M. Noureddine Bedoui a présenté, mardi à Alger, lors de la réunion du Conseil des Ministres, le bilan de l'action gouvernementale depuis le dernier Conseil des Ministres, tenu le 13 octobre dernier jusqu'à aujourd'hui, a indiqué un communiqué du Conseil des Ministres.

A cette occasion, M. Bedoui a affirmé que "les développements que connaît la scène sociopolitique et économique, malgré la conjoncture que nous vivons, ne nous ont pas empêché de prendre les décisions nécessaires, d'ouvrir les ateliers de travail et de veiller à rendre justice à plusieurs franges de la société", estimant que cette démarche "découle du rôle qu'incombe à l'Etat envers ses citoyens et intervient en consécration de l'Etat de droit".

Ce plan d'action, a-t-il expliqué, "est consacré et cristallisé dans le cadre d'une action gouvernementale intégrée et cohérente, dans le cadre de l'appui du chef de l'Etat, qui grâce à ses orientations et ses instructions, nous avons réussi à concrétiser sur le terrain l'ensemble des projets, ayant eu un effet positif sur la vie quotidienne de nos citoyens et sur les grands équilibres de l'économie nationale".

Ces acquis "ont été réalisés dans un climat empreint de sérénité et de sécurité, grâce à la haute vigilance de notre Armée Nationale Populaire (ANP), digne héritière de l'Armée de Libération Nationale (ALN), qui a honoré ses promesses depuis le sursaut populaire, en empêchant l'effusion de sang des enfants de notre patrie, en préservant les fondements de l'Etat et son intégrité territoriale et en assurant son unité et l'unité de ses symboles novembristes", a-t-il soutenu.

"L'ANP, symbole de fierté et d'honneur, a fait preuve, comme à l'accoutumée, d'un haut sens de sacrifice et de loyauté, en faisant taire les sceptiques et les provocateurs et en optant pour la voie constitutionnelle afin de préserver les intérêts suprêmes de l'Etat et l'unité de la Nation, car il ne faut pas oublier qu'elle à sa tête un Moudjahid qui a placé l'intérêt suprême du pays au-dessus de toute considération personnelle", a indiqué M. Bedoui.

Le Premier Ministre a tenu à évoquer, dans ce sens, "la situation qui prévaut ces jours-ci dans notre pays à l'aube d'un rendez-vous crucial", citant "les images de cohésion entre les citoyens qui n'ont eu de cesse de traduire leur amour de la patrie de manière civilisationnelle, suscitant l'admiration de la communauté internationale, notamment en restant fidèle à son armée".

Une armée qui, selon M. Bedoui, "a donné les meilleurs exemples en valeurs humaines et civilisationnelles, une armée également en parfaite cohésion avec son peuple, toujours aux premiers rangs aux côtés des citoyens, leur apportant aide et assistance notamment dans le grand Sud, les zones frontalières et les contrées les plus éloignées".

"La place occupée aujourd'hui par l'Armée Nationale Populaire (ANP) en fait un rempart pour le peuple, dans toutes les circonstances et les crises, qui lui vaut notre gratitude et notre considération, mais aussi tout notre respect à son commandement pour la sincérité et la loyauté dont il a fait montre en ouvrant la voie à notre pays, lui permettant d'aller vers un avenir meilleur avec la contribution de tous ses fidèles enfants qui honorent ainsi le serment de nos valeureux martyrs, notamment ses meilleurs moudjahidine que nous voyons aujourd'hui veiller à ce que sa destinée ne dévie pas de ce noble serment, et à leur tête le moudjahid, Général de Corps d'Armée, chef d'Etat-Major de l'Armée nationale populaire, vice-ministre de la Défense nationale", a-t-il souligné.

"Nous sommes convaincus que notre pays est engagé aujourd'hui dans une expérience inédite de l'exercice démocratique, avançant à pas de géants vers la réalisation de la volonté populaire et la concrétisation de la démocratie véritable, dans laquelle les citoyens et citoyennes choisissent leurs institutions républicaines en toute liberté et transparence, dans le respect de l'Etat de droit, dans le cadre de la neutralité absolue de l'administration et de la transparence du déroulement du processus électoral, et dans un climat empreint de respect mutuel, autant d'acquis qu'il faut préserver car contribuant à la cohésion de l'édifice institutionnel, voir le renforçant davantage. Nous avons foi en l'avenir prometteur de notre pays, au regard de la maturité de notre peuple qui est conscient des défis de l'étape actuelle et qui ne manque pas de contrecarrer toutes les tentatives visant à semer le désespoir et à décrédibiliser les institutions qui veillent à le servir", a-t-il ajouté.

Concernant l'action gouvernementale au cours de la dernière période, il a fait savoir que le Gouvernement "s'est attelé à corriger nombre de dysfonctionnements qui entravaient le quotidien de nos concitoyens, ainsi que le libre exercice de leurs droits dans les transactions qui était prisonnier de procédures bureaucratiques ou d'entraves procédurales, donnant lieu à une stagnation dans certains domaines, notamment le marché immobilier et le marché de l'emploi, avec ce que cela implique comme retombées négatives sur les activités économiques, et, par ricochet, le grand manque à gagner pour le Trésor, voire les charges supplémentaires auxquelles il fait face et qui auraient pu être mis à profit pour lancer des projets publics au bénéfice de nos concitoyens".

Il a fait savoir que les décisions prises "sont le reflet d'un vécu voire d'une réalité souvent amère qui a duré plusieurs années, et qui nous a mis devant de lourdes responsabilités pour y remédier et sortir du statu quo.

Les décisions prises pour la titularisation des jeunes diplômés et ceux bénéficiant de contrats pré-emploi et la consécration du droit de tous les citoyens d'obtenir leurs actes de propriété vont toutes dans ce sens.

Concernant les domaines stratégiques étudiés par le Gouvernement, M. Bedoui a souligné qu'ils portent essentiellement sur:

1- La réforme globale du système fiscal, la redynamisation des nouvelles villes et des pôles urbains et le parachèvement des programmes de logements.

2- Le changement du modèle de consommation énergétique national et la concrétisation de la transition énergétique vers les énergies renouvelables.

3- La mise en place d'une stratégie nationale pour la promotion de l'utilisation du numérique et de la recherche scientifique.

4- La relance de l'activité des entreprises économiques nationales, notamment publiques à travers leur développement, l'amélioration de leur rendement et le révision de leur gouvernance.

5- La réforme de la Gouvernance des banques publiques.

6- La relance du développement de la filière céréalière, notamment dans le Sud et les Hauts plateaux.

7- La préservation des postes d'emploi, de l'outil national de production et autres.

Le premier Ministre a fait savoir, dans ce cadre, que tous ces points ont été traités à travers l'action gouvernementale, au cours de la dernière période qui a suivi la tenue du dernier Conseil ministériel, le 13 octobre 2019, et ce avec la tenue de six (6) réunions de Gouvernement, sept (07) réunions interministérielles et une (01) réunion du Conseil national de l'investissement (CNI), lors desquelles il a été procédé à l'examen et l'adoption de quatre (4) avant-projets de lois relatives à la recherche scientifique et technologique, au transport routier et son organisation, placement des travailleurs et au contrôle de l'emploi, outre l'adoption de de 12 projets de décrets exécutifs et d'un (1) projet de décret présidentiel, en sus du report de l'adoption du projet de décret exécutif pour enrichissement et l'approbation de la conclusion de 8 marchés de gré à gré simple avec les entreprises publiques, au profit de différents services de l'Etat.

Le Projet de Loi de Finances 2020 (PLF) favorise le climat des affaires et l'investissement (Le Ministre des Finances Mohamed Loukal). (APS, 26/11/2019)


ALGER- Le Ministre des Finances, M. Mohamed Loukal a affirmé, lundi devant le Conseil de la Nation, que le Projet de Loi de Finances 2020 (PLF) vise à améliorer le climat des affaires et à attirer l'investissement étranger.

L'entrée en vigueur du PLF permettra la levée "des contraintes" sur l'investissement à la faveur de la suppression de la règle 49/51% régissant l'investissement étranger en Algérie, et dont le maintien a été décidé uniquement pour les secteurs stratégiques, notamment les hydrocarbures, a précisé M. Loukal lors d'une plénière présidée par le président du Conseil de la nation par intérim, Salah Goudjil, en présence de plusieurs membres du Gouvernement.

En réponse aux préoccupations des membres de la Chambre haute du parlement concernant l'ouverture de bureaux de change en Algérie, le ministre a indiqué que "les bureaux agrées par la Banque d'Algérie ont restitué leurs autorisations accordées arguant l'absence de bénéfice et la baisse de l'activité touristique".

Concernant la valeur du Dinar, le Ministre des Finances a fait savoir qu'elle a connu une baisse durant la période allant de 2014 à 2016 avant d'enregistrer "une stabilité relative".

D'autre part, le Ministre a affirmé que l'Algérie "ne recourra au financement extérieur qu'au cas de financement de projets structurels à importance stratégique pour l'économie nationale".

Estimant que l'évasion fiscale a atteint un seuil "inacceptable", M.Loukal a mis en avant la détermination de l'Etat à réhabiliter et à moderniser l'administration fiscale pour lui permettre le recouvrement de ces fonds.

Après avoir expliqué que le financement non conventionnel était "une dette à long terme" que le Trésor remboursera sur 30 ans à un taux d'intérêt ne dépassant pas 0.5%, le ministre des Finances a rappelé que le niveau de l'endettement extérieur de l'Algérie était des plus faibles au monde avec un taux de 078% du PIB tandis que le taux de la dette publique intérieure était de 40% du PIB.

Pour ce qui est de l'inflation, le premier argentier du pays a fait état d'une baisse notable, passant de 4.45% fin septembre 2018 à 2.01% fin septembre 2019.

Cette baisse, a-t-il précisé, a été possible grâce à une panoplie de mesures mises en place, dont la réalisation des marchés de gros et de détail, la lutte contre les pratiques frauduleuses, outre la politique monétaire adoptée par la Banque d'Algérie pour récupérer l'excédent de liquidité et stabiliser les cours de change.

Concernant l'autorisation d'importation de véhicules de moins de 03 ans, M. Loukal a déclaré que les prix des ces véhicules seront raisonnables en raison de leur exonération de la TVA dans le pays d'origine, ajoutant que leur dédouanement sera en dinar algérien et que les taxes douanières et la TVA seront calculées au taux de change officiel.

La dernière note de la Banque d'Algérie relative à l'obligation de déclarer l'origine des dépôts bancaires en devises concernait "exclusivement les étrangers" venus en Algérie, a-t-il rappelé.

S'agissant de la prise en charge sociale, le Ministre a fait savoir que la réforme de la subvention sociale en passant de généralisée à ciblée,destinée exclusivement aux catégories vulnérables, contribuera largement à l'allègement du déficit budgétaire, soulignant que les subventions généralisées sont devenues un fardeau lourd pour le budget de l'Etat, dont la réforme est devenue urgente.

Le Gouvernement a recouru à une assistance technique de la Banque mondiale

à l'effet de déterminer les meilleures mécanismes à adopter pour opérer cette réforme "à court terme", a révélé le ministre ajoutant que "la réforme des transferts sociaux est une opération de longue durée, complexe, sensible socialement et économiquement, d'où l'importance d'une démarche globale de réforme et une étude rigoureuse pour déterminer ses répercussions sur le citoyen".

L'Etat consacre annuellement près de 1800 milliards DA aux transferts sociaux directs et le même montant aux transferts indirectes, dites implicites.

A ce propos, le Ministre a relevé que "le déficit budgétaire de l'Etat avoisine 1500 milliards Da/an et en réduisant les deux montants de subventions directe et indirecte de moitié, l'on pourra facilement régler le déficit", a-t-il conclu.11/2019)

Droits de l'homme: Le Président du Conseil National des Droits de l'Homme (CNDH) remet au Chef de l’Etat, M. Abdelkader Bensalah le rapport annuel de 2018. (APS, 25/11/2019)


ALGER - Le Chef de l'Etat, M. Abdelkader Bensalah a reçu, lundi à Alger, le Président du Conseil National des Droits de l'Homme (CNDH), Bouzid Lazhari, qui lui a remis le rapport annuel relatif à la situation des droits de l'Homme en Algérie au titre de l'année 2018.

Dans une déclaration à la presse, M. Lazhari a indiqué avoir été reçu par le chef de l'Etat en application de l'article 199 de la Constitution qui dispose que le Conseil élabore et adresse un rapport annuel sur la situation des droits de l'Homme en Algérie.

Le rapport annuel relatif à la situation des droits de l'Homme en Algérie au titre de l'année 2018 rappelle le travail des six (6) commissions permanentes du CNDH et les grandes préoccupations soulevées au cours de la période de référence de même qu'il comprend près de 200 recommandations ayant fait l'objet de correspondances adressées aux pouvoirs publics pour leur prise en charge en vue de s'adapter aux engagements internationaux pris par l'Algérie en matière de protection des droits de l'Homme, a-t-il précisé.

A cette occasion, le Président du CNDH a mis en avant l'importance accordée par l'Etat algérien "au plus haut niveau" à la question de la protection des droits de l'Homme, en voulant pour preuve "la présentation de ce rapport dans cette conjoncture en particulier, avec toute sa complexité, et l'acharnement émanant de certaines parties qui ont saisi que nous avançons sur la bonne voie, celle où les avis divergents peuvent s'exprimer dans un cadre pacifique et civilisé, mais aussi celle menant à une élection dont les conditions de régularité et de transparence sont réunies".

L’Autorité Nationale Indépendante des Elections (ANIE) salue la position des candidats rejetant toute ingérence étrangère dans les affaires internes de l'Algérie. (APS, 25/11/2019)

ALGER- L'Autorité Nationale Indépendante des Elections (ANIE) a salué, lundi, la position des cinq (5) candidats à la présidentielle quant au rejet de toute ingérence étrangère dans les affaires internes du pays, soulignant que le scrutin du 12 décembre prochain se déroulera sans observateurs étrangers.

"Nous saluons, en tant qu'Autorité nationale, les déclarations des cinq candidats et leur position rejetant toute ingérence étrangère dans les affaires internes du pays", a déclaré à la presse M. Ali Draa, Chargé de l'information de l'ANIE.

Il a ajouté que "l'ANIE, qui est indépendante de toutes les autorités et du Gouvernement et dont le rapport se limite aux candidats, soutient leurs déclarations et leur position quant au rejet de toute ingérence étrangèredans les affaires internes du pays".

Par ailleurs, M. Draa a indiqué en réponse à une question sur l'invitation d'observateurs étrangers pour la surveillance de la présidentielle du 12 décembre 2019, que "l'Algérie s'est dotée d'une Autorité indépendante quijoue pleinement son rôle et qui n'a pas besoin d'une autre autorité ou d'observateurs pour se substituer à elle".

"L'ANIE, qui refuse cette démarche préconisée par les candidats, s'acquittera pleinement de son devoir national", a-t-il assuré.

Evoquant la campagne électorale dans son 9ème jour, le Chargé de l'information de l'ANIE a fait savoir qu'"aucune transgression ou dérapage n'ont été enregistrés depuis le lancement de cette campagne", affirmant que "dans l'ensemble, elle se déroule dans de bonnes conditions".

A ce titre, M. Draa a précisé que tous les candidats se déplaçaient à travers le territoire national "sans incident à signaler", et qu'ils "s'attachent à expliquer leurs programmes et à convaincre les citoyens d'aller aux urnes", relevant "une bonne adhésion des citoyens et une bonne préparation de de cette campagne".

S'agissant de la tentative d'interception, dimanche à Bordj Bou Arreridj, d'un bus de transport des journalistes accompagnant le candidat Ali Benflis, le chargé de l'information de l'ANIE a estimé que cet incident était "un non évènement", précisant qu'il s'agissait "d'un groupe de jeunes, comme il en existe dans toutes les wilayas du pays, opposés à la tenue du scrutin ou partisans d'un autre candidat".

Il a fait savoir, à ce titre, que le président de l'ANIE, Mohamed Charfi "a saisi ce jour (lundi) les responsables de sécurité à travers l'ensemble du territoire national pour la protection des journalistes, des candidats et de la délégation qui les accompagne", précisant que "ces journalistes bénéficient de toute la sécurité garantie à toute l'opération électorale".

M. Hassen Rabehi, Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, Ministre de la Culture par intérim: L'Algérie n'admet aucune tentative d'ingérence dans ses affaires internes. (APS, 25/11/2019)


ALGER -L'Algérie, en tant qu'institutions et peuple, n'admet aucune tentative d'ingérence dans ses affaires internes, a réaffirmé lundi à Alger le Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, Ministre de la Culture par intérim, Hassen Rabehi, appelant les différents partenaires à respecter ce principe.

"Il est admis dans l'esprit de l'Union Européenne (UE) ainsi que de tous nos partenaires étrangers que l'Algérie s'attache au principe de la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays, tout comme elle n'admet pas, en tant qu'institutions et peuple à ce qu'il puisse avoir une interférence dans ses affaires intérieures", a déclaré à l'APS M. Rabehi, en réaction à l'annonce d'une réunion du Parlement européen consacrée à la situation en Algérie.

"Je souhaite, tout d'abord, relever le fait que les relations de l'Algérie avec l'UE sont des relations stratégiques et très importantes qui couvrent tous les secteurs d'activités. Autant que L'UE et l'Algérie sont conscients de ce caractère stratégique et ne permettraient pas à qui que ce soit à remettre en cause cette qualification stratégique par de simples parlementaires qui se caractérisent par une myopie et qui ne mesurent pas l'importance de ces relations", a-t-il souligné, en marge d'une rencontre à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de la lutte contre la violence à l'égard de la femme.

"L'UE et l'Algérie, de par le nombre d'accords qui ont été signés ainsi en considération des interactions fructueuses qu'il y a eu jusqu'à présent, renforcent la confiance en l'avenir de ces relations, auxquelles les deux parties accordent une importance stratégique", a-t-il insisté.

Interrogé par ailleurs, sur l'évaluation de la première semaine du coup d'envoi de la campagne électorale, le ministre a indiqué que cette prérogative revenait à l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).

"Toutefois et en tant que citoyen et de par le suivi des évènements, j'ai pu constater que cette campagne se déroule, dans l'ensemble, dans de bonnes conditions. Je souhaite sincèrement à ce que la préparation de cette élection continue à se dérouler dans des conditions normales de sorte à ce qu'on puisse réunir les meilleures conditions de l'exercice par tous les citoyens de leur devoir électoral", a-t-il déclaré.

Le Ministre a indiqué avoir constaté "une volonté sincère" de la part d'un grand nombre de citoyens à adhérer au processus électoral, "qui reste la voie salutaire pour permettre à notre pays de sortir de la situation actuelle et aller vers une étape nouvelle qui permettra à l'Algérie de renforcer sa stabilité, sa sécurité et également d'utiliser à bon escient toutes le ressources dont elle dispose.

L’Autorité Nationale Indépendante des Elections (ANIE) se félicite du respect des candidats et des médias de la Charte d'éthique des pratiques électorales. (APS, 24/11/2019)


ALGER - L’Autorité Nationale Indépendante des Elections (ANIE) s'est félicitée samedi du "respect" ,par les candidats et les médias, de la teneur de la Charte d'éthique des pratiques électorales, rappelant les démarches entreprises pour la résolution de tous les différends quelle qu'en soit l'origine en œuvrant à remettre les choses à leur situation normale.

Un communiqué de l'ANIE a indiqué que son Président, Mohamed Charfi s'est adressé aux candidats à la prochaine Présidentielle et aux médias en les félicitant pour "leur respect de la teneur de la Charte d'éthique", rappelant que son Autorité "œuvrait conformément à ses statuts, à la loi régissant son fonctionnement et suivant la Charte d'éthique (...) dans le cadre de la transparence, de la justice et de l'égalité entre toutes les parties".

"L'ANIE entreprend les démarches nécessaires en cas de différends pour résoudre la situation et remettre les choses à leur situation normale", a-t-on indiqué.

Estimant que la signature de la Charte par l'ensemble des candidats est "un précédent démocratique unique en son genre en matière d'élections au niveau international (...) devenu très important grâce à l'implication de tous les médias", l'ANIE a indiqué que toutes les parties signataires se sont engagées à faire de cette Présidentielle un rendez-vous "modèle" et d'œuvrer à ce que ces "élections se déroulent dans une atmosphère fraternelle à même de mener à bien cette échéance décisive durant ce processus historique que traverse l'Algérie".

L'ANIE a mis en avant "le courage" des candidats qui se déplacent à travers les wilayas pour expliquer leurs programmes et mobiliser le peuple algérien afin de placer l'intérêt national au-dessus de toute autre considération".

Elle a exhorté, dans ce sens, tous les candidats à "se respecter mutuellement et se contenter d'expliquer leurs programmes, tout en évitant de laisser la chance aux détracteurs qui attendent le moment opportun pour diviser le pays".

Ouverture à Alger de la 20ème édition du Salon international du Tourisme et des voyages : Promouvoir la destination Algérie. (APS, 25/11/2019)


ALGER- Le 20ème Salon international du Tourisme et des voyages (SITEV) a ouvert ses portes, dimanche au Palais de la culture "Moufdi Zakaria" (Alger), avec la participation de 100 exposants algériens et 5 pays étrangers.

Le Salon, organisé sous le slogan "Algérie... émerveillez vos sens", a été inauguré par le ministre du Tourisme et de l'artisanat, Abdelkader Benmessaoud en présence de membres du Gouvernement.

Le SITEV auquel prennent part la Tunisie, la Chine, l'Ethiopie, le Mali et le Niger, "revêt une importance aussi particulière, en ce qu'il constitue l'occasion pour les opérateurs locaux et étrangers de partager leurs expériences et expertises dans le domaine du tourisme et de bénéficier de cet espace de communication en vue d'échanger les vues et d'établir des relations commerciales à même de donner un élan fort à la promotion de la destination Algérie qui recèle des potentialités touristiques exceptionnelles et exclusives", a affirmé la même source.

La 20e édition du SITEV connaitra la participation de l'ensemble des acteurs et partenaires dans le secteur du tourisme et de l'artisanat, parmi lesquels, des entreprises sous la tutelle du ministère, ainsi que des agences de voyages, des opérateurs touristiques, des établissements hôteliers publics et privés, des artisans, des banques, des compagnies d'assurances et des transports, outre les propriétaires de start-up intéressés par ce domaine.

Cette édition sera marquée par une participation de qualité des start-up et les influenceurs en terme de tourisme en leur consacrant plusieurs espaces, tout en leur apportant l'appui et l'accompagnement nécessaires pour la réalisation de leurs projets.

Plusieurs conférences animées par des experts internationaux en la matière seront organisées en marge de cette manifestation qui verra également l'aménagement d'espaces consacrés à la présentation de différents produits d'artisanat ayant reçu le prix du meilleur produit pour cette année.

Des spécialistes dans les divers domaines d'artisanat animeront des ateliers à cette occasion.

L'organisation du 20ème SITEV coïncide cette année avec l'obtention par l'Algérie d'un poste à la Commission du tourisme et du développement durable, lors des travaux de la 23e session de l'Assemblée générale de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), tenus en septembre dernier à Saint-Pétersbourg (Russie), ainsi qu'au Conseil exécutif de la même organisation, une réalisation, à même de "concrétiser le rôle majeur que joue l'Algérie sur les plans continental et international dans le développement de l'industrie touristique conformément aux principes du développement durable".

Algérie- Emirats Arabes Unis (EAU): Les voies de développement des relations bilatérales évoquées. (APS, 22/11/2019)

ALGER- Le Ministre des Affaires Etrangères, M. Sabri Boukadoum s'est entretenu, jeudi aux Emirats Arabes Unis (EAU), avec son homologue émirati, Cheikh Abdallah Ben Zayed Al Nahyane, avec lequel il a évoqué "les solides relations historiques" entre les deux pays sur tous les plans ainsi que les voies de leur développement et promotion, a indiqué, jeudi, un communiqué du Ministère.

Les deux parties ont aussi abordé certaines questions relatives à la situation prévalent dans la région, a précisé le communiqué.

Le chef de la diplomatie algérienne, ajoute la source, s'est également entretenu avec le vice-Premier ministre et ministre des affaires présidentielles des EAU, Cheikh Mansour Ben Zayed Al Nahyane et le vice-Premier ministre, ministre de l'Intérieur, Cheikh Saif Ben Zayed Al Nahyane qui a salué "la contribution efficace des cadres distingués de la communauté algérienne établie aux EAU au développement de l'industrie pétrochimique de son pays".

A cette occasion, M. Boukadoum a présenté ses condoléances les plus attristées au pays d'Emirats arabes unis, direction et peuple, suite au décès de Cheikh Sultan Ben Zayed Al Nahyane.

Clôture de la 44e Conférence Européenne de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui (Eucoco) : Le soutien «indéfectible» du peuple algérien à la cause sahraouie, salué. (APS, 25/11/2019)


La conférence de soutien à la lutte du peuple sahraoui pour recouvrer ses droits fondamentaux à l’autodétermination s’est clôturée, samedi dernier, après deux jours de travaux, en présence d’une importante délégation sahraouie conduite par le Premier ministre de la RASD, Mohamed El-Ouali Akeik.

Les 400 participants à l’Eucoco 2019, entres autres des représentants de partis politiques, associations, syndicats et comités, ont réitéré leur «solidarité absolue» avec le peuple sahraoui.

La Conférence salue la résistance héroïque du peuple sahraoui, en particulier des femmes, dans les territoires occupés et les camps de réfugiés. Elle se félicite des avancées remarquables réalisées par la cause sahraouie au niveau des plus hautes instances juridiques de l’Union européenne et de l’Union africaine. Dans ce cadre, les plus importantes associations de juristes internationaux n’ont eu de cesse de rappeler aux responsables des instances politiques internationales et nationales les droits fondamentaux du peuple sahraoui afin de mettre un terme à l’occupation coloniale du Sahara

occidental par le Maroc, et afin que cessent la répression et les emprisonnements des citoyens sahraouis, ainsi que l’exploitation éhontée de leurs ressources naturelles. Une mobilisation des organisations de jeunesse, du mouvement social, du mouvement pour la paix sera nécessaire afin d’élargir les bases de la solidarité. Les missions civiles de jeunes citoyens dans les camps et dans les territoires seront multipliées tout au long de l’année 2020 avec l’appui du Comité National Algérien de Solidarité avec le Peuple Sahraoui (CNASPS).

L’ONU, appelée à assumer ses responsabilités

La Conférence appelle le Secrétaire général des Nations unies, M. Guterrès, et Mme Michèle Bachelet, Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, à se saisir du dossier sahraoui. Il importe qu’ils se rendent à la rencontre du peuple sahraoui dans les territoires occupés et dans les camps de réfugiés afin que la Minurso conduise à son terme le processus d’autodétermination et assure la protection et les droits humanitaires des Sahraouis. Les réfugiés sahraouis sont eux aussi victimes de l’invasion marocaine et ont besoin de la protection et la défense de l’ONU.

Le mouvement de solidarité avec le peuple sahraoui rappelle à la Commission européenne et à son nouveau Haut représentant à la politique étrangère, M. Josep Borrell, leurs obligations de respecter les arrêts de la Cour de justice européenne et de reconnaître le Front Polisario comme seul représentant du peuple sahraoui en vue de négocier des accords de coopération. Il entend amplifier son travail avec l’intergroupe «Paix pour le peuple sahraoui», du Parlement européen.

L’Espagne et la France, interpellées

Deux pays européens jouent un rôle déterminant pour l’avenir d’une paix juste fondée sur le respect du droit international et des résolutions pertinentes des Nations unies : l’Espagne et la France. L’Espagne se doit de dénoncer les Accords de Madrid du 14 novembre 1975 par lesquels le Maroc justifie son occupation du Sahara occidental. Elle se doit de reconnaître le Front Polisario, mouvement de libération nationale du Sahara occidental, et lui apporter des aides politique et humanitaire nécessaires pour la défense des droits et des intérêts du peuple sahraoui. La France en considérant le Maroc comme son protectorat, soutient et encourage l’occupation du Sahara occidental. Elle est, de ce fait, la principale entrave à toute solution conforme à la légalité internationale tant au sein du Conseil de sécurité des Nations unies qu’au niveau de l’UE. La France se doit de contribuer à la solution de ce conflit et aider ainsi à la construction d’un Maghreb uni entre des partenaires libres et égaux en droit. Au cours des travaux, les différents ateliers ont également défini leur programme d’action pour l’année 2020. L’atelier «politique» appelle le mouvement de solidarité à interpeller partout les autorités espagnoles (niveaux local, régional, national, européen et onusien) pour l’annulation des Accords de Madrid de 1975 et pour la reconnaissance du Front Polisario comme seul représentant du peuple du Sahara occidental. Il devra prendre contact avec le nouvel intergroupe du Parlement européen «Paix pour le peuple sahraoui», se rendre au Conseil des droits de l’homme de l’ONU lors de sa session de février 2020 et interpeller M. Guterrès au mois de mars pour que son rapport au Conseil de sécurité soit centré sur la mise en œuvre du processus d’autodétermination et renforcer la coopération entre le mouvement de solidarité, les pays amis et l’Union africaine, ainsi que développer une meilleure coordination de l’action communicationnelle en investissant dans les réseaux sociaux et en partageant l’ensemble des outils et documentation disponibles dans les différents pays. L’atelier «ressources naturelles» réaffirme la souveraineté permanente du peuple sahraoui sur ses ressources naturelles et préconise de mettre un terme au pillage par le Maroc avec la complicité de l’Union européenne, et l’obligation faite aux entreprises publiques et privées de respecter les arrêts de la Cour de justice de l’UE et de s’en remettre au seul représentant du peuple sahraoui, le Front Polisario, pour l’exploitation maritime, terrestre et aérienne des ressources sahraouies.

L’atelier «droits humains et territoires occupés» rappelle que l’Etat espagnol reste le responsable légal et politique du processus de décolonisation et comptable des souffrances et violations permanentes des droits humains du peuple sahraoui ; L’UE qui prétend fonder l’ensemble de ces accords de partenariat sur le respect des droits humains se rend complice du Maroc dans la répression, l’emprisonnement et la torture des citoyens sahraouis. Par ses soutiens au Maroc, elle se rend complice de l’occupation du Sahara occidental.

L’atelier «construction de l’Etat sahraoui» appelle au renforcement du système national de santé, d’éducation et au renforcement de la fonction publique ; un rappel ainsi à la nécessité de l’établissement d’un système visant à encourager les travailleurs sahraouis qui soutiennent les services publics dans les campements afin d’éviter l’émigration et garantir un service à la population avec des ressources minimales Il demande le renforcement substantiel de l’aide humanitaire pour répondre aux besoins fondamentaux des réfugiés sahraouis dont le nombre ne cesse d’augmenter, encourageant la multiplication des jumelages avec des localités sahraouies. La 44e Eucoco adresse ses vœux de vif succès dans les préparatifs et la réalisation du congrès du Front Polisario en décembre 2019 et assure le Front Polisario de toute son attention aux conclusions des travaux et au programme politique qui en résulteront.

Élaboration d’un plan de travail pour l’année 2020

La 44e édition salue et soutient les efforts engagés par l’Union africaine pour contribuer à mettre fin à l’occupation du Sahara occidental par le Maroc et conduire, à son terme, le processus de décolonisation du continent. L’année 2020 sera l’occasion d’une grande rencontre internationale de juristes de haut niveau afin de conforter la légitimité de la lutte du peuple sahraoui pour le respect de ses droits fondamentaux. A la clôture des travaux, la 44e Eucoco a adressé au Premier ministre, Mohamed El Ouali Akeik, au Président de la RASD, Secrétaire général de Front Polisario, Brahim Ghali ses sincères salutations, elle tient à exprimer toute son estime pour le soutien indéfectible du peuple algérien et de ses institutions solidaires avec le peuple sahraoui et remercie la délégation algérienne pour sa présence

Le soutien « indéfectible » du peuple algérien et de ses institutions, salué

La 44e Conférence européenne de soutien et de solidarité avec le peuple sahraou (Eucoco), a exprimé toute son estime pour le soutien «indéfectible» du peuple algérien et de ses institutions au droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination.

La 44e Eucoco «tient à exprimer toute son estime pour le soutien indéfectible du peuple algérien et de ses institutions solidaires avec le peuple sahraoui», a noté la Conférence dans sa déclaration finale. Elle remercie également «la délégation algérienne pour sa présence active au sein du mouvement de solidarité». Pour rappel, des délégations algériennes représentant notamment l'Assemblée populaire nationale (APN), le Conseil de la nation (Sénat) et le Comité national algérien de soutien au peuple sahraoui (CNASPS), ont pris part aux travaux de cette 44e édition de l'Eucoco.

L'Algérie rejette les positions considérant les colonies israéliennes comme "ne contrevenant pas au droit international". (APS, 20/11/2019)


ALGER- L'Algérie a exprimé son rejet "total" des positions considérant les colonies de peuplement israéliennes dans les territoires palestiniens comme "ne contrevenant pas au droit international", les qualifiant de "violation flagrante du droit international et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité", selon un communiqué publié mercredi par le Ministère des Affaires Etrangères.

"L'Algérie voit dans ces positions un nouvel obstacle de nature à saper les démarches visant à trouver une solution à la question palestinienne", a précisé la même source.

"Tout en qualifiant les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens d'illégales, l'Algérie réaffirme son soutien inconditionnel au droit du peuple palestinien frère à l'établissement de son Etat indépendant sur les frontières de 1967 avec El-Qods comme capitale et rappelle l'importance de l'Initiative arabe de paix découlant du Sommet de Beyrouth de 2002", conclut le communiqué.

Présidentielle: Le corps électoral global avoisine les 24,5 millions d'inscrits. (APS, 20/11/2019)


ALGER- Le Président de l'Autorité Nationale Indépendante des Elections (ANIE), M. Mohamed Charfi a affirmé, mercredi, que l'opération de révision périodique des listes électorales, effectuée du 12 au 17 octobre dernier, avait permis le recensement de 24.474.161 électeurs, dont 914.308 électeurs inscrits au niveau des centres diplomatiques et consulaires à l'étranger.

Lors du lancement du fichier électoral national électronique élaboré par l'ANIE, M. Charfi a fait savoir que le nombre global de l'électorat s'élevait à 24.308.357 électeurs avant la révision périodique effectuée après la révision exceptionnelle des listes électorales.

Le nombre des nouveaux inscrits durant la révision périodique s'élève à 289.643 électeurs, tandis que le nombre des radiés a atteint, durant la même opération, un total de 123.239 électeurs, a-t-il précisé.

L'ANIE a enregistré une hausse dans le nombre de l'électorat (+165.804 électeurs), soit une hausse de 0,67%.

Logistical-2019: signature de deux conventions pour l’exportation hors hydrocarbures. (APS, 19/11/2019)


ALGER - Deux conventions visant la promotion des exportations algériennes hors hydrocarbures, ont été signées, lundi à Alger, en marge de l'inauguration de la 4ème édition du Salon international du transport et de la logistique (Logistical-2019).

La première convention de partenariat a été signée entre la Chambre algérienne de Commerce et d’Industrie (CACI) et la compagnie aérienne turque, Turkish Airlines dans le but d'encourager l'exportation des marchandises algériennes par voie aérienne.

La seconde convention a été, quant à elle, conclue entre l'entreprise "Green Palm", spécialisée dans l'exportation de dattes et "ALTERCO", l'Entreprise gestionnaire du port sec de Rouiba (Alger Est).

Lors d'un point presse qu'elle a animé en marge de l'inauguration de "Logistical-2019", la directrice générale de la CACI, Wahiba Bahloul, a indiqué que la convention signée avec "Turkish Airlines" est fait partie des mécanismes de soutien mis en place par la Chambre pour aider les opérateurs économiques nationaux à exporter leurs produits.

En vertu de cette convention "Turkish Airlines" contribuera à la promotion de l'exportation des produits algériens, ce que fait déjà la compagnie aérienne nationale, Air Algérie, à travers sa filiale "Algérie Cargo".

"C'est une opportunité supplémentaire pour l'opérateur économique en termes de prospection de marchés, de participation aux foires à l’étranger et d'exportation de produits", a-t-elle expliqué.

Concernant la seconde convention, le représentant de "Green Palm" s'est félicité pour cette nouvelle opportunité qui s'offre aux entreprises exportatrices de dattes et leur permet un important gain de temps et d'argent.

"Dans le passé, nous ne savions pas où le navire allait accoster pour lui livrer notre marchandise, sachant que le port d’Alger n'est exploité que par deux entreprises", a-t-il fait observer.

Près d'une soixantaine de participants au rendez-vous

Selon lui, cette convention permet à son entreprise de déposer sa marchandise directement au port sec de Rouiba (Alger) où il peut effectuer l'ensemble des procédures administratives, notamment le contrôle phytosanitaire et les procédures douanières.

"Notre partenaire est chargé désormais de l'embarquement au niveau du port et de l'acheminement de la marchandise jusqu'au client à l'étranger", s'est-il enthousiasmé.

Le coup d'envoi de "Logistical-2019", tenu du 18 au 21 novembre au Palais des expositions d'Alger, a été donné par l’inspecteur général du ministère du Commerce, Karim Gueche.

A cette occasion, il a fait savoir que l'objectif de cette manifestation économique constituait un espace pour l'identification de solutions à l'ensemble des problématiques rencontrées par les exportateurs algériens.

Rappelant que l'Algérie se préparait à intégrer la Zone de libre échange continentale africaine (ZLECAF), effective à partir du mois de juillet 2020, M. Gueche a plaidé pour le développement des solutions logistiques pour développer le potentiel important du pays dans le domaine de l'exportation, notamment en ce qui concerne les produits agricoles frais.

"Nous avons une surabondance de produits agricoles frais, qui peut être exportée vers l’Afrique où il existe une réelle demande pour peu que les problématiques logistiques soient résolues", a-t-il assuré.

Interrogé sur la nécessité de développer le fret aérien en faveur des exportateurs algériens, le même responsable a estimé qu'Air Algérie avait accompli "d'importants efforts pour soutenir les entreprises exportatrices", notamment à travers sa filiale "Algérie Cargo", spécialisée dans le transport de marchandise.

Cependant, il a souligné la nécessité d'orienter ces efforts en faveur de l'exportation vers les pays africains, affirmant que les représentants de la filiale d'Air Algérie ont été appelés à mettre en place une stratégie en tenant compte de l'importance primordiale de renforcer la part de l'Algérie sur le marché africain.

Le "Salon Logistical 2019" a vu la participation de près d'une soixantaine d'entreprises activant dans différents secteurs tels que le transport de marchandise terrestre, aérien et maritime, le soutien à l'entreprise, les assurances et la logistique.

100 exposants nationaux et étrangers au du salon international des dattes. (APS, 19/11/2019)


BISKRA- La 5ème édition du salon international des dattes s’est ouverte lundi à l’Ecole régionale des sports olympiques de Biskra en présence de 100 exposants nationaux et étrangers sous l’égide des Ministres de l’Agriculture, du Développement Rurale et de la Pêche, du Commerce et des Ressources en Eau respectivement MM. Cherif Amari, Saïd Djelab et Ali Hemam.

Cette importante manifestation économique regroupe annuellement les producteurs de dattes de Biskra et des autres wilayas au côté des opérateurs économiques activant dans les domaines de l’emballage et du matériel agricole.

Selon les explications données sur site, le salon vise la promotion de la production des dattes algériennes notamment la variété Deglet Nour mondialement réputée et la recherche des opportunités d’investissement par la mise en contact des divers opérateurs de la filière incluant les producteurs, les exportateurs et les diverses instances publiques concernées par la valorisation de ce produit agricole potentiellement source de revenus en devises.

L’ouverture de ce salon de trois jours a été également marquée par la présence des Ambassadeurs de 18 pays dont l’Inde, l’Indonésie, le Liban et la Pologne et des représentants diplomatiques de 17 autres Ambassades.

La manifestation est organisée par la chambre de wilaya de l’agriculture en coordination avec la chambre du commerce et de l’industrie, CCI-Ziban et la chambre locale de l’artisanat et des métiers.

Le Chef de l’Etat, M. Abdelkader Bensalah reçoit le Premier Ministre, M. Noureddine Bedoui. (APS, 20/11/2019)


ALGER- Le Chef de l'Etat, M. Abdelkader Bensalah a reçu mardi le Premier Ministre, M. Noureddine Bedoui, avec lequel il a passé en revue la situation politique et socio-économique du pays, a indiqué un communiqué de la présidence de la République.

"Dans le cadre du suivi de l'action du Gouvernement, le Premier Ministre a présenté des questions en rapport avec l'investissement, notamment celles relatives à la prolongation des délais de réalisation de certains projets et l'amendement des conventions d'investissement devant faciliter le parachèvement des projets examinés lors de la dernière réunion du Conseil National de l'Investissement (CNI)", a précisé le communiqué.

A ce propos, le Chef de l'Etat a mis en avant "l'importance du rôle du CNI en matière d'appui de la dynamique d'investissement dans notre pays", soulignant "le nécessaire suivi de l'action du CNI partant de sa grande contribution dans la diversification de l'économie nationale et la création de la richesse et les postes d'emploi".

M.Bensalah a fait part de "la détermination de l'Etat à encourager et relancer l'investissement étranger direct, à l'instar des récentes mesures mise en place à cet effet".

Dans ce sillage, le Premier Ministre a présenté un exposé sur "les efforts et les démarches visant l'amélioration du recouvrement fiscal, à commencer par le diagnostic de l'état de recouvrement des droits de l'Etat et la réforme du système fiscal national".

Le Chef de l'Etat a instruit le Premier Ministre, à ce titre, d’accélérer la cadence de mise en œuvre du plan de réforme et de relance de la fiscalité, et d'œuvrer à la mise en place d'une stratégie nationale complémentaire et pluriannuelle pour la réforme du système fiscal, en vue de limiter les pertes considérables que subit l'économie nationale en raison de l'évasion fiscale qui a atteint des proportions inacceptables".

M.Bensalah a insisté, également, sur "la bonne prise en charge des préoccupations des citoyens" et l'importance de "réunir les meilleures conditions pour permettre aux agents de l'administration fiscale de s'acquitter de leurs missions conformément aux normes internationales en vigueur".

Au volet Habitat, le Premier Ministre a évoqué "la question des besoins en rallonges budgétaires, au titre de l'exercice 2020, pour le parachèvement des projets d'habitat en matière de raccordement aux différents réseaux et de répondre aux demandes d'aides aux logements ruraux et aux Logements Promotionnels Locatifs (LPL)", citant, dans ce cadre, "la consécration d'une enveloppe financière de 50 milliards de dinars à la réalisation d'un programme supplémentaire de logements sociaux".

Au terme de cet exposé, le chef de l'Etat a salué "les efforts consentis dans ce domaine", mettant l'accent sur "l'impératif parachèvement de tous les programmes de logement".

Faisant part de son appui pour "l'affectation du montant supplémentaire demandé", M. Bensalah a insisté sur "la nécessité de diversifier les sources de financement et de pas dépendre exclusivement du Trésor dans le financement des nouveaux projets, et ce dans le cadre de la mise en place d'une nouvelle stratégie basée sur l'ouverture du marché immobilier associant l'ensemble des intervenants parmi les promoteurs immobiliers, publics et privés".

En matière d'Emploi, et dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du Chef de l'Etat portant régularisation des dossiers des contrats de pré-emploi, le Premier ministre a rappelé la tenue d'une "réunion interministérielle consacrée à l'examen et l'adoption du plan d'action proposé par la commission interministérielle chargée du dossier", précisant que "sa concrétisation se fera par l'élaboration d’un projet de décret exécutif définissant le calendrier de mise en oeuvre dudit plan à soumettre pour adoption dans une semaine lors de la réunion du Gouvernement, le lancement de l'opération de régularisation devant avoir lieu au cours de ce mois".

Mettant en avant cette démarche, le chef de l'Etat a estimé que "cette décision intervient en réponse aux aspirations de nos jeunes concernés par cette mesure mais aussi une reconnaissance pour leurs efforts à garantir le bon fonctionnement du service public durant plusieurs années", tout en soulignant "la nécessité d'accélérer cette opération et de jeter les ponts à même de permettre au secteur économique de tirer profit des leurs expériences forgées au niveau des administrations publiques".

Enfin, il a été question lors de cette audience "des principales rencontres internationales de haut niveau auxquelles l'Algérie doit prendre part durant le mois de novembre ainsi que le niveau de représentation de notre pays".

L'Union Interparlementaires (UIP) : Le Président de l’Assemblée Populaire nationale (APN), M. Slimane Chenine appelle à introduire des réformes dans le système de l'Organisation des Nations Unies (ONU). (APS, 19/11/2019)


ALGER - Le Président de l’Assemblée Populaire Nationale (APN), M. Slimane Chenine a appelé le Parlement International à lancer une réflexion sur l'introduction de réformes structurelles et fonctionnelles dans le système de l'Organisation des Nations Unies (ONU), a indiqué, mardi, un communiqué de l’APN.

Intervenant lors des travaux de la réunion du comité préparatoire de la 5e Conférence mondiale des Présidents de Parlements, qui se tient à Genève, M. Chenine a présenté une série de propositions portant principalement sur la nécessité de réfléchir sur les moyens permettant de trouver l'équilibre entre les exigences des pays et les revendications des catégories de la société.

Il a également appelé "l'Union Interparlementaire (UIP) à réfléchir à l'introduction de réformes structurelles et fonctionnelles dans le système de l'ONU, pour pouvoir assoir davantage de justice dans les relations internationales ".

La réunion a vu la présentation "d'une série de contributions par les parlements des Etats membres", l'objectif étant de parvenir, à travers cette réunion, de déterminer le thème principal et les sous-thèmes devant être soumis au débat lors de cette conférence devant se tenir en 2020, lit-on dans le communiqué. Outre la présentation des thèmes proposés par les pays membres, l'ordre du jour a porté, en outre, sur l'éventuelle introduction de thèmes supplémentaires, notamment, en ce qui a trait au " genre" et aux "perspectives des jeunes ", et ce en vue de sortir avec des recommandations en lien avec ces deux thèmes.

S'agissant des contributions des membres de la Commission, poursuit la même source, " elles se sont axées autour du développement de l'outil institutionnel, du renforcement du type de gouvernance et de la chaîne de valeurs parlementaires, outre l'importance d'introduire l'éducation démocratique dans les programmes d'enseignement, en y insistant sur les fondamentaux de la base démocratique, la prise de décision démocratique et du discours à tenir envers les jeunes et les femmes".

Outre l'impératif lutte contre l'extrémisme violent et le discours de haine, les contributions ont appelé l'Union interparlementaire (UIP), en tant qu'institution internationale en mesure de contribuer à la consolidation de la coopération entre les acteurs nationaux et internationaux, à intervenir en vue de trouver des solutions aux problèmes internationaux.

Parmi la panoplie de solutions proposées figure également la nécessité d'inclure, dans les stratégies de l'UIP, les Objectifs de Développement Durable (ODD) et les diverses mesures concernant le respect de l'environnement et le traitement des insuffisances enregistrées en matière de développement tout en boostant le commerce international.

Par ailleurs, certains participants ont proposé d'ouvrir les travaux des parlements au public dans l'objectif de redynamiser le principe de la transparence et permettre de bénéficier des expériences personnelles de présidents de parlements, notamment en ce qui concerne la dynamique de performance des parlements bicaméraux.

Enfin, les participants ont appelé l'UIP à encourager l'Etat de droit et le dialogue entre les différents acteurs ainsi que le respect du système juridique mondial à l'effet de préserver la paix et la sécurité internationales.

Forum de L'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO) à Paris : Le Ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Ministre de la Culture par intérim, M. Hassen Rabehi relève l’importance accordée par l’Algérie à la culture. (APS, 20/11/2019)


Le Ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Ministre de la Culture par intérim, M. Hassen Rabehi, a présenté, hier à Paris, la politique culturelle de l’Algérie, soulignant l’importance accordée par les pouvoirs publics à ce domaine. Dans le cadre d’une interaction entre les Ministres de la Culture et afin de consolider les échanges et la coopération, M. Rabehi a assisté en qualité de représentant de l’Algérie au Forum des ministres de la Culture des pays membres de l’Unesco qui se tient tous les deux ans.

Il a fait valoir, à cette occasion, l’importance accordée par les pouvoirs publics à la culture. Dans son intervention autour d’un panel auquel ont participé plusieurs ministres, M. Rabehi a fait remarquer que la Constitution algérienne «consacre le principe du droit à la culture en conformité avec les fondements de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme», soulignant qu’en Algérie, «l’ensemble des citoyens ont accès à ce droit en considération des principes de l’égalité des chances et de la reconnaissance de la diversité culturelle comme source de richesses et facteur contribuant à la cohésion sociale et au progrès». Le droit à la culture, a-t-il ajouté, «favorise le dialogue et crée des passerelles entre les différentes composantes identitaires et les diverses expressions culturelles».

La politique culturelle de l’Etat algérien, a-t-il relevé, «se nourrit des principes et se traduit par la liberté d’expression, d’innovation de création et d’association, la consécration de la langue amazigh, langue nationale et officielle au même titre que la langue arabe et l’institutionnalisation de plus de 170 festivals locaux, nationaux et internationaux, couvrant la diversité et les différentes expressions culturelles». Il a rappelé, à ce propos, que l’Etat «accorde des soutiens financiers aux associations à vocation culturelle».

Il a été procédé également à «l’enregistrement du patrimoine de musique lyrique et des traditions populaires, tout comme à l’édition et la réédition des livres portant sur le patrimoine culturel», a-t-il mentionné, ajoutant que «des moyens financiers ont été alloués par l’Etat à la restauration des sites historiques et ceux présentant une valeur culturelle, ainsi que l’inscription de sept formes d’expression culturelle sur la liste du patrimoine immatériel de l’humanité».

M. Rabehi a aussi rappelé qu’à l’initiative de l’Algérie, la journée du 16 mai a été proclamée journée mondiale du Vivre ensemble en paix et que l’Algérie a participé et a accueilli à son tour plusieurs manifestations culturelles, ce qui s’avère, a-t-il dit, «être des opportunités idoines pour la consolidation des relations amicales et pour l’établissement d’un partenariat bénéfique». L’Algérie a organisé de grandes manifestations d’importances régionales et internationales, a-t-il fait savoir, citant notamment «Tlemcen, Capitale de la culture islamique», «Constantine Capitale de la culture arabe», ainsi que les festivals panafricains et autres.

Il a ajouté que l’Algérie, qui est membre d’Organisations culturelles internationales, à l’instar de l’Unesco, «remercie les Etats amis ayant apporté leur savoir et leur expertise au profit des projets culturels structurants en Algérie». L’Algérie «a contribué grandement à la formation des ressources humaines de plusieurs pays dans les différentes disciplines culturelles», a-t-il conclu.

Salon International des dattes : Qualité et certification. (APS, 20/11/2019)


Le Ministre du Commerce, Saïd Djelab, a mis l'accent lundi dernier à Biskra sur l’importance de «donner une valeur ajoutée» à la datte algérienne au regard de sa «qualité supérieure». Dans une conférence de presse conjointe avec les ministres de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche et des Ressources en Eau, M. Djelab a considéré que «cette valeur ajoutée s’obtient par la certification et la qualité de l’emballage, permettant d'assurer une marge bénéficiaire à l’opérateur étranger devant commercialiser ce produit». «Nous ne devons pas continuer à dévaloriser la qualité de la datte algérienne par rapport à celles des autres pays», a indiqué le ministre, relevant que ce produit «symbole de qualité» ne doit en aucun cas atteindre les marchés étrangers à un prix inférieur à 2,5 euros le kilogramme, car, a-t-il dit, ceux qui l’exportent à un prix inférieur, comme l’indiquent certaines données, «privent la datte algérienne de sa valeur ajoutée» au moment où le marché mondial «se montre prometteur pour la datte algérienne vu sa qualité». Le ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche, Cherif Omari, a affirmé, de son côté, que 40 % de la production nationale de dattes, qui avoisine 12 millions de quintaux, sont assurés par la wilaya de Biskra et se caractérise par «sa qualité supérieure, ce qui facilite sa pénétration dans le marché mondial dans le cadre de la diversification des exportations».

M. Omari a insisté, à ce propos, sur l’organisation de diverses filières agricoles. Le ministre des Ressources en eau, Ali Hamam, a souligné, pour sa part, qu'un travail concerté entre les deux secteurs (hydraulique et agriculture) vise à «exploiter rationnellement et par le recours aux technologiques modernes, les eaux souterraines et superficielles», avant de rappeler les facilités accordées aux agriculteurs pour l’exploitation de l’eau en irrigation agricole. Les ministres de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche, du Commerce et des Ressources en eau ont présidé l’ouverture de la 5e édition du Salon international des dattes qui se tient pendant trois jours à l’École régionale des sports olympiques de la capitale des Ziban.

L’Algérie condamne "l’agression odieuse" perpétrée par l’occupation israélienne contre Ghaza. (APS, 15/11/2019)


ALGER- L’Algérie a condamné avec force " l’agression odieuse " de l’occupation israélienne contre la bande de Ghaza, laquelle a fait plusieurs victimes parmi les habitants de l’enclave palestinienne, réitérant sa pleine solidarité avec le peuple palestinien frère, a indiqué le porte-parole officiel du Ministère des Affaires Etrangères (MAE), Abdelaziz Benali Cherif.

" Nous condamnons avec force l'agression odieuse de l’occupation israélienne, laquelle a fait plusieurs martyrs et blessés parmi les habitants de la bande de Ghaza ", a déclaré M. Benali Cherif.

"Tout en dénonçant cette escalade dangereuse qui est une nouvelle violation commise par l’occupation israélienne des chartes et lois internationales, nous réitérons notre entière solidarité avec le peuple palestinien frère et appelons la Communauté internationale à une intervention urgente, en vue de mettre un terme à ces agressions criminelles répétées à l’encontre du peuple palestinien désarmé ", a conclu Benali Cherif.

Présidentielle: les 5 candidats signent la Charte d'éthique des pratiques électorales. (APS, 16/11/2019)


ALGER - Les cinq (5) candidats à la Présidentielle du 12 décembre prochain ont signé, samedi, la Charte d'éthique des pratiques électorales, élaborée par l'Autorité Nationale Indépendante des Elections (ANIE) et exposant les principes directeurs et les pratiques particulières qui forment le cadre du comportement moral attendu des acteurs et personnes participant au processus électoral.

La Charte a été signée par le Président de l'ANIE, Mohamed Charfi ainsi que par les cinq (5) candidats à la magistrature suprême du pays, respectivement MM. Abdelaziz Belaid, Ali Benflis, Abdelkader Bengrina, Abdelmadjid Tebboune et Azzedine Mihoubi.

Ont assisté à la cérémonie de signature, au Centre international des conférences (CIC) à Alger, l'Ambassadeur coordonnateur résident des Activités opérationnelles du Système des Nations Unies pour le Développement, l'Ambassadeur de la République d'Indonésie, représentante de l'Organisation de la Coopération Islamique (OCI), l'Ambassadeur du Cameroun, représentant du Groupe africain, l'Ambassadeur du Sultanat d'Oman, représentant du Groupe arabe, l'Ambassadeur de la République arabe syrienne, vice-doyen du corps diplomatique accrédité en Algérie, ainsi que le Président de l'Autorité de Régulation de l'Audiovisuel (ARAV).

A l'issue de la signature, M. Charfi a indiqué que la Charte initiée par l'ANIE, conformément aux dispositions d'une loi organique, "a été élaborée après concertations autour du principe et du contenu", estimant que sa signature par l'ANIE et les candidats à la Présidentielle témoigne de "l'engagement de tous dans le processus de contribution à l'émergence de l'Etat consensuel, fondé sur le libre choix pour tous, en toutes circonstances et chaque fois que nécessaire".

La Charte n'est pas "une nouvelle invention" du moment qu'elle a été adoptée depuis presque un quart de siècle par plusieurs pays, a-t-il fait savoir, précisant qu'elle est pourtant première du genre en Algérie, car étant consensuelle et astreignante pour les candidats au poste de président de la République, pour les représentants des différents médias et pour l'ANIE.

Œuvrant à la consécration des principes de la démocratie constitutionnelle, l'ANIE veille, à travers cette initiative, à "concrétiser la pratique consensuelle et l'utiliser comme outil pour atteindre cet objectif", a-t-il encoure soutenu.

Après avoir signé la Charte, M. Belaid s'est félicité de ce document, indiquant que sa formation avait pourtant plaidé pour sa mise en place depuis 2012, dans le cadre de la moralisation du travail politique, qualifiant ce document de dénominateur commun à tous les candidats.

Pour sa part, M. Benflis a qualifié la Charte de "procédure nouvelle et importante à la fois", félicitant l'ANIE pour cette "action historique" en faveur de l'Etat et du peuple algérien.

Affirmant que cette procédure s'inscrit dans le cadre de "l'édification de la démocratie par l'Algérie", M. Bengrina a fait état de son "engagement à mener une campagne électorale propre".

La Charte d'éthique des pratiques électorales est "un premier jalon d'une Algérie démocratique et intègre, de l'Algérie de demain", a souligné, pour sa part, M. Tebboune, estimant que c'est là également une autre étape "vers une nouvelle République à laquelle aspirent les Algériens".

M. Mihoubi, candidat à la Présidentielle, a qualifié la Charte de "véritable contrat moral entre les candidats et le peuple, voire la naissance d'une nouvelle culture basée sur l'intégrité et une competition loyale", exprimant son engagement à respecter, lors de sa campagne électorale, toutes les clauses de la Charte.

Cette Charte expose les principes directeurs et les pratiques particulières qui forment le cadre du comportement moral attendu des acteurs et personnes participant au processus électoral, selon ce document dont l'APS a obtenu une copie. D'où l'impératif, selon les statuts de l'ANIE d'élaborer la Charte et d'œuvrer à sa promotion auprès de tous les concernés par la Présidentielle.

Elle est fondée sur le respect "profond et durable" du processus démocratique et sur l'observation des lois et textes subséquents qui codifient les règles des élections et des campagnes électorales".

Le document stipule que le comportement moral relatif au processus électoral entend le respect des principes démocratiques de base à travers le libre exercice des droits démocratiques sans intimidation, notamment le droit de se porter candidat, le droit de vote, le caractère secret du vote, la transparence du financement des campagnes électorales ainsi que l'indépendance et la neutralité de l'institution en charge des élections et des services qui en dépendent.

Les acteurs participants au processus électoral sont souscrits, en vertu de la Charte, aux principes d'élections libres et intègres, au respect des lois électorales, au renforcement de la confiance du citoyen par rapport à l'intégrité du processus électoral et à la défense des droits démocratiques des Algériens.

Les participants à la Présidentielle sont tenus, par ailleurs, de fournir les efforts nécessaires en vue de mener un vote idoine et équitable et garantir son caractère secret, et doivent agir de façon à renforcer l'intégrité du régime électoral.

Elle stipule, en outre, que les membres de l'ANIE, ses démembrements et services administratifs qui en relèvent s'engagent à s'astreindre au respect du principe de neutralité, d'impartialité et de traitement équitable des candidats aux élections et s'interdire tout comportement ou action susceptibles d'altérer ces principes.

De leur côté, les candidats et les partis politiques participant aux élections s'engagent notamment à faire des déclarations publiques véridiques et doivent s'abstenir de tous propos diffamatoires, insultes, invectives envers un autre candidat ou acteur du processus électoral et toute autre déclaration qu'ils savent être erronée.

La Charte définit les engagements des médias nationaux, appelés au respect de la période du silence électoral fixé à trois (3) jours précédant le scrutin, et exige le respect des dispositions de la loi portant interdiction d'utilisation de tout moyen publicitaire commercial à des fins de propagande lors de la campagne électorale.

A noter que les représentants des médias nationaux ont signé, samedi après-midi, cette Charte.

Salon international "El-Mouggar"-2019" : l'Algérie s'engage à promouvoir le commerce entre les pays voisins. (APS, 16/11/2019)

TINDOUF - Le Ministre du Commerce, Saïd Djellab, a affirmé, samedi à Tindouf, que la relance du salon international "El-Mouggar" traduit l’engagement des pouvoirs publics algériens à promouvoir les échanges commerciaux entre les pays voisins.

"La relance du salon international +El-Mouggar+ traduit l’engagement des pouvoirs publics à promouvoir les opportunités d’échanges commerciaux entre les pays voisins", a souligné M. Djellab lors d’un forum tenu en marge de la manifestation économique et commerciale d’El-Mouggar, au terme de sa tournée dans la wilaya de Tindouf.

Le Ministre a déclaré que "la dynamisation de l’économie et du commerce entre les populations des régions frontalières des pays limitrophes fait partie des projets du gouvernement algérien visant la création des activités économiques et commerciales dans des régions économiques importantes, constituant une véritable base de lancement de l’intégration économique dans la région".

"La nouvelle approche de ce salon international consiste en la préservation aussi de sa vocation culturelle en vue de refléter la diversification économique, culturelle et touristique de l’Algérie", a-t-il dit.

Le Ministre mauritanien du Commerce et du Tourisme, M. Sid Ahmed Ould Mohamed, a, de son côté, indiqué que "Nous sommes indubitablement en quête de davantage d’efforts conjugués pour exploiter les opportunités existantes en matière d’échanges commerciaux entre les pays africains", avant de qualifier la manifestation El-Mouggar comme "une des formes d’échanges commerciaux que les pays aspirent à mettre en forme".

M. Ould Mohamed a affirmé que "le Gouvernement mauritanien tient fermement à concrétiser l’intégration commerciale entre les pays du Maghreb Arabe par souci d’en faire de ce forum la locomotive d’échanges commerciaux à l'échelle africaine", avant d’annoncer que la ville de Nouadhibou abritera la prochaine édition d’El-Mouggar.

Le Ministre Malien du commerce, M. Mohamed Ag Erlaf, a souligné pour sa part que "la manifestation économique et commerciale d’El-Mouggar est une opportunité pour les populations des pays africains pour tirer profit des échanges commerciaux", avant d’exprimer son espoir de voir cette manifestation se développer davantage.

Cette exposition commerciale relancée, après son éclipse depuis les années 1970, regroupe pas moins de 100 opérateurs économiques et commerciaux issus de l’Algérie et d’autres pays africains limitrophes, dont la Mauritanie, le Sénégal, Mali, Niger, en sus de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD).

Ce rendez-vous économique sera mis à profit pour promouvoir les échanges commerciaux, la mobilisation d’une base logistique au niveau de la wilaya susceptible de réunir les conditions requises pour l’acheminement des marchandises et garantir les procédures de stockage des produits, gérer les procédures douanières, et assurer de nouveaux revenus pour la commune de Tindouf, ont fait savoir les organisateurs.

La manifestation servira aussi de grande vitrine pour les opérateurs économiques algériens pour la commercialisation de leurs produits, la conclusion de conventions de coopération dans ce domaine, la vulgarisation des produits algériens exportables en direction de leurs homologues africains, selon la même source.

L’ouverture du poste frontalier terrestre "Mustapha Ben Boulaid" entre l’Algérie et la Mauritanie constitue aussi une ébauche pour la relance de la coopération commerciale entre les deux pays et devra contribuer au développement des activités commerciales et économiques à la satisfaction de la population locale et de celles des pays limitrophes aux frontières algériennes.

"El-Mouggar" est organisé conjointement par la société algérienne des expositions et de l’exportation (Safex), le groupe de transports des marchandises et de logistique (LogiTrans) et les Chambres de Commerce et d'Industrie des pays participants.

L'Assemblée Populaire Nationale (APN) : Le Projet de Loi de Finances adopté à la majorité. (APS, 14/11/2019)


ALGER - Les députés de l'Assemblée Populaire nationale (APN) ont adopté, jeudi à la majorité, le Projet de Loi de Finances PLF-2020 lors d'une séance plénière, présidée par Slimane Chenine, Président de l'APN en présence de nombre de Ministres.

Les députés de l'Union Ennahda-Adala-Bina ont voté contre le projet de loi.

Dans son intervention à l'issue du vote, le Ministre des Finances Mohamed Loukal a salué "le haut sens de responsabilité dont ont fait montre les députés à la lumière de la conjoncture que traverse le pays".

Le PLF 2020 a été élaboré sur la base d'un prix référentiel du baril de pétrole à 50 dollars/baril et d'un prix de marché à 60 dollars, ainsi qu'un taux de change de 123 da/dollar.

Il prévoit également une croissance économique à hauteur de 1,8 %, le même taux de croissance hors hydrocarbures et une augmentation du taux d'inflation à 4,08 %.

Le texte prévoit une augmentation des revenus des exportations des hydrocarbures en 2020 de 2% par rapport à 2019 pour atteindre 35,2 milliards de dollars (contre 34,5 milliards de dollars en 2019), et ce en raison d'une augmentation de 2,06 % des quantités des hydrocarbures devant être exportées.

Quant aux importations, le projet de loi prévoit leur baisse de 13,3 % à 38,6 milliards de dollars en 2020. Les importations des marchandises devraient baisser de 12 % et celles des services de 16%.

Le déficit de la balance des paiements devrait atteindre -8,5 milliards USD en 2020 contre -16,6 milliards USD en 2019, soit d'une baisse de 8,1 milliards USD.

Les réserves de change connaitront une contraction à 51,6 milliards de dollar fin 2020 ce qui représente 12,4 mois d'importations sans facteurs de production.

Le PLF 2020 prévoit également une baisse de 8,6% à 7,823 mds USD en matière de dépenses publiques, un recul de 1,2% des dépenses de fonctionnement et de 18,7% des dépenses d'équipement.

Le budget de fonctionnement de l'année prochaine assurera 33.179 postes budgétaires dont 16.117 nouveaux postes pour garantir la gestion de 1.353 établissements en cours de réception au profit de plusieurs secteurs.

En 2020, la masse salariale dépassera les 2.900 milliards de DA alors pour un nombre de postes budgétaires dépassant 2.279.555 postes.

En dépit de ces défis, le maintien de la politique sociale de l'Etat en conservant un budget élevé des transferts sociaux estimé à 1.798,3 milliards de DA dans le projet de loi, soit 8,4 % du Produit intérieur brut (PIB) demeure parmi les constantes.

Concernant le budget d'équipement, le PLF a réservé une enveloppe de 1.619,88 mds DA(37,7%) au budget d'autorisation de programmes de 2020, en sus d'un autre montant de 2.929,7 mds DA pour les affectations de paiement.

Aussi, le budget de 2020 a inscrit un nouveau programme de 469,88 milliards DA dont 190,19 milliards DA pour de nouveaux programmes et 279,69 milliards DA destinés à la réévaluation de programmes en cours de réalisation, outre 150 milliards DA affectés aux dépenses imprévues.

Mesures incitatives fiscales et renforcement du financement de la CNR

Par ailleurs, les recettes globales du budget passeront à 6.200,3 milliards Da en 2020, soit une baisse de 7% en raison du recul de la fiscalité pétrolière à 2.200,3 milliards Da.

En outre, les ressources ordinaires augmenteront de 1% en raison du double effet des importations fiscales estimées à 9,2% outre le recul des importations exceptionnelles de 23,1%.

L'année prochaine connaitra une hausse des recettes de la fiscalité ordinaire qui s'élèveront à 300 milliards DA grâce à l'élargissement de l'assiette fiscale, à l'amélioration du recouvrement et à la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales.

Ainsi, le PLF 2020 prévoit un déficit du budget de -1.533,4 milliards DA (-7% du PIB) et un déficit du trésor de -2.435,6 milliards DA (-11,4% du PIB).

Quant aux principales dispositions législatives contenues dans le texte, il s'agit de mesures incitatives fiscales au profit des start-up, et de la création de 4 types de zones industrielles à travers le pays en vue d'abriter ces start-up et créer un fond pour les soutenir.

Dans l'objectif d'améliorer le climat des investissements, le texte de loi stipule l'abrogation de la règle 51/49% pour les secteurs non stratégiques, le recours "en cas de besoin et de manière sélective" au financement extérieur auprès des institutions financières internationales pour le financement des projets économiques structurels et fructueux, outre le renforcement des taxes sur la fortune et les biens.

Selon le même texte, les citoyens peuvent désormais importer des véhicules touristiques d'occasion de moins de trois ans avec moteurs à essence ou diesel dans le respect des normes environnementales, en comptant sur leurs propres moyens financiers.

En matière de protection de l'environnement, la loi de Finances exige une taxe sur l'environnement appliquée dès la souscription des contrats d'assurances avec un montant de 1.500 Da pour les véhicules touristiques et 3.000 Da pour les autres types de véhicules, la réorganisation du système fiscal imposé sur les appareils électriques à haute consommation et l'augmentation des montants des taxes sur l'environnement en fonction du principe "pollueur-payant".

Quant au renforcement de la solidarité nationale, il a été proposé l'augmentation, de 1% à 2%, de la contribution solidaire appliquée sur les importations au profit de la Caisse nationale des retraites (CNR).

L'Assemblée Populaire Nationale (APN) adopte à la majorité le Projet de Loi régissant les activités d'hydrocarbures. (APS, 14/11/2019)


ALGER - Le Projet de Loi régissant les activités d'hydrocarbures a été adopté jeudi par la majorité des membres de l'Assemblée Populaire Nationale (APN) lors d'une plénière, présidée par Slimane Chenine, Président de l'APN, en présence du ministre de l'Energie et de membres du Gouvernement.

Intervenant au terme de la séance de vote, M. Arkab a estimé que l'adoption de ce projet de loi "est un acquis important pour toute l'économie nationale, et non seulement le secteur, en ce sens qu'elle renforce le rôle de l'Etat dans la promotion de l'économie nationale et la valorisation des ressources nationales, qui contribuent aux revenus nécessaires à même de garantir la sécurité énergétique".

Cette adoption "consolide la détermination du secteur à œuvrer davantage à réunir toutes les conditions nécessaires et le climat propice à la relance de ce secteur vital et stratégique au pays", a-t-il ajouté.

Le Ministre a indiqué, en outre, que l'exploration de nouvelles réserves pétrolières et gazières était devenue une nécessité "impérieuse et urgente" pour l'Algérie, d'où la nécessité d'un cadre juridique adéquat.

Dans son rapport complémentaire relatif au projet de loi, la Commission des affaires économiques, du développement, de l'industrie, du commerce et de la planification de l'APN avait inclus des amendements de forme et de fond touchant 33 articles, adoptés, dans leur nouvelle formule par les députés.

La Commission avait recommandé d'œuvrer à la diversification de l'économie nationale en matière d'énergie à travers le développement des énergies renouvelables et des industries pétrochimiques, et la rationalisation du mode de consommation énergétique outre la rigueur dans la mise en œuvre des dispositions relatives à la protection de l'environnement.

Elle avait appelé, également, à la nécessité de réfléchir à l'élaboration d'une loi-cadre de la transition énergétique et la redynamisation du Conseil national de l'Energie.

Le Projet de Loi régissant les activités d'hydrocarbures adopté après une semaine de débat vise l'augmentation des capacités de production et la préservation du niveau des exportations, notamment pour le gaz naturel, en adéquation avec les prévisions économiques du pays à long terme, à l'effet de garantir le financement de l'économie nationale et de satisfaire la demande locale croissante sur l'énergie.

Il a s'agit aussi de contribuer au renforcement de la sécurité énergétique au plan international en consacrant des volumes additionnels à l'exportation, dans le cadre du respect des contrats de livraison et des engagements de l'Algérie vis-à-vis des partenaires étrangers, outre la prospection de nouveaux marchés.

Dans sa nouvelle mouture, le texte de loi tend à adapter l'activité de la Sonatrach aux données du marché mondial du pétrole et à la féroce concurrence imposée par les grands producteurs.

L'exposé des motifs avait porté sur la préservation de la souveraineté nationale à travers les mécanismes adoptés en matière de contrats, qui sont conclus à l'issue d'un appel à concurrence par ALNAFT.

Ce texte régit en outre le mode de conclusion de contrats, soit dans le cadre des contrats de concession pour une durée de 30 ans, attribuée exclusivement à la Sonatrach ou dans le cadre des trois formes contractuelles, à savoir le contrat-partage de production, le contrat de service à risque et le contrat de participation.

En cas de non-respect des engagements, d'infraction aux règles juridiques ou d'atteinte à l'environnement, il est prévu des sanctions allant de l'amende financière au retrait de l'autorisation et même la résiliation du contrat.

Par ailleurs, le texte de loi astreint les opérateurs désirant investir dans ce domaine d'utiliser de leurs propres fonds sans recourir aux banques pour des crédits.

Il stipule, également, d'octroyer la priorité à l'entreprise nationale en matière de sous-traitance et de recrutement des cadres algériens sur les sites d'activité.